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Lundi, le 12 juin 2017
Nice, le gâteau 100 fois bon et la Servante écarlate
En ce moment passe The Handmaid’s Tale, une série télévisée diffusée sur la plateforme de VOD Hulu. J’avais eu l’occasion de voir précédemment La Servante écarlate, le film de Volker Schlöndorff sorti en 1990, mais pas de lire le roman de la Canadienne Margaret Atwood dont le film et la série sont inspirés.
L’univers dystopique est plutôt bien rendu. Il faut dire que, dans la réalité, la montée sournoise du populisme dans le monde politique n’est malheureusement plus aussi invraisemblable qu’elle pouvait l’être dans la fiction, en témoigne le passage des présidents Obama à Trump aux États-Unis (cf. la critique de PILOTE, la chronique série).
Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de croiser Margaret Atwood. C’était à Nice, lors du colloque « La science-fiction dans l’histoire, l’histoire dans la science-fiction » co-organisé par l’ami Ugo Bellagamba, en 2005. Margaret Atwood était venue y parler de sa vie et des liens avec la science-fiction.
Lors de cette rencontre, j’étais venu y présenter un article que j’avais écrit avec le compère Jean-Jacques Girardot sur « le Steampunk : une machine littéraire à recycler le passé ». Nous avions conclu notre propos ainsi :
Notre article débutait par une liste, se voulant impressionnante, d’ingrédients, dont la seule accumulation laissait présager du pire. Mais le steampunk n’est pas le Gâteau cent fois bon (Jindra Capek, Le Gâteau cent fois bon, Flammarion, Paris, 1986), il se bonifie avec chaque nouveau condiment, mais aussi avec chaque nouvelle façon de l’accommoder, et se décline aujourd’hui en plus d’un parfum (...).
Le Gâteau 100 fois bon
La référence au Gâteau cent fois bon, un livre pour enfants dont la trame se résume à l’idée que si l’on réalise un gâteau pour des amis, il sera 100 fois meilleur si l’on mélange 100 bons ingrédients, avait échappé à la plupart des auteurs et universitaires présents à ce colloque, dont Margaret Atwood. Je me rappelle ainsi qu’au moment du dîner de gala, j’avais dû raconter à l’assemblée cette histoire, et que cela avait fini par un véritable sketch quand mes paroles étaient simultanément traduites en anglais par Daniel Tron pour l’autrice canadienne.
Voilà pourquoi, dans mon esprit tordu, quand je regarde un épisode de The Handmaid’s Tale, même au moment d’une scène particulièrement dramatique, je ne peux m’empêcher de repenser au rire de Margaret Atwood lorsque j’avais donné la recette de ce gâteau concocté par des animaux. En effet, les pâtissiers amateurs de l’histoire, imaginant qu’en mélangeant ce que chacun préférait (l’os du chien, le ver de terre de la poule, l’herbe tendre de la vache, la carotte du lapin...), ils auraient dû obtenir un gâteau merveilleux... Bien entendu, le résultat culinaire avait déçu leurs attentes car leur mixture s’était avérée immangeable.
La morale de cette histoire ? Je ne sais pas. Tout dépend si on l’applique aux domaines de l’humour, de la cuisine, ou à la politique...


Mercredi, le 23 septembre 2015
La licorne et l’arc-en-ciel
Je sais, je sais. Jamais ne j’aurais imaginé mettre un titre aussi kawaii sur ce blogue.
Mais force est de constater que, tout à l’heure, ma fille a remarqué qu’un arc-en-ciel était apparu à côté de la plus grande tour de Lyon.
Et que, par une bizarre association, avec son mât métallique, la tour Incity me faisait un peu penser à une licorne.
Oui, mais à une licorne gigantesque qui serait passée par une presse à épave automobile.
La licorne et l’arc-en-ciel




Jeudi, le 5 janvier 2012
2012 : année du novlangue
Recevez mes meilleurs vœux en cette nouvelle année !
Il faut se le dire, 2012 sera placée sous le signe du « novlangue » (ou le Newspeak du 1984 de George Orwell).

social, iale, iaux adj.
[1557; « agréable aux autres » 1506; « associé » 1352; lat. socialis « sociable, relatif aux alliés », de socius « compagnon »]
(...)
Spécialt Qui concerne les conditions matérielles des travailleurs (généralement en vue de leur amélioration). Lois, mesures sociales. Avantages sociaux. Législation sociale. Politique sociale, concernant la situation matérielle de certains groupes sociaux particuliers (notamment pour corriger les disparités). Mesures de politique sociale en faveur des plus défavorisés.

Le Petit Robert, 2001.


L’adjectif « social » vient ainsi de prendre une nouvelle acception grâce à la finesse des grands qui nous gouvernent : après les « plans sociaux » (euphémisme pour désigner les licenciements collectifs), voici la « TVA sociale » (qui devrait se traduire par des taxes sur la consommation pesant identiquement sur la consommation des ménages pauvres ou riches).
Le terme « social » avait déjà été dénaturé à partir des années 1920 avec le « national-socialisme » de sinistre mémoire. (Tiens, j’ai atteint le point Godwin tout seul !)
À travers ses jeux sur la langue, on est en droit de se demander si, en cette année électorale, le gouvernement de droite ne serait pas en train de travestir la signification originellement généreuse de l’adjectif « social » pour pervertir notre représentation du socialisme...

Il suffit d’ajouter « militaire » à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n’est pas la justice, la musique militaire n’est pas la musique.

Georges Clemenceau





Mardi, le 12 octobre 2010
Choisir, c’est...
En parcourant le document de travail rédigé par un collègue, je suis tombé sur la phrase : « Choisir, c’est renoncer ».
J’ai fait remarquer à mon collègue qu’il s’agissait d’un cliché (même s’il s’agit plutôt de l’adaptation libre d’une citation d’André Gide), ce qu’il n’a pas très bien pris car cette notion reprenait avec justesse les idées qu’il souhaitait introduire. En guise de provocation et de démonstration par l’absurde, il a ainsi dit que « tout » pouvait être « renoncer », comme le fait d’avoir une érection.
C’est alors que j’ai poursuivi son idée, détruisant son argumentation dans un grand éclat de rire mutuel : « bander, c’est renoncer... à pouvoir pisser avant cinq minutes ».


Vendredi, le 27 août 2010
Si loin, si proche...
Cherchez l’erreur :
Un espace Rhône-Alpes et une galerie d’Art inuit à Montréal
Dans le Vieux-Montréal, à côté d’une galerie d’Art inuit se trouve un « espace Rhône-Alpes »...


Jeudi, le 12 août 2010
Y a-t-il un plongeur dans l’avion ?
Lorsqu’un plongeur sous-marin prend l’avion, la lecture qu’il risque de faire des consignes de sécurité peut s’avérer être très personnelle...

il faut attacher sa ceinture
La ceinture de plomb s’ajuste très simplement et doit pouvoir s’enlever tout aussi facilement en cas de remontée rapide.

il faut utiliser un détendeur
Afin de pouvoir respirer sous l’eau, il faut employer un détendeur. Cela est valable pour les grands comme pour les petits.

il faut utiliser un gilet stabilisateur
Pour assurer sa stabilisation sous l’eau, il est important d’employer une stab, appelée aussi « gilet de stabilisation ». Il est bien entendu préférable de s’équiper de la stab avant de se mettre à l’eau.

approche d’une épave
En cas de plongée sur une épave (comme celle de l’avion présentée ci-dessus), les différentes palanquées aborderont le site d’observation en suivant les règles précisées par le guide connaissant le terrain.


Jeudi, le 15 juillet 2010
Ma garden party en Afrique
En ces temps étonnants où le Président renonce à sa fête estivale privée dans les jardins de l’Élysée pour que l’on pense moins à certains scandales, je me rappelle de la curieuse garden party à laquelle j’avais participé, il y a une quinzaine d’années...
Pendant mes études, j’ai eu l’occasion de faire un stage de quelques mois en Belgique, en banlieue de Liège. Pendant cette période, j’ai beaucoup sympathisé avec les autres étudiants étrangers — non pas mes concitoyens, qui donnaient une déplorable image de la France aux Belges — mais des pays essentiellement africains, d’anciennes colonies belges ou françaises. Là-bas, je m’étais lié d’amitié avec Karim, un Belgo-Tunisien qui passait son temps entre Liège où se déroulaient ses études, Louvain où il passait quelques week-ends auprès de sa tante flamande, et la Tunisie où il retrouvait ses parents durant les vacances. Un an après mon stage, Karim était venu visiter l’Alsace et, l’année suivante, c’est moi qui suis allé le voir à Tunis, pendant le mois de juillet.
Cette année-là, je n’avais pas fêté le 14 juillet mais... le 21. Je me suis en effet retrouvé parmi le gratin des Belges vivant en Tunisie, intrus présenté comme un « Belge de Strasbourg » par le facétieux père de Karim. Après avoir écouté la Brabançonne (que je n’avais jamais entendue auparavant) et un discours en français et en flamand de Son Excellence, nous nous sommes restaurés de petits fours et de cochonnaille (car il était bien difficile d’en trouver dans ce pays très majoritairement musulman). Les potins allaient bon train, aidés en cela par la bière qui coulait à flot dans la chaleur magrébine. Cet été, c’était de la Jupiler qui était servie et j’avais alors appris que, d’une année à l’autre, il y avait de soit de la bière wallonne (la brasserie de Jupille-sur-Meuse se trouvant en banlieue de Liège) soit de la Stella Artois, une bière brassée à Louvain.
Eh oui, même pour cela, dans le royame d’outre-Quiévrain, il fallait trouver de quoi ne froisser aucune susceptibilité...


Vendredi, le 14 mai 2010
Mad Men
Je n’en ai jamais vu un seul épisode, mais voilà à peu près de quoi j’aurais l’air en personnage de Mad men, cette série se déroulant dans les États-Unis des années 1960 :
Fabrice Méreste, dans Mad Men



Jeudi, le 25 mars 2010
Nombre d’Erdös
En ce moment, je suis en phase de rédaction d’un article scientifique, d’où cette absence de nouvelles régulières sur ce blogue.
Je travaille notamment sur la fouille de réseaux sociaux, et en particulier sur les réseaux de publications scientifiques. Dans le domaine des publications réalisées avec d’autres chercheurs, il y a un concept intéressant : celui du « nombre d’Erdös ». Le principe est le suivant : le nombre d’Erdös du (prolifique !) mathématicien Paul Erdös est de zéro, il est de 1 pour quelqu’un qui a publié un article avec lui, de deux pour quelqu’un qui a publié avec un co-auteur d’Erdös (mais pas avec Erdös lui-même), etc., et quelqu’un n’ayant pas écrit et co-signé d’article scientifique avec quelqu’un ayant co-signé avec un co-auteur d’un co-auteur (et ainsi de suite) d’Erdös ayant par définition un nombre d’Erdös infini.
J’ai trouvé que, sous mon véritable patronyme, mon nombre d’Erdös n’est pour l’instant que de 5, ce qui n’est pas si mal pour quelqu’un qui n’est pas un mathématicien... Par contre, au hasard des requêtes sur un moteur de recherches, j’ai été assez surpris de découvrir que notre Président — qui pourtant n’a rien d’un scientifique — avait un nombre d’Erdös de 1 seulement ! Vérification faite, il ne s’agissait là que d’un amusant malentendu.


Lundi, le 15 février 2010
Des souvenirs qui démangent
L’autre jour, en mettant des chaussettes de sport (propres, hein), j’ai ressenti des démangeaisons bizarres au niveau des pieds.
Après avoir ôté ces chaussettes, je me suis rendu compte qu’elles étaient pleines de sable... alors qu’elles étaient pourtant passées à la machine à laver. Un sable propre, donc, mais qui était resté sournoisement planqué depuis mon séjour en Tunisie et ma peu glorieuse tentative de natation dans une mer démontée... mais bon, ami lecteur, comprends-moi, j’avais emporté combinaison de plongée et palmes, et je n’ai vu l’indication « baignade interdite » qu’en sortant de l’eau, très rapidement, et je n’avais pas pris le temps de me sécher ou de me débarrasser du sable avant de me rhabiller, d’où le pourquoi du comment.
Rien que d’y penser, j’en ai encore les orteils qui me grattent...


Samedi, le 6 février 2010
Trop rebelle dans sa tête
Depuis que je chausse des simili-Doc Martens, je n’arrête pas de siffloter l’air d’Anarchy In The UK des SP.
Il y a un rapport ?


Mardi, le 26 janvier 2010
Les voyages forment la jeunesse y disent...
« ...j’te dis pas dans quel état ça met les valises. » (Coluche, Les vacances, 1979).

À mon arrivée en Tunisie, la mer est dans tous ses états...
la mer... dans tous ses états

Et ma valise aussi :
ma valise... ou ce qu’il en reste

ma valise... ou ce qu’il en reste

ma valise... ou ce qu’il en reste

ma valise... ou ce qu’il en reste


Jeudi, le 13 août 2009
Journée évianaise
Excursion bien agréable, hier, à Évian-les-Bains avec des amis.
Ravissante petite bourgade en bord du lac Léman, en face de Lausanne, la ville accueillait l’exposition Rodin et les Arts décoratifs dans le cadre de son Palais Lumière. Superbe exposition, grand moment d’émotion, et quelques souvenirs un peu nostalgiques aussi : j’ai toujours été un grand admirateur du travail de l’auguste Auguste et, durant mon année parisienne, j’allais souvent me ressourcer auprès du jardin de l’hôtel Biron.
Après avoir entendu mes amis discuter de leurs envies communes d’acquérir un téléphone mobile « intelligent », en contemplant la sculpture de créatures mythiques, une naïade enlevée par un satyre, j’ai pensé que fantasy et nouvelles technologies pouvaient enfin de se mêler avec succès : l’invention de l’i-faune.
Plus tard, autre source d’amusement en passant à côté d’une buvette au bord du lac. Nous avons entendu la serveuse s’esclaffer après avoir pris une commande : « Une Vittel-menthe ? À Évian ! »
Un comble, en effet...



Mercredi, le 29 juillet 2009
Article supprimé
(...)


Mardi, le 15 avril 2008
Article supprimé
(...)


Vendredi, le 1er février 2008
Curiosités
Demain, 2 février 2008, ce sera la Chandeleur.
Je le sais parce qu’au resto du personnel, ce midi, il y avait des crêpes.
Sur mon agenda, il est indiqué à cette date « Présentation au Seigneur » (alors qu’il devrait plutôt y avoir d’écrit « Présentation du Seigneur », puisqu’il s’agit, dans le christianisme, de commémorer la présentation de Jésus au temple).
Et en-dessous, la curieuse suite de chiffres répétés : 33-333.
Ben oui, cette année étant bissextile, il y aura 366 jours, et demain nous serons le 33e jour de l’année (40 jours après Noël), il en restera encore 333 avant l’année prochaine.
Il n’empêche, tant de curiosités notables pour un seul jour, c’était tout à fait... euh... curieux.


Dimanche, le 6 janvier 2008
Qui veut voyager loin...
...ménage sa voiture.
Si je fais le calcul, j’ai autant roulé durant l’année 2008, au soir du premier janvier, que durant les deux années 2006 et 2007 réunies. Oui, c’est clair, je ne conduis pour ainsi dire plus : je suis un citadin adepte des transports en commun, du train et occasionnellement de l’avion (tant que les tunnels sous la mer Méditerranée ou l’océan Atlantique ne seront pas construits).
D’ailleurs, ce 1er janvier que j’avais passé auprès de mes parents (pour lesquels j’avais servi de chauffeur), oncles, tantes et cousins, nous avons beaucoup parlé des nouvelles lois (ainsi, même une tante, invétérée fumeuse jusqu’alors, avait décidé de laisser tomber la sucette à cancer tant il y avait de contraintes à essayer d’en griller une), des radars et du permis à points. À un moment, j’avais fait remarquer la curieuse évolution des choses : « Lorsque nous étions petits, nous recevions des bons points, et quand nous avions assez de bons points, nous obtenions une image. Aujourd’hui, avec les radars, l’image, nous l’obtenons tout de suite, et après on nous retire nos bons points du permis. »


Jeudi, le 27 décembre 2007
Les gens sont méchants (f**k 2007!)
Cette année s’achève et il est de coutume de procéder à des bilans.
Que dire de 2007 si ce n’est que – décidément ! – je ne comprends vraiment rien aux gens.
Par exemple, en ce moment, il est de bon ton de se moquer du président de tous les Français (main sur le cœur) et de sa nouvelle conquête. Comment peut-on faire preuve de tant de méchanceté envers celui qui les (qui nous ?!) représente si bien, ce grand homme qui incarne avec un tel brio leurs valeurs, les aspirations d’une France en marche (vers où ?), un pays qui se lève tôt afin de travailler plus pour gagner... ce qu’il peut pour le perdre, une belle nation d’aspirants à la propriété, des citoyens qui ne vivent que pour le « paraître »... ?
Non, je ne comprends pas.
Notre Président (re-main sur le cœur) devrait pourtant être admiré pour sa préoccupation du plus grand problème d’aujourd’hui et de demain : l’écologie de la planète et l’une des solutions, le recyclage.
Quoi de plus noble alors que de voir notre Président (main sur le portefeuille) donner de sa personne en s’occupant d’une ex-top-modèle (tiens, comme Cécilia) (oui, un ancien mannequin : toujours cet admirable souci du paraître) qui s’était déjà recyclée avec plus ou moins de bonheur dans la variété pour faire d’elle la Première Dame de France ? D’ailleurs, le choix de l’Égypte et de ses sites touristiques comme lune de miel prénuptiale n’est-il pas un beau symbole ? En effet, devant toutes ces pierres monumentales et ces momies, nos arrivistesmoureux ne sont-ils pas en train de s’échanger les plus belles des promesses de notre temps ?
Elle : « Nico, ne m’en veux pas, mais je te plaquerai quand tu ne seras plus pharaon. »
Lui : « Ouais, je sais. Tout pareil quand tu ne seras plus qu’une vieille peau... »


Mercredi, le 19 décembre 2007
La journée du joueur
[Voici un texte écrit il y a quelques années et repris hier et ce matin, après avoir joué à un jeu sur un ordinateur qui n’était pas le mien (car, sur tous mes ordinateurs, personnels et professionnels, j’ai désinstallé les jeux afin de ne pas être tenté...)]

Réveil à 6 heures. Fatigué. Nuit passée devant l’ordinateur à jouer en réseau avec des adversaires américains. Quelques parties perdues mais beaucoup d’autres gagnées. Je commence à être un pro de ce wargame.

Petit déjeuner avalé à la va-vite, je me suis brûlé avec ce foutu café, j’ai pris une douche mais me raserai plus tard.

En avance sur l’horaire, j’ai allumé la console pour faire une partie de Tetris, vite fait. Problème : je suis le champion de la région Rhône-Alpes de ce jeu, et deux fois vice-champion de France. Alors la partie dure, c’est pas ma faute, et je suis parti en retard.

Pas trop grave. Le boss est en déplacement et mon collègue de bureau en RTT.

Une pile de dossiers à traiter dans la corbeille « urgent ». Mais pas tant de dossiers que ça, après tout ; j’ai bien le temps de faire une ou deux parties de Solitaire.

Une sonnerie. La messagerie électronique. Un copain m’annonce par e-mail qu’il a établi un nouveau record au Démineur. Mince alors ! J’ai fait une partie, juste pour voir mon niveau et ai fini la matinée avec un meilleur score que celui de mon pote. Pas le temps d’aller à la cantine, j’ai pris un sandwich et ai envoyé une réponse à mon correspondant, histoire de remettre les pendules à l’heure.

Au cours de l’après-midi, j’ai découvert un nouveau site de jeu en ligne. J’ai même dû faire une heure sup’ pour terminer ma partie.

J’ai ensuite transféré les dossiers de la pile « urgent » dans la corbeille « très urgent » et suis rentré à la maison.

Zut ! Je me suis aperçu d’un rendez-vous oublié. J’irai voir mon ludothérapeute plus tard – franchement, comme si je devais me faire soigner ! – car là, mes adversaires américains m’attendent sur le réseau...


© Fabrice Méreste, 2004–2007.




Mercredi, le 5 décembre 2007
Chapelle Sixtine
Quand je n’essaie pas de faire de nouveaux essais en origami, je décore mon plafond de guirlandes réalisées à partir d’un millier de grues du Japon.
Cela transforme de manière étonnante mon bureau, regardez plutôt :
16 guirlandes de 10 grues du Japon

Un millier de grues du Japon

Les grues, en détail

Sinon, pourquoi « Sixtine » ?
En raison d’un vilain jeu de mots : il n’y a pour l’instant que seize (sixteen) guirlandes de 10 grues accrochées, soit 16 % du millier qui s’y trouvera dans quelques jours...


Vendredi, le 9 novembre 2007
Radiations nocives
En entrant dans une salle de travaux pratiques remplie d’ordinateurs, une affiche indique : « Merci d’éteindre vos portables avant d’entrer dans les salles informatiques. Ceux-ci causent des dommages aux processeurs. »
Un plaisantin a transformé le « c » de « processeur » en « f », indiquant de façon judicieuse que les enseignants sont aussi sensibles aux radiations...


Jeudi, le 4 octobre 2007
Ps-zique-analyse
Tiens, un questionnaire amusant ! Ça faisait longtemps. J’ai fait le petit test que l’on retrouve un peu partout sur la blogosphère et qui se présente comme suit :

1. Allumez votre player de zique sans sélection au préalable et pressez le mode "aléatoire".

2. Appuyez sur "suivant" à chaque nouvelle question.

3. Utilisez le titre du morceau apparaissant comme réponse à la question, même si cela n’a pas de sens. PAS DE TRICHE !

4. Commentez ces réponses pour expliquer comment elles se relient à vos questions.


Allez, c’est parti !

Q1. Comment vous sentez vous aujourd’hui ?
ThoughtEz3kiel (Barb4ry)
Pensée... Eh bien, je pense, donc de suis. En résumé, je me sens vivant.

Q2. Irez-vous loin dans la vie ?
(We Want) the Same ThingBelinda Carlisle (Heaven on Earth)

We dream the same dream
We want the same thing...

Irais-je loin dans la vie ? Sans doute ! En tout cas, mes rêves ne sont pas moindres que ceux des autres.

Q3. Comment vos amis vous voient ?
Pon de ReplayRihanna (Music of the Sun)
Come Mr. DJ song pon de replay
Come Mr. DJ won’t you turn the music up

Non, sérieusement, j’ai ça sur mon baladeur MP3 ?
Mouais, ça m’étonnerait quand même un peu que mes amis me prennent pour un DJ. Néanmoins, je ne comprends rien à ce que chante la ravissante Rihanna (pon de replay, kesako ?), donc je dirais que je suis quelqu’un d’incompris, même de mes amis...

Q4. Vous marierez-vous ?
Dis-moi c’est quand...Tarmac (L’Atelier)
Trop fort ! c’est exactement ça : tout le monde se pose la question, moi le premier, d’autant que mon frère – qui est mon cadet de 9 ans – passe devant monsieur le maire ce samedi.

Q5. Quel est le thème musical de votre meilleur ami ?
SantianoHugues Aufray (Le Meilleur de)
Bon, ça s’applique sans doute à Rémi, mon ami chanteur d’opéra, toujours sur les routes pour un spectacle ou une audition.

Q6. Quelle est l’histoire de votre vie ?
BlueSmashing Pumpkins (Pisces Iscariot)
Hey blue, all your love is strange
Come out with all those crazy names
So true when you lie
For you, blue

Ouais, en résumé : j’aime la couleur bleu, j’ai plusieurs noms (fous) et j’aime la littérature de l’imaginaire (car j’écris de la « fiction », et par définition la fiction est un mensonge, ce qui ne m’empêche pas de dire à travers mes textes de vraies choses).

Q7. Comment sont les études supérieures ?
Sunday (The Day Before my Birthday)Moby (18)
Dingue, c’est exactement ça ! J’étais étudiant jusqu’à mon 30e anniversaire, jour de ma soutenance de thèse (officialisant la fin de mes études), et ceci avait lieu un lundi (voir le rappel des événements ici).

Q8. Comment prenez vous de l’avant dans la vie ?
Weapon of ChoiceFatboy Slim (Halfway Between The Gutter and the Stars)
J’emploierais des armes de choix pour faire sauter les obstacles se présentant dans ma vie ? Mmmm... À méditer.

Q9. Quel est la meilleure chose au sujet de vos amis ?
Laisse bétonRidan (Le Rêve ou la Vie)
À l’ombre de tous ces drames
j’aime le silence au vacarme (au vacarme)
Je mènerai la danse dans du sable (dans du sable)
Rien à foutre c’est agréable

En me disant
C’est pas ma vie c’est pas mon rêve
Laisse béton
C’est pas ma guerre c’est pas ma trêve
Laisse béton
C’est pas ma vie c’est pas mon rêve
Laisse béton
C’est pas ma guerre c’est pas ma trêve
Laisse béton

Euh, la meilleure chose au sujet de mes amis serait qu’ils me laissent tomber ? Là, j’ai du mal à interpréter...

Q10. Qu’il y a-t’il en magasin ce week-end ?
ManhattanLouise Attaque (A Plus Tard Crocodile)
Manhattan est la circonscription de la plus dense et la plus riche de New York, et représente, avec Londres et Tokyo, l’un des trois principaux centres financiers du monde...
OK, OK, qu’importe ce que l’on trouve en magasin, il en faudrait vraiment beaucoup pour voir mon compte en banque virer au rouge.

Q11. Pour décrire vos grand-parents ?
Concrete jungleCéU (CéU)
Jungle de béton ? En même temps, ils sont hélas tous les quatre sous une pierre tombale...

Q12. Comment va votre vie ?
Objectif TerreRidan (L’Ange de Mon Démon)
Elle pleure, elle pleure, elle pleure ma planète
Elle sent qu’sa fin est proche et sa la rend folle
Dites-leurs, dites-leurs, dites-leurs qu’ils sont fous
La terre en a ras-le-bol un point c’est tout

Aujourd’hui j’ai d’la chance, j’suis encore là
J’vais pouvoir voir le ciel encore une fois
L’air pur ici aussi se fait si rare
Que même les clébards disent qu’y’en a marre...

Ouais, ce n’est pas parce que ça va plutôt bien de ma vie que je ne me soucie pas du monde qui m’entoure, et souvent plus que de moi-même...

Q13. Quelle chanson pour votre enterrement ?
À quoi bonLes Négresses Vertes (ZigZague)
À quoi bon moisir sans rêve ni cauchemar
Le grand sommeil sans escarre
Veillir, vieillir et va mûrir
Bien rongée bien ridée
La vie faut s’la farcir
À quoi bon périr, faire des vers et des poussières
Octogénaire, mon Jean-Pierre
Vieillir, vieillir, c’est ça l’avenir
Bien claqué, bien râpé
La santé, faut s’user

À quoi bon mourir si c’est la Terre qu’il faut nourrir
Nourrissons-la de plancton, elle frise l’indigestion
À quoi bon mourir si c’est l’espoir qu’il faut nourrir
Arrêtons de broyer du noir, toujours vivant, sacré veinard

Exactement ! Désolé pour ceux qui partent, et que ceux qui restent profitent de leurs vies.

Q14. Comment le monde vous voit ?
Quand je fais la choseMiossec (L’étreinte)
Mon amie, mon amour, mon amante, ma bien-aimée
Je sais bien qu’aujourd’hui je te fais pitié
Mon amour, mon amie, mon amante, ma bien-aimée
Mais qu’avons-nous fait de nos plus belles années ?

Euh, sérieusement, je fais pitié au monde ? Il me connaît mal, alors !

Q15. Aurez vous une vie heureuse ?
Already goneWilson Philips (California)
Ouais, même si il y en a plus d’une qui a quitté la mienne...

Q16. Qu’est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ?
Une bonne idéeSinclair (Au mépris du danger)
Une bonne idée est une bonne idée
Même si elle naît de l’imbécillité
Une bonne idée est une bonne idée
Même si elle ne fait pas l’unanimité

Ce n’est pas faux : je suis quelqu’un d’atypique, mais cela ne m’empêche pas d’avoir de bonnes idées et d’être dans le vrai, parfois seul contre tous...

Q17. Est-ce que certains ont secrêtement envie de vous ?
24Jem (Finally Woken)
In 24 hours they’ll be
laying flowers
on my life, it’s over tonight
I’m not messing no I
need your blessing
and your promise to live free
please do it for me

C’est un peu mystérieux, mais on va dire que oui.

Q18. Comment puis-je me rendre heureux ?
Talking ’bout My BabyFatboy Slim (Halfway Between the Gutter and the Stars)
Parler de mon amoureuse ? Ben tiens, je l’aurais parié. Reste plus qu’à la trouver...

Q19. Que devrais-je faire de ma vie ?
Rosie DarkoMichael Andrews (Donnie Darko Soundtracks)

Ouais, alors pour réussir à interpréter ça, la musique étrange donnant une ambiance si particulière à l’œuvre de Richard Kelly... Dans ce film culte, Donnie (le héros) doit accomplir une mission (assurer la fermeture de l’Univers Tangent) et reçoit, pour réaliser cette tâche, certains pouvoirs surnaturels. J’ai p’t’êt’ aussi une mission de ce genre à réaliser dans ma vie. Ou pas.

Q20. Aurez vous des enfants ?
Nobody Owns MeBelinda Carlisle (Heaven on Earth)
Nobody owns me, nobody can make me do what I don’t want to do... Nobody owns me, nobody but you...
Peut-être aurais-je des enfants, mais seulement quand je le voudrais, et avec la personne que je voudrais.

Q21. Un strip-tease sur quelle chanson ?
Velvet Blues III – Avril (This horse must be starving)
Ouais ! Trop space et super sensuelle, comme musique. Idéale pour cela. Ne reste plus qu’à trouver la demoiselle qui acceptera de se prêter à ce jeu pour moi...

Q22. Si un homme dans un van vous offre un bonbon, vous faites quoi ?
Sur mes lèvresTarmac (Notre époque)
Méééeuuh ! Non, je ne suis pas du genre à accepter n’importe quoi de la part d’inconnus !

Q23. Que pense votre mère de vous ?
Ring RingMika (Life in Cartoon Motion)
Ma mère ? Tant qu’elle peut me parler au téléphone, tout va bien...

Q24. Quel est votre profond et sombre secret ?
Ça m’aurait pluLouise Attaque (A Plus Tard Crocodile)
M’allonger près d’une belle comme on n’en fait plus
Trois fois rien aux quatre coins du monde
Embrasser la voisine sans être vu
Trois fois rien aux quatre coins du monde
Annoncer échec et mat à un trou du cul
Trois fois rien aux quatre coins du monde
Ça, ça m’aurait plu...

Ben ouais, rien de bien violent : je n’suis pas un méchant.

Q25. Quel est le thème musical de votre ennemi mortel ?
Une exceptionLa Grande Sophie (Le Porte bonheur)
La pire des choses qui pourrait nous arriver à tout moment
le ciel propose de passer l’arme à gauche il faudra bien un premier
Toi ou moi pour l’instant personne ne sait
Je voudrais... partir que si tu restes avec moi

Un ennemi mortel ? Ouais, il y a peut-être finalement quelqu’un ou quelqu’une sur Terre qui m’en veut et qui souhaite m’emporter avec lui ou elle en Enfer...

Q26. Votre personnalité ressemble à quoi ?
Suddenly I SeeKT Tunstall (Eye to the telescope)

Suddenly I see (Suddenly I see)
This is what I wanna be
Suddenly I see (Suddenly I see)
Why the hell it means so much to me

Ma personnalité ? Un jour, j’ai (soudainement) compris ce que je voulais être... et peu à peu je deviens vraiment moi.

Q27. Quelle chanson pour votre mariage ?
Release MeWilson Phillips (Wilson Phillips)

Peux-tu me délivrer ?
Bizarre, pour un événement qui officialise justement l’attachement entre deux êtres... Never mind.


Mercredi, le 3 octobre 2007
Dessin, sculpture et mauvais jeu de mots
Reprise de l’atelier d’arts plastiques, hier soir. Les habitués, quelques nouveaux, discussions sur les projets à venir, le matériel à acheter, les techniques qui seront étudiées ; de fait, je suis un des rares à réellement travailler.
Je présente à Laurent – l’artiste qui anime l’atelier – l’ambigramme que j’ai dessiné à partir de son nom (voir ici), dessin qui a l’heur de lui plaire et de l’intriguer. Il a envie d’essayer d’en faire un avec son seul prénom. Je lui montre aussi l’ambigramme de mon pseudo sous style « tribal » (voir ) et lui fait savoir que je compte l’adapter pour me le faire tatouer. (À ce propos, j’ai vu mon médecin, il n’y a a priori aucune contre-indication pour un tatouage, à part quelques rares allergies recensées, l’essentiel étant de ne pas faire de tatouages temporaires, surtout en noir, ce qui ne sera pas le cas). Laurent me déconseille d’employer un tel motif, ou du moins de davantage le travailler (il ne faut pas oublier qu’il a là un caractère définitif !) ; le tatouage devant avoir un squelette avec une structure plus précise que les petits « bidules » que j’ai dessinés un peu partout, lors de mes premiers pas dans ce mode graphique. Pas faux. L’ami Laurent est toujours de bon conseil...
Allez, au travail ! Avec ma massette et un ciseau, ainsi qu’une grosse lime, je dégrossis la pierre pour transformer le bloc de stéatite en un majestueux voilier. Puis je ponce l’élément qui deviendra la voile et passe la pierre polie sous l’eau afin de révéler la couleur que l’on retrouvera une fois la pièce terminée.
Laurent : « Ah oui, c’est un très joli vert veiné... »
Et moi, de répondre : « Tu veux dire... comme la tisane ? »


Vendredi, le 7 septembre 2007
Recherches insolites
Voici un petit échantillon des dernières requêtes lancées sur des moteurs de recherche qui ont permis à des internautes d’accéder à mon site :
  • le nom d’un copain auteur (que je ne citerai pas) associé aux mots « photo » ou « célibataire »... ben non, désolé pour l’admiratrice (ou l’admirateur ?), le copain en question est marié et bien marié et pas près de s’intéresser à quelqu’un d’autre que sa charmante épouse ;
  • logiciel d’ambigrammes : j’aimerai bien en connaître un, mais j’avoue ne pas avoir trouvé de tel outil ;
  • examen corrige sur intelligence artificielle : là non plus, rien sur ce blogue, vous trouverez plutôt des informations de ce genre sur ma page professionnelle d’enseignant-chercheur ;
  • résumé jeu de société david lodge : non, vous ne trouverez pas ça ici, mais c’est un bon bouquin (lisez-le et ne vous contentez pas du résumé !) ;
  • théorie de l’oignon dans shrek : euh... je ne me rappelle plus trop, mais en gros « les ogres, c’est comme les oignons... ça a plusieurs couches » ;
  • mercurochrome antiseptique incolore pour piercing : voir ici au sujet du mercurochrome mais rien de spécifique sur les piercings ;
  • photo igor et grishka : prenez une photo d’un des deux sur Google Images, si elle date un peu, étirez-la pour la partie du visage située sous la bouche de l’un ou l’autre, copiez la modification sur le second, et voilà ;
  • comment obtenir 100 etes-vous un connard prétentieux : voir le test ici, mais si vous souhaitez vous vanter d’un tel score, vous avez peut-être des chances de l’obtenir naturellement sans tricher ;
  • car bateau chapeau nid dinosaure rouge trou casserole : mon Dieu ! mais que recherchais cet internaute avec de tels mots clés ? et dire qu’il s’est retrouvé ici... ;
  • des recherches orientées en dessous de la ceinture, souvent étonnantes :
    • "jeux de roles" sexuel agilité
    • clip recit baise dans des endroits insolite
    • recit "love trivia"
  • magie blanche recettes pour attirer argent : ben ouais, un autre centre d’intérêt humain, quand ce n’est pas le sexe...



Samedi, le 28 juillet 2007
À haute voix
Entendu à l’instant aux infos à la radio : "Le foot reprend ses droits"...
Bon, vous ne comprenez pas pourquoi j’ai été surpris (mais pas trop choqué, hein, ça va !) lorsque je suis tombé sur cette phrase du journaliste sérieux de France Info ?
Alors prononcez-la à voix haute, cette phrase, en détachant légèrement chaque syllabe...


Vendredi, le 11 mai 2007
La blaguounette de fin de semaine
Voici une histoire drôle que racontait mon prof de philosophie de l’esprit et qui m’est revenue, comme ça, en lisant Perronik l’idot, roman écrit par l’ami Markus :

Dans un coin perdu de la campagne irlandaise, un brave homme se promène et rencontre une vieille dame courbée sous le poids du bois sec qu’elle ramène de la forêt.

"Holà, ma bonne dame", lui dit-il, "voilà qui est bien trop lourd pour vous ! Allez, libérez-vous votre fardeau, je vais le porter jusqu’à chez vous..."

La mamie le remercie vivement et lui passe son fagot. Le chemin est long et pénible, mais notre brave gars ne se plaint pas malgré la peine. A un moment, il traverse à gué un cours d’eau mais la vieille dame s’arrête devant celui-ci.

"Oh, jeune homme, la planche qui sert de pont a encore été emportée ! Jamais je ne pourrais rejoindre l’autre rive. Si je mets les pieds dans la rivière, le courant va emporter mes sabots et jupons..."

Notre bonhomme, compréhensif, pose le bois au sec, retraverse le gros ruisseau pour rejoindre l’autre rive, maintient la vieille dame sur son dos d’une main et prend les sabots de l’autre, et traverse à nouveau la rivière. Il la dépose ensuite au sol, la grand-mère peut chausser ses sabots, il se charge du bois, et ils poursuivent leur route jusqu’à une chaumière.

A peine arrivés, voilà que la vieille dame se transforme en fée !

"Tu es un homme bon", lui dit-elle. "Pour m’avoir aidé à franchir la rivière et pour avoir transporté mon bois, je t’accorde deux voeux. Que désires-tu ?"

L’homme réfléchit mais ne sait pas trop quoi répondre.

"Que veux-tu ?" redemande la fée.

"Euh, j’ai soif..."

Aussitôt, la fée fait apparaître une chope de bière remplie d’une excellente guiness. Notre homme met le breuvage à la bouche, s’apprête à la vider d’un trait comme il en a l’habitude, mais le niveau de celle-ci ne bouge pas...

"Tu as droit à un deuxième voeu", lui rappelle la fée. "Que désires-tu ?"

Notre homme, comprenant que la chope est magique et qu’elle ne se videra jamais de son précieux nectar, s’exclame aussitôt : "Oh, mais cette chope est fantastique. J’en veux une deuxième comme ça !"




Jeudi, le 3 mai 2007
Le chasseur solitaire
Dernier texte écrit pendant cet atelier d’écriture, dimanche après-midi, lors de mon week-end dans un château. Ici, après avoir entendu des conteuses raconter plusieurs légendes médiévales et merveilleuses, il a fallu s’emparer d’une histoire (ou d’une bribe d’histoire) pour la réécrire, la modifier, l’adapter, la transposer, en changer la fin ou faire un mix.

Loin, loin, très loin dans la taïga, vivait le rude Tchoubitchek.

Au tir à l’arc, nul n’était aussi précis que Tchoubitchek. Nul ne parvenait à manier de lance aussi agilement que lui. Nul n’était plus rusé que lui dans la confection des pièges. Nul n’était assez patient pour pister une proie.

Tchoubitchek, cependant, ne voyant jamais ou presque ses semblables, n’avait aucune conscience de sa valeur de champion. Ses journées, il les passait sur les traces des animaux. Parfois, il quittait la grotte qu’il avait grossièrement aménagé pendant plus d’une lune et ne rentrait chez lui que lorsque les chiens peinaient à tirer son traîneau. Alors, à l’abri du vent et de la neige, il s’occupait des peaux, faisait fumer les viandes et réparait ses armes avant de partir pour une nouvelle traque.

À la fin de la saison, Tchoubitchek cachait l’entrée de sa grotte avec des branchages, il attachait solidement toutes les fourrures à son traîneau et conduisait ses chiens au-delà de la rivière Olguidakh jusqu’au village de Samarka. Là-bas, il troquait sa cargaison contre de la corde, des pointes de flèches et des lances mais dédaignait les vêtements tissés qu’on lui proposait car il préférait ses inélégants mais pratiques habits de cuir et de peau. Il emportait aussi à chaque fois des petits tonneaux de cette curieuse eau qui piquait la gorge mais qui lui tenait chaud les nuits glacées lorsque le froid parvenait à percer ses couvertures.

La dernière fois qu’il était venu au village, il s’était rendu compte que la petite Zina avait encore grandi. De fillette espiègle, elle était devenue une adolescente admirative du chasseur qu’il était. Les peaux témoignaient sans conteste des fabuleux combats livrés par Tchoubitchek contre l’ours, le féroce loup ou le cerf aux bois pareils à de multiples lances. Tchoubitchek ne parlait pas de ses chasses, il n’aurait pu se douter de l’intérêt que son travail pouvait susciter, et cette modestie non feinte ne faisait que renforcer la légende du chasseur.

Oh, Tchoubitchek avait bien vu les regards et les sourires de Zina… mais, plus familier de la compagnie des animaux que des hommes, il ne comprenait pas bien leur langage, et encore moins leurs signes et non-dits.

Oumak, le chef du village, avait quant à lui bien remarqué le manège de Zina. Il ordonna à sa fille que, lorsque Tchoubitchek arriverait de nouveau à Samarka pour effectuer son habituelle transaction, elle ne devrait plus sortir de la grand’tente.

L’adolescente était à présent devenue une presque-femme. La frustration d’avoir été consignée et la transgression de l’interdit, ajoutés à son désir d’aventure, ne faisait que rendre Tchoubitchek encore plus fascinant. Pour Zina, il n’y avait aucun doute : Tchoubitchek était l’homme qu’il lui fallait pour mari.

Quand Oumak aperçut au loin le traîneau de Tchoubitchek, il fit signe à sa fille de l’obéir. Zina, malgré ses réticences, rentra dans la tente du chef du village et s’y trouva toute seule : sa mère, les autres compagnes de son père, ses frères et sœurs se faisaient déjà une fête en imaginant les vêtements qui pourraient être confectionnés avec les nouvelles peaux.

Cette année-là, Tchoubitchek repartit déçu de son passage au village de Samarka. Il avait pourtant récupéré plusieurs tonnelets, des pointes de flèches et des lances de qualité, comme à son habitude, mais quelque chose n’allait pas. Il n’aurait pas pu décrire ses sentiments, il en aurait été bien incapable, mais il se sentait aussi frustré que la fois où il avait perdu la trace du grand ours brun après la cascade, une traque de plusieurs jours qui n’avait débouché sur rien.

Tchoubitchek ne comprenait pas. Lorsqu’il avait retrouvé ses chiens et son traîneau postés près de la plus grande tente de Samarka, ces derniers n’avaient cessé de grogner. D’ordinaire, ils débordaient d’affection, les enfants du village n’hésitaient pas à les caresser, pourtant cette fois ils ne pouvaient s’empêcher de japper, de gronder et ou de tourner en rond autour de leurs liens.

Décidément, rien n’allait cette année-là.

Ce ne fut que lorsque Samarka disparut après avoir été un point de plus en plus petit, ce ne fut qu’après avoir traversé le pont de la rivière Olguidakh, ce ne fut que quand le soleil se coucha sur la taïga, que Tchoubitchek s’expliqua le trouble de ses bêtes.

Une frimousse adorable émergea des couvertures. Zina s’était cachée dans son traîneau.

Il était trop tard pour faire demi-tour.

Durant une saison, Tchoubitchek ne serait plus seul à manger les bons morceaux de sa viande. Durant une saison, il ne serait plus seul à boire son eau qui pique. Il lui faudrait à présent tout partager.

Oui, décidément, rien n’allait cette année-là.


© Fabrice Méreste, 2007.




Mercredi, le 2 mai 2007
La terrine du chasseur

Voilà comment on est remercié ! J’ai passé les trois quarts de ma vie au service de Maître Aldebert, paix à son âme, et pourtant son fils, Godefroy le Hardi, n’a pas hésité à envoyer mes deux jeunes garçons à la guerre sous prétexte d’étendre son comté.

Les malheureux, leurs places étaient à mes côtés, aux cuisines, pas sur un champ de bataille.

Quoi ? Godefroy s’imagine qu’il peut m’annoncer leurs morts sans remords, trop heureux d’avoir pris un dérisoire bout de terre à nos voisins, et que les combats lui ont donné faim, et que ma fameuse terrine du chasseur lui a tant manqué durant les semaines de combat, vil flagorneur, et qu’il veut que je lui en prépare une aussitôt, sans nous accorder, à ma pauvre épouse et moi, un seul jour pour pleurer nos fils ?

Misère… Eh bien, il l’aura, sa terrine, lui qui traite mieux ses chevaux et ses chiens que ses gens. Voyons voir… Il faut trois sortes de poivre, des épices rapportées d’Orient par les Maures, un peu de miel, du saindoux, et bien entendu la viande du plus bel animal tué lors d’une battue.

Ah, mais non ! La dernière chasse s’est déroulée avant la guerre, et le gibier n’aurait pu faisander aussi longtemps. Qu’ai-je mis au saloir ? Non, ça n’ira pas. Dois-je faire égorger un goret ? Non, ça ne remplacera pas un jeune sanglier. Pour la terrine, il faut que la bête ait vécu au grand air, qu’elle soit plus musculeuse que grasse, qu’elle ait été hachée menu, puis mélangée dans un ordre précis avec tous les autres ingrédients, tout en cuisant à feu très doux. La préparation doit ensuite être arrosée de verjus et nécessite enfin un repos de trois bonnes heures dans la fraîcheur de la cave avant de pouvoir être consommée.

À moins que… Non… Et puis si ! Godefroy, tu vas certes te régaler, mais ta meute comptera trois têtes de moins parmi tes favoris.


© Fabrice Méreste, 2007.


Encore un texte écrit au cours de mon atelier d’écriture dans un château, le week-end dernier. Après avoir écouté l’animatrice évoquer les us et coutumes culinéaires médiévaux, il nous était proposé d’élaborer notre propre recette...


Lundi, le 30 avril 2007
Je suis le seigneur du château
Autre texte écrit ce week-end, avec comme inducteur "je suis le seigneur du château" ou "je suis la dame du château"...

Encore une bataille livrée.

Encore une bataille gagnée.

Je me débarrasse enfin du heaume blanc pour éponger la sueur qui perle de mon front.

Mes chevaliers ont repoussé avec vaillance les assauts de ces hordes affamées.

Je suis le seigneur du château. Je suis le grand chef. Je suis le commandeur suprême. Je passe en revue mes troupes. Mes braves sont recouverts de sang, leurs joues ont été rougies par les flammes. Ça sent les herbes et les épices. Ma vision s’éclate entre les images des entrailles encore fumantes, passant des entrailles aux détritus, des détritus aux couteaux, des couteaux aux marmites.

Il faut nettoyer tout ça, un nouveau combat reprendra dès demain.

Mon fidèle s’approche des fourneaux et m’annonce les chiffres de la soirée :

« Nous avons fait une excellente soirée, Monsieur. Cinquante-trois couverts en tout, mais vous avez raison de privilégier la qualité à la quantité. Je crois que c’est bien parti pour que la Fourchette des Ducs gagne sa deuxième étoile au Michelin. »


© Fabrice Méreste, 2007.




Vendredi, le 6 avril 2007
Vous avez deux vaches
Repris depuis le site de la Désencyclopédie et augmenté (voir tout à la fin).
Pays et régions
Afghanistan
Vous avez deux vaches. Vous ne les trayez pas car il est interdit de toucher les parties intimes d’une autre créature. Vous les trayez de nuit, pendant que personne ne vous regarde. Puis, le gouvernement vous oblige à leur faire porter des burqas. Par la suite, il les tue car ce sont "des symboles religieux hindous".
Afrique
Vous avez deux vaches. Vous devez donner la moitié de la viande aux fonctionnaires pour pouvoir obtenir des cartons de lait de la part des O.N.G.
Afrique du Sud
Vous avez deux vaches. L’une est enlevée et le gouvernement redistribue l’autre en petits morceaux aux citoyens désavantagés. Vous vivez grâce au lait que vous avez détourné durant l’apartheid.
Allemagne
Vous avez deux vaches. Vous modifiez leur conception pour qu’elles vivent 100 ans, ne mangent qu’une fois par mois, et se traient elles-mêmes. Malheureusement, elles demandent treize semaines de congés payés.
Andorre
Vous avez deux vaches, mais pas la place pour les ranger.
Angleterre
Vous avez deux vaches. Vous abattez l’une pour la donner à manger à l’autre, qui devient folle. Le gouvernement vous demande de l’abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons.
Belgique
Vous avez deux vaches. Comme la vache flamande ne veut s’exprimer qu’en néerlandais et que la vache wallonne ne connaît que le français (et encore), le gouvernement fédéral décide de les placer dans des enclos séparés. Isolées, elles deviennent toutes les deux neurasthéniques. Le gouvernement wallon périclite parce qu’il ne tire plus une seule goutte de lait de sa vache. Le gouvernement bruxellois se plaint auprès de la Commission européenne parce qu’il n’a pas reçu sa part de vache. Le gouvernement de la Communauté germanophone n’en a pas eu non plus mais il s’en fout parce qu’il reçoit son lait directement d’une laiterie d’Aix-la-Chapelle. Le gouvernement de la Communauté Française Wallonie-Bruxelles non plus mais il s’en fout parce qu’il n’aurait de toute façon pas d’argent pour financer la machine à traire la vache. Le gouvernement flamand ne se contente pas de la communautarisation de sa vache et exige son indépendance de façon à appliquer sa propre méthode originale de traite des vaches qu’il espère breveter et exporter à l’étranger bien qu’elle soit inefficace.
Bordurie
Vous trouvez deux vaches dans le terrain vague du bidonville: vous envoyez un gamin prévenir la Gendarmskaïa que des extraterrestes à l’allure pacifique ont envahi le pays du Maréchal Plekszy-Gladz.
Brésil
Vous avez une vache; vous brûlez 10 hectares de forêt vierge et vous y laissez la vache. Elle rencontre le taureau (qui était probablement une vache il y a 2 ans, avant son opération) du voisin et vous vous retrouvez rapidement avec une dizaine de vaches. Pour faire de la place, on brûle encore 50 hectares de forêt.
Cambodge
Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend et vous tue en vous accusant de comploter avec vos vaches contre le Parti.
Canada
Vous avez deux vaches. You have two cows.
Canada
Vous avez deux vaches. La banque les saisit, en tue une et jette le lait. Vous vous suicidez. Le gouvernement donne l’autre aux populations indigènes par traité.
  • Montréal: Vous et vos deux vaches sont entrées en collision avec un camion-citerne, bloquant la Trans-Canadienne pendant dix heures ce matin. Vous passerez les deux prochaines années à essayer à vendre de la viande fumée.
  • Toronto: Vous avez deux vaches. Les avocats du barreau ontarien passent tout leur temps à construire une clôture à portail très étroite autour du pavillon Osgoode Hall pour les empêcher d’y entrer.
Chine
Vous avez deux cochons. Le gouvernement lance une campagne pour vous convaincre de les donner "volontairement" afin de fournir de la viande aux travailleurs des villes. Puis le gouvernement déclare que le peuple n’a pas besoin de cochons pour faire de la viande de porc. En vous aidant des passages adéquats de votre petit livre rouge, vous et vos voisins tentez de créer de la viande de porc par la force de la volonté. Le responsable local du parti annonce que vous avez dépassé tous les objectifs. Vous et vos voisins mourez de faim.
Chine
Vous n’avez pas de vaches. Le gouvernement crée un joint-venture avec MacDonalds.
Corée du Nord
Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous les prend, en tue une, trait l’autre et boit le lait lui-même, vous mourrez de faim.
Corse
Vous avez deux vachons qui courent dans la forêt. Vous en déclarez 200 et vous touchez des subventions européennes.
Corse
Vous avez 2 vaches. Le chat des Paoli boit de votre lait quand vous avez le dos tourné. Pour venger votre honneur, vous assassinez un cousin des Paoli. En représailles, son frère tue votre femme et prend le maquis. Votre beau-frère venge sa sœur en assassinant le grand-père Paoli. Les gendarmes ne font rien. Au final, on dénombre 84 morts, dont vos deux vaches, mortes dans l’attentat qui a détruit votre étable (mais ce n’est pas grave car la laiterie des Paoli a aussi sautée), mais le chat est toujours vivant.
Cuba
Vous avez deux vaches. Elles meurent de la fièvre aphteuse. Fidel vous dit que ce sont des espions de la CIA qui l’ont inoculée à vos vaches pour affaiblir le régime. Vous et votre famille crevez de faim.
Égypte
Vous avez deux vaches. Vous surgelez le lait et vous embaumez les vaches.
États-Unis
Le gouvernement promet de vous donner deux vaches si vous votez pour lui. Après les élections, le président fait l’objet d’une procédure d’impeachment pour avoir spéculé sur les obligations bovines. La presse rebaptise le scandale "Cowgate".
Europe
Vous avez deux vaches. L’Union Européenne développe un système de quotas limitant les émissions de gaz à effet de serre des vaches pétomanes. Vous revendez vos droits d’émission de carbone, mais pas le lait.
Europe
Vous avez deux vaches. On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache. On fixe des quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la 3ème année pour abattre la 3ème vache.
Finlande
Vous avez 2 vaches.
  • Vous les mettez au sauna, elles cuisent à la vapeur, et vous pouvez inviter vos voisins à manger.
  • Vous les laissez dehors au printemps, elles meurent de noyade quand la glace du lac invisible dessous est fondue
France
Vous avez deux vaches. Les deux vaches forment un syndicat et se mettent en grève.
France
Pour financer la retraite de vos deux vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (Cotisation Sociale de Solidarité Avec Nos Amies les Bêtes). Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production du lait : le RAB (Remboursement de l’Ardoise Bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n’y a plus de lait. Les français sont dans la rue : "DU LAIT! ON VEUT DU LAIT!" La France construit un lactoduc sous la manche pour s’approvisionner auprès des Anglais. L’Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. Le lactoduc ne servira jamais. On lève un nouvel impôt pour l’entretien du lactoduc.
Hong Kong
Vous avez deux vaches. Vous en vendez trois à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque. Puis vous faites un "échange de dettes contre participation", assorti d’une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l’opération tout en bénéficiant d’un abattement fiscal pour entretien de cinq vaches. Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d’une société des îles Caïman, détenue clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de sept vaches. Au rapport de ladite société figurent huit ruminants, avec option d’achat sur une bête supplémentaire. Entre temps vous abattez les deux vaches parce que leur horoscope était défavorable.
Inde
Vous avez deux vaches. Vous leur portez un culte, les adorez et vous leur faites des offrandes.
Indonésie
Vous avez deux vaches en trop. Vous les envoyez en Australie. Les Australiens les coulent et vous laissent des messages énervés sur votre répondeur.
Irlande
Vous avez deux vaches dans un champ. Vous corrompez les autorités pour qu’un projet immobilier puisse être construit sur-le-champ. Vous niez en bloc au tribunal. Vous allez en prison après vos vacances de Noël.
Irlande du Nord
Vous avez deux vaches, l’une protestante, l’autre catholique. Vous recevez des subventions au titre de la coopération interconfessionnelle. Malheureusement, elles s’entretuent quelques années plus tard.
Italie
Vous avez deux vaches, mais vous ne savez pas trop où elles sont, vu que vous aviez la flemme de mettre une barrière. Pendant que vous les cherchez, vous croisez une jolie femme. Vous l’invitez à déjeuner. La vie est belle.
Japon
Vous avez deux vaches. Vous modifiez leur conception pour qu’elles ne prennent que le dixième de la taille d’une vache ordinaire et qu’elles produisent vingt fois plus de lait.
Japon
Il ne reste plus que deux vaches dans le monde. Vous en tuez une dans le cadre d’un programme de recherche scientifique sur la reproduction des bovidés. Vous concluez qu’elle était délicieuse.
Luxembourg
Vous avez deux vaches mais tout le monde s’en fous et personne ne sait vraiment à quoi vous servez.
Madagascar
Vous croyez avoir deux vaches, en fait ce sont deux deux zébus femelles ou zébutes. Vous voici donc en possession de deux belles zébutes! C’est malin!
Mexique
Vous pensez avoir deux vaches, mais vous ne savez pas à quoi ressemble une vache. Vous faites une sieste.
Monaco (dédicace spéciale pour Valérie)
Vous avez un pré. Vous le défiscalisez et vous le louez le centimètre carré au plus offrant pour attirer les meilleures vaches à lait.
Nigeria
Vous avez eu deux vaches avant que le gouvernement vous tue et envoie les vaches à Zürich.
Québec
Vous avez deux vaches. Vous les trayez, fabriquez du fromage, que vous mélangez avec des frites et de la sauce brune. Les deux vaches tombent en dépression, refusent de donner du lait et s’offrent une retraite sur le dos de la CSST.
Russie
Vous avez deux vaches. Vous les comptez pour vous rendre compte que vous avez cinq vaches. Vous les recomptez pour vous apercevoir que vous en avez quarante-deux. Vous les recomptez encore une fois pour découvrir qu’il n’en reste plus que douze. Vous arrêtez de les compter et vous ouvrez une nouvelle bouteille de vodka.
Russie Soviétique
Les deux vaches ont VOUS !
Rwanda
Vous avez deux vaches. Vous faites abattre les vaches par votre ethnie et forcez l’ethnie propriétaire des vaches à l’exil pendant que vous négociez la livraison d’autres vaches par l’aide internationale.
Singapour
Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende de 175 000 $ pour détention non autorisée de bétail en appartement.
Suède
Vous avez besoin de deux vaches. Vous achetez des vaches Ikea à assembler vous-même (c’est moins cher). Les vaches Volvo sont peut être moins à la mode mais elles durent plus longtemps.
Suisse
Vous avez cinq mille vaches, mais aucune ne vous appartient. Vous les gardez en cachette pour le compte d’autres personnes.
Suisse
Vous aviez deux vaches : Milka les a rachetées et les a repeint en violet.
URSS
Vous avez deux vaches. Vous devez vous en occuper, le gouvernement prend tout le lait et le revend dans des magasins d’état. Vous n’avez pas assez d’argent pour en acheter et vous mourez de faim.

Philosophie

Bouddhisme
Vous avez et vous n’avez pas deux vaches. En réalité, ni vous, ni les vaches, n’ont jamais existé.
Cartésianisme
Vous avez deux vaches. Donc vous êtes.
Christianisme
Vous avez deux vaches. Elles crient famine pendant que vous priez mais vous pardonnez leur colère.
Constructivisme
Vous avez deux vaches. Ou bien sont-ce ces vaches qui vous ont.
Contre-culture
Waahh mec, c’est comme... ces deux vaches, mec. Tu dois goûter de ce lait.
Cyberculture
Vous avez deux vaches. Un type passe, elles lui plaisent. Il commence par prétendre que le champ est à lui, puis crée un blog pour y mettre des photos et un enregistrement vidéo de vos vaches. Il appelle ça Bovidé 2.0.
Dadaïsme
Vous avez deux girafes. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d’harmonica.
Féminisme
Vous avez deux vaches. Elles se marient et adoptent un veau.
Indépendantisme
Vous avez deux vaches. Les vaches décident que vous n’avez aucun droit sur leur lait et vous quittent pour former leur propre société.
Luddisme
Vous avez deux vaches. Vous les trayez à la main.
Masochisme
Vous avez deux vaches sadiques.
Misanthropie
Rien à battre de tout ça !
Nihilisme
Est-ce que ça a vraiment de l’importance ?
Pacifisme
Vous avez deux vaches. Elles vous piétinent.
Platonicisme
Vous voyez le reflet de deux vaches. Leur lait a le goût de l’eau. Vous cherchez deux vraies vaches à traire.
Socratisme
Combien ai-je de vaches ? Pourquoi ?
Simpsonisme
Vous avez deux vaches. Mmmm... vaches...
Taoïsme
Vous avez deux vaches. Pendant que vous réfléchissez à ce que vous allez en faire, elles meurent de faim.
Téléréalité
Vous avez deux vaches. Pourtant, vous mangez des sauterelles pour le plaisir de passer à la télé.
Yodisme
Deux vaches tu as. Traie les ou ne les traie pas, il n’y a pas à essayer...

Politique

Anarchie
Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autogestion, elles scissionnent. Autonomisme
Vous avez deux vaches. Vous les laissez faire ce qu’elles veulent.
Bureaucratie
Le gouvernement émet de nouvelles règles d’hygiène qui vous obligent à abattre une de vos deux vaches. Puis, le gouvernement vous fait déclarer la quantité de lait obtenue, vous achète le lait et le jette. Après quoi, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.
Capitalisme
Vous avez deux vaches. Vous en vendez une et achetez un taureau pour faire des petits.
Capitalisme sauvage
Vous avez deux vaches. Vous équarissez l’une, forcez l’autre à produire comme quatre et licenciez l’ouvrier qui s’en occupait, en l’accusant de l’avoir laissé mourir d’épuisement.
Communisme
Vous aviez deux vaches. Consolez-vous, dans la société communiste du futur vous aurez toutes les vaches que vous voudrez. En attendant, faites la queue comme les autres devant la laiterie.
Conspirationnisme
Vous n’avez pas de vaches. Il n’y a jamais eu de vaches ici. Il n’y a rien à voir.
Dictature
Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.
Démocratie
Vous avez deux vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.
Démocratie directe
Vous avez deux vaches. Un comité organise un référendum pour vous obliger à en revendre une. Deux ans plus tard, le vote vous autorise à les garder mais quand vous voulez les traire, une association émet une réserve de droit. Quand vous pouvez enfin traire légalement vos vaches, elles sont mortes.
Démocratie participative
Vous avez deux vachitudes. Ségolène Royal vient leur demander leur avis pour savoir comment gérer le lait si un jour elle est présidente.
Démocratie représentative
Vous avez deux vaches. Un vote désigne celui qui décide à qui appartient le lait.
Écologie
Vous avez deux vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.
Fascisme
Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend et vous vend le lait.
Féminisme
Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous échangez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.
Féodalisme
Vous avez deux vaches. Le seigneur s’arroge la moitié du lait.
Fondamentalisme
Vous avez deux vaches. Malheureusement, la Bible ne mentionne pas les vaches et le gouvernement les confisque car elles n’existent pas.
Industrialisme
Vous avez deux vaches. Vous les disséquez et réfléchissez à la manière de les remplacer par une usine de production de lait de synthèse.
Libertarianisme
Dehors ! Ce que je fais de mes vaches n’est pas vos oignons.
Mafia
Vous avez deux vaches. Des tueurs à gages en tuent une et déposent sa tête dans votre lit. On vous offre une protection pour l’autre en échange de lait.
Matrice
Tu ne peux pas traire les vaches. C’est impossible. Rappelle-toi plutôt de ça... Il n’y a pas de vaches. Tu verras, ce ne sont pas les vaches qui se font traire, mais toi.
Militaire
Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend toutes les deux et vous enrôle dans l’armée.
Nazisme
Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde pour son troupeau et abat la brune.
Protectionnisme
Vous avez deux vaches. Vous ne pouvez acheter un taureau d’un autre pays.
Social-démocratie
Vous avez deux vaches. Les deux vaches forment un syndicat et se mettent en grève pour réclamer une augmentation de leur ration minimum de soja. Devant votre refus catégorique, elles organisent un blocus des étables et paralysent la distribution de lait. Au bout d’une semaine, voyant que le conflit tourne mal (comme le lait), le gouvernement prend le taureau par les cornes et organise une table ronde.
Totalitarisme
Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend et nie qu’elles ont jamais existé. Le lait est interdit.

Et la tout dernière qui est de mon invention :
Mérestisme
Vous avez deux vaches. Vous postez un test sur MySpace intitulé "What famous cow are you?". Elles répondent en commentaire dans le quart d’heure qui suit : l’une d’elles découvre qu’elle est la Noireaude (celle qui appelle tout le temps son docteur au téléphone pour lui poser des questions métaphysiques), l’autre qu’elle est Marguerite dans la Vache et le Prisonnier avec Fernandel (une vache qui n’a pas vraiment le sens de l’orientation).
Le mot de la fin ? Méééeuh !



Mercredi, le 4 avril 2007
PornoStar
En vrai, je m’appelle Didier Sidonie, j’ai tourné dans des centaines de films, avec les hardeuses les plus cochonnes de la planète, et on me surnomme "l’étalon blond" dans le métier.
Toi aussi, trouve ton nom de star du X : prends comme prénom ton deuxième prénom (ou celui de ton parrain, si pas de deuxième prénom), et comme nom de famille le prénom de ton premier animal de compagnie. (Truc entendu dans Quand j’étais chanteur. Je sais : je regarde des films débiles.)
Quand j’étais tout petit (et même moins petit parce que ça vit longtemps, ces bêtes là), j’avais une tortue de Floride appelée "Sidonie", rapport à la série pour enfants. (Ouais, je sais, Sidonie était une oie et Aglaé une truie, mais une tortue, c’est un peu plus commun comme animal domestique, non ?)
Mais bon, ça le fait, Didier Sidonie, non ?
Et vous, comment vous appelleriez-vous si jamais Marc Dorcel vous sollicitait pour tourner quelques scènes ?


Lundi, le 19 mars 2007
Autoanthropophage
Ce matin, en observant mes genoux blessés (cf. mon accident raconté dans le billet précédent), avec leur couleur rouge violacé et les stries de la chair, je n’ai pu m’empêcher de penser au steak que je me suis fait cuisiner la veille...
Aurais-je des tendances à l’anthropophagie ?
Soudain, la lumière : une célèbre chanson d’Henri Salvador ("J’aime tes g’noux", parodie de "Shame, shame, shame, shame on you") m’apparaît avec un sens tout différent...


Mardi, le 6 mars 2007
Caché derrière sa barbe, je n’ai pas reconnu le loup(Lou)
Je reviens à l’instant du cinéma où je suis allé voir Contre-enquête de Fanck Mancuso. Oui, j’ai gagné des places en avant-première et c’est une agréable surprise : le film est vraiment intéressant, même si pesant et très noir.
Petite curiosité : j’ai découvert que j’avais assisté par hasard au tournage d’une des scènes de ce film. En août dernier, en revenant de la fête donnée en Gironde dans la demeure familiale de l’ami Francis Valéry, j’avais remarqué pas mal d’agitation devant la gare de Bordeaux Saint-Jean où j’attendais mon train pour rentrer à Saint-Etienne. Je n’avais pas reconnu les acteurs, je pensais à un simple spot de pub, mais le barbu qui attendait le passage du tramway pour retrouver un ami chauve, c’était bien Jean Dujardin...


Mercredi, le 21 février 2007
C’est la "faîte"
Aujourd’hui, ici, dans le département ligérien, c’est le dernier jour des soldes.
Sur une boutique de fringues voisine, une jolie banderole colorée, entre deux promotions :
"FAÎTES L’AMOUR... PAS LA GUERRE"
Là, moi je dis "non" !!!
Et "non" absolument pas parce que j’aurais une âme de militariste mais parce que ça me gave de voir se répéter partout cette faute.
Bon, les gars de la com’, ils ont mis des majuscules accentuées. C’est déjà bien, ça évite d’écrire "PALAIS DES CONGRES" et de se retrouver avec des quiproquos sans fin lors du salon national de la (pêche à la) mouche artificielle, avec des congressistes aussi peu frais que l’anguille de mer sur l’étalage d’Ordralfabetix...
Mais pour le verbe "faire", pas d’accent circonflexe en dehors des formes du passé simple "nous fîmes" et "vous fîtes" ainsi que du subjonctif imparfait "qu’il fît". Voilà qui est dit (et non "dît", subjonctif imparfait là aussi).
Parce que "faîte", c’est un nom commun masculin qui signifie le point le plus haut.
Alors, compris ? La prochaine fois, faisez tous bien attention !


Mardi, le 20 février 2007
Guique-moi donc : guique êtes-vous ?
En ce jour de Mardi Gras, j’ai croisé plein de Schtroumpfs déguisés (ainsi qu’un adulte portant bonnet et pantalon de sport blancs avec un anorak bleu, mais je crois que ce monsieur ne voulait pas être déguisé, enfin bref).
Donc plein de gamins déguisés, oui, mais pas moi, hein, non...
Et pourtant, je me rappelle d’une soirée d’Halloween - il y a 10 ans maintenant ! - où je m’étais rendu en discothèque (tout seul, si !) en costume de vampire (sur le flyer, il était indiqué "entrée gratuite" si déguisé).
Je passe à la caisse, entrée gratuite et bonbons à la fraise en cadeaux, mais là, panique en entrant dans la boîte : personne n’était déguisé, à part deux ou trois serveurs et le barman.
Là, plusieurs possibilités s’offrent à vous : (1) vous vous évanouissez ou vous mourez de honte, (2) vous vous faites super discret et vous prenez la porte de sortie pour fuir ce traquenard, ou (3) vous assumez, vous vous dites que les autres n’ont pas voulu jouer le jeu mais que cela ne va pas vous empêchez de vous amuser.
Ben ouais, pour moi, c’était la réponse (3), et je n’avais rien bu d’autre que du nectar d’abricot.
Ce petit épisode (100% véridique, j’ai des témoins et des photos) pourrait me faire passer pour "geek", cet espèce d’asocial, fan de trucs compliqués qui ne "servent à rien" et d’univers alternatifs. Alors, pour me rassurer (ou voir si je devais consulter), j’ai passé le Geek Test (tiens, v’là un nouveau test, rien que pour toi, Valérie).
Résultat des courses : j’ai presque tout coché dans la catégorie "Apprentissage", presque rien en "J’ai déjà été" (à part à une convention de SF), que les cases en rapport avec la SF dans "Loisirs", etc., et le verdict est le suivant :

12.5% - Geekish Tendencies


(Mééééeuh, c’est pas ma faute, c’est parce que j’ai fait de longues études, en rapport avec l’informatique, et que j’écris de la SF. Mais bon, que des "tendances à la geekitude", mon cas n’est pas désespéré !)


Samedi, le 17 février 2007
Egoquizz 150 : avez-vous ou êtes-vous déjà...
Ce questionnaire, rencontré à plusieurs reprises sur le Net, je ne sais pas qui en est l’auteur, mais je trouve qu’il est un intéressant catalyseur de souvenirs, et même s’il est bien long, je vous conseille aussi d’y répondre...

AVEZ-VOUS (OU ETES-VOUS) DEJA :
01. Payé votre tournée dans un bar ?
Euh, non : je déteste les bars et la bière, préfère de loin organiser des soirées chez moi, et préparer toutes sortes de cocktails.
02. Nagé avec des dauphins dans l’océan ?
Pas encore. Mais je compte bien passer un niveau de plongée sous-marine supérieur cet été, et ensuite vivre une telle aventure.
03. Escaladé une montagne ?
Pas vraiment. Mais j’ai fait de la via ferrata, c’est très sympa.
04. Conduit une Ferrari ?
Non, ce qui est bien normal, vu mon désintérêt légendaire pour les voitures. Par contre, c’était justement le dernier cadeau offert à mon petit frère (des tours en Ferrari sur un circuit, pas la voiture elle-même, bien entendu !)
05. Visité les Grandes Pyramides ?
Pas encore, ni vu "en vrai" tout un ensemble de ruines de glorieuses civilisations. Mais je le ferai.
06. Porté une tarentule ?
Pas eu l’occasion, mais pourquoi pas ? J’aime bien les animaux atypiques (tels que les lézards et les serpents).
07. Pris un bain avec quelqu’un à la lumière des bougies ?
Y avait-il des bougies ? Je ne me rappelle plus. Mais c’était bien sympa.
08. Dit « Je t’aime » en le pensant vraiment ?
Toujours, quand ça m’est arrivé. Mais on ne m’y reprendra plus.
09. Pris un arbre dans vos bras ?
A cause d’une mauvaise manoeuvre en ski de piste, ça compte ?
10. Sauté à l’élastique ?
Pas encore. Mais je pense que je préférerai sauter en parachute.
11. Visité Paris ?
J’y ai même vécu un an. Pas assez pour perdre mon regard de provincial émerveillé.
12. Regardé un orage sur la mer ?
Bien entendu. Parce qu’il arrive qu’il fasse beau en Bretagne ?
13. Resté éveillé toute la nuit pour regarder le lever du soleil ?
Pas sûr. Par contre, dormir la journée pour pouvoir passer la nuit à observer les étoiles, pendant plus d’une semaine, reste un très bon souvenir de vacances.
14. Vu une aurore boréale ?
Non, dommage.
15. Allé dans un grand événement sportif ?
Pas que je me souvienne. Ou alors par erreur.
16. Monté les marches de la Statue de la Liberté ?
Non. Jamais encore mis les pieds aux Etats-Unis.
17. Fait pousser et mangé vos propres légumes ?
Indirectement, en m’occupant du jardin potager parental.
18.Touché un iceberg ?
Non, à part le dessert avec la glace à la menthe et au chocolat.
19. Dormi sous les étoiles ?
Dormir "à la belle étoile" ? Je crois que j’ai dû essayer, étant petit.
20. Changé la couche d’un bébé ?
Euh... Pleine, la couche ? Non, non. Mais ça m’arrivera sans doute un jour.
21. Fait un voyage en montgolfière ?
Tiens, c’est une idée...
22. Vu des étoiles filantes ?
Plein !
23. Eté soûl avec du champagne ?
Je ne pense pas, je n’aime pas trop. Mais avec du punch ou un autre cocktail, c’est certain.
24. Donné plus que vous en pouviez à une oeuvre caritative ?
Donné à une oeuvre caritative, oui. Mais plus que je pouvais, comment ça ?
25. Observé la nuit avec un télescope ?
Oui, en particulier à l’occasion d’un stage d’astronomie, étant ado.
26. Participé à un record du monde ?
Je ne crois pas. Ou alors d’un truc absurde, mais je n’ai pas dû gagner.
27. Fait une bataille avec de la nourriture ?
Non. J’ai été choqué de découvrir que des petits-suisses ou de la purée pouvait servir de projectile à la cantine.
28. Parié sur le cheval gagnant ?
Non, je ne joue que quand je pense avoir des chances de gagner.
29. Demandé votre chemin à un étranger ?
Oui. Et même fait le contraire : en séjour à Helsinki, une dame m’a demandé son chemin en finnois. Je ne parle pas la langue du pays, mais j’ai compris ce qu’elle voulait. Cependant mes indications n’ont pu l’aider, elle ne parlait pas anglais...
30. Fait une bataille de boules de neige ?
Très souvent, même si je préférais fabriquer un igloo ou faire un bonhomme de neige.
31. Crié aussi fort que vous pouviez ?
Je crois.
32. Porté un agneau ?
Vivant ? Je ne crois pas. Sinon, j’ai déjà fait une sculpture d’agneau pour la Crêche.
33. Vu une éclipse totale ?
La fameuse éclipse d’il y a quelques années, oui, mais le temps n’était pas génial.
34. Escaladé une dune ?
J’ai fait un tour dans le désert, en Egypte, mais c’était de la roche, pas du sable.
35. Ecrasé un animal en voiture ?
Sans doute un nombre incalculable d’insectes avec le pare-brise, mais pas plus gros.
36. Dansé comme un fou sans vous soucier de qui vous regarde ?
Ce n’est pas impossible...
37. Adopté un accent pour une journée entière ?
Il m’arrive de choper les accents, expressions et tics de langage de mon entourage, et comme j’ai vécu en Alsace, un peu en Belgique, à Paris et à Lyon, c’est possible.
38. Senti vraiment heureux, même un court moment ?
Ben oui...
39. Eu deux disques durs sur votre ordinateur ?
Quand un ami a branché son disque dur externe pour recopier certaines de mes données.
40. Visité tous les départements français ?
Non, je connais mal le Nord, des coins de l’Ouest, la région Bourgogne...
41. Pris soin de quelqu’un de soûl ?
Oui. Dur.
42. Des amis étonnants ?
Je n’ai que cela !
43. Dansé avec une inconnue dans un pays étranger ?
Je crois bien.
44. Observé les baleines dans l’océan ?
Pas encore.
45. Volé un panneau ?
Non, pourtant c’était une épreuve typique des bizutages, à l’époque...
46. Voyagé « sac au dos » en Europe ?
Non. J’ai déjà fait du trekking, mais pas dans cet esprit.
47. Entrepris un long voyage sur la route ?
Oui mais pas seul, en nous relayant avec des amis au volant.
48. escaladé des rochers ?
Il est très branché "escalade", ce questionnaire. Avec la Via ferrata, je dirai donc oui, plus ou moins.
49. Fait une balade de minuit sur la plage ?
Euh, sans doute, mais je n’ai pas vérifié ma montre.
50. Fait du parapente ?
Pas encore.
51. Visité l’Irlande ?
Non (chouette, il me reste encore plein de trucs à faire !)
52. Eu le coeur brisé plus longtemps que vous n’aviez été amoureux ?
Même que c’est presque une généralité pour moi...
53. Au restaurant, vous asseoir à une table d’inconnus et manger avec eux ?
Presque. Souvenir amusé d’une conférence en Italie, où je me suis retrouvé avec des chercheurs japonais (je n’en connaissais qu’un parmi la douzaine de personnes présentes). On avait dîné "à la japonaise" : chacun commandait un plat sur le menu, mais n’en mangeait que quelques bouchées, les plats faisant le tour des différents convives. Très rigolo.
54. Visité le Japon ?
Ah, ben tiens ! Non, pas encore, mais ça me tente énormément !
55. Trait une vache ?
Non, mais je me suis occupé d’autres animaux (des poules et des lapins, par exemple).
56. Classé vos CD par ordre alphabétique ?
Ils le sont (plus ou moins).
55. Prétendu être un super héro ?
Voir le billet précédent sur ce blog.
58. Chanté dans un karaoké ?
Lors du mariage d’une cousine. Mais je crains que ma prestation n’ait pas été terrible...
59. Traîné au lit une journée entière ?
Ca m’est arrivé, un jour de maladie.
60. Joué au football ?
Un pseudo-foot entre copains, sans doute, mais je fuis d’ordinaire ce genre de sport.
61. Fait de la plongée sous-marine ?
J’en fais tous les ans, depuis que j’ai découvert cette activité géniale (j’avais 17 ans), avec quelques périodes où j’ai dû laisser tomber la plongée faute de temps ou de moyens.
62. Embrassé quelqu’un sous la pluie ?
Euh, mais alors sous un parapluie.
63. Joué dans la boue ?
Parce que modeler de l’argile, ce n’est pas jouer avec de la boue peut-être ?
64. Joué sous la pluie ?
Bien sûr, c’est encore plus drôle.
65. Eté dans un théâtre de plein air ?
Eté dans un amphithéâtre gallo-romain, oui. Mais avoir vu une représentation théâtrale en plein air ? ... Si, Dom Juan, joué au parc de Gerland (Lyon), il y a quelques années.
66. Visité la grande Muraille de Chine ?
Pas encore...
67. Créé votre entreprise ?
Ben non.
68. Tombé amoureux sans avoir le coeur brisé ?
Je ne crois pas, même quand c’était moi qui étais à l’origine de la rupture avec une copine.
69. Visité d’anciens monuments ?
Oui, bien sûr ! Normal pour l’amoureux des arts et de l’histoire que je suis.
70. Suivi un cours d’arts martiaux ?
Du judo, étant petit.
71. Joué à la Playstation pendant 6h d’affilée ?
Je n’ai pas de console de jeux, mais j’ai sans doute dû me défouler à des jeux type "Age of Empire" sur PC durant des heures, pendant des vacances.
72. Eté marié ?
Non. Pas encore.
73. Tourné dans un film ?
Pas que je sache...
74. Organisé une fête surprise ?
Pas vraiment.
75. Eté divorcé ?
Ben non (cf. 72)
76. Ne pas manger pendant 5 jours ?
Quelle idée ?! En plus, c’est dangereux...
77. Fait des cookies à partir d’un sachet tout prêt ?
Non, je SAIS cuisiner !
78. Gagné le premier prix à un concours de déguisement ?
Non.
79. Conduit une gondole à Venise ?
Je ne vois pas l’intérêt...
80. Eté tatoué ?
Non. Pas intéressé.
81. Fait du canoë-kayak ?
Oui, c’est sympa.
82. Eté interviewé à la télévision ?
Je crois : je devais être au collège, un reportage avait été tourné dans l’atelier d’arts plastiques que je suivais...
83. Reçu des fleurs sans raison particulière ?
Pas que je me souvienne.
84. Joué sur une scène ?
Oui. J’avais même suivi un stage "théâtre et science". Intéressant.
85. Eté à Las Vegas ?
Non (cf. 16)
86. Enregistré de la musique ?
Plus ou moins, la prestation d’un copain chanteur d’opéra.
87. Mangé du requin ?
Oui, les ailerons, c’est très bon.
88. Embrassé quelqu’un dès le premier rendez-vous ?
Euh... Oui. (Qui a dit "tombeur" ?)
89. Eté en Thaïlande ?
Non. Il paraît que c’est un chouette pays, enfin surtout si on aime les statues de Bouddha.
90. Acheté une maison ?
Non, et ce serait plutôt un appartement en ville, si je décide d’être propriétaire.
91. Eté dans une zone de combat ?
Pas vraiment, mais j’ai fait mon service militaire.
92. Enterré un de vos parents ?
Non, ils sont bien vivants, Dieu merci.
93. Fait une croisière ?
Euh, non, bof. A moins que ce ne soit pour aller d’îles en îles, ou aborder différents spots de plongée sous-marine.
94. Parlé plus d’une langue couramment ?
Français de France, franco-belge, et anglais à l’étranger.
95. Joué dans le « Rocky Horror » ?
Hein ?!
96. Elevé des enfants ?
Non, mais je me suis occupé de mes petits frères, ayant 7 et 9 ans de plus qu’eux.
97. Suivi votre chanteur favori en tournée ?
Pas vraiment, pas assez fan. D’ordinaire j’attends une tournée dans la région proche.
98. Fait une randonnée en vélo dans un pays étranger ?
Pas que je sache. Mais en patins à roulettes en Angleterre, si.
99. Déménagé dans une autre ville pour une nouvelle vie ?
A plusieurs reprises, oui.
100. Mangé des fourmis ?
Je ne crois pas, mais si c’est bien préparé, pourquoi pas ?
101. Marché sur le Golden Gate Bridge ?
Non (cf. 16)
102. Chanté à tue-tête dans votre voiture et ne pas avoir arrêté alors que vous saviez qu’on vous regardait ?
Pas vraiment, ça m’arrive (ou m’arrivait) plutôt sur des routes peu fréquentées.
103. Subi de la chirurgie esthétique ?
Des beaux yeux comme les miens, c’est naturel.
104. Survécu à un accident duquel vous auriez pu ne pas survivre ?
Non, mon ange gardien veille sur moi.
105. Ecrit des articles pour une grande publication ?
Ben ouais, c’est un peu aussi ça, mon métier...
106. Perdu plus de 30kg ?
Diable, mais il ne resterait plus rien de moi alors !
107. Soutenu quelqu’un qui perdait connaissance ?
Non, mais j’ai moi-même perdu connaissance un jour, à l’occasion d’un don du sang, après avoir fait un concours avec ma mère pour remplir le plus vite possible la pochette (et j’avais perdu, en plus). Oui, la honte...
108. Piloté un avion ?
Non. Pas intéressé. Mais une fusée ou une navette spatiale, pourquoi pas ?
109. Touché une raie vivante ?
Euh, effleuré seulement.
110. Brisé le coeur de quelqu’un ?
Chacun son tour...
111. Aidé un animal à donner naissance ?
Non.
112. Gagné de l’argent à un jeu télévisé ?
Non, déjà que je ne regarde pas la télé...
113. Vous cassé un os ?
Non, tout va bien.
114. Participé à un safari photo en Afrique ?
Non, je n’ai mis les pieds qu’en Tunisie et en Egypte sur ce continent.
115. Percé une autre partie de votre visage que les oreilles ?
Non, ni même les oreilles.
116. Utilisé un revolver ou autre arme à feu ?
Oui, un fusil d’assaut de la manufacture d’armes de Saint-Etienne, alias le FAMAS, à l’occasion de mon service militaire.
117. Mangé des champignons que vous aviez ramassé ?
Oui, je crois, étant petit, sous la responsabilité de mon papa.
118. Monté à cheval ?
Pendant des vacances, oui. Mais c’est que ça fait mal au derrière, quand ces bestioles vont un peu vite.
119. Subi une importante opération chirurgicale ?
Les amygdales, les végétations, et d’autres trucs comme ça quand j’étais tout petit, mais ce n’était pas très grave.
120. Eu un serpent comme animal de compagnie ?
Non, mais un lézard.
121. Survolé le Grand Canyon ?
Non (cf. 16)
122. Dormi plus de 30h d’affilée ?
Non, même pas plus de 10 heures.
124. Visité tous les continents ?
Non, juste l’Europe, le nord de l’Afrique et une partie occidentale de l’Asie (Liban)
123. Visité plus de pays que les 50 Etats des USA ?
Non.
125. Fait une randonnée en canoë de plus de 2 jours ?
Non.
126. Mangé du kangourou ?
Euh, je crois.
127. Mangé des sushi ?
Je sais même les préparer...
128. Eu votre photo dans le journal ?
Oui, petit, quand je participais à des compétitions (locales) de judo. Sic transit gloria mundi...
129. Changé l’opinion de quelqu’un à propos de quelque chose qui vous tenait vraiment à coeur ?
Je crois.
130. Repris vos études ?
Oui, après le break de 10 mois lié au service national.
131. Fait du parachute ?
Pas encore.
132. Porté un serpent ?
Pas eu l’occasion.
133. Mangé des tomates vertes grillées ?
Je les préfère bien mûres.
134. Lu « L’Illiade » ?
Eh non... Voir le film "Troie", ça compte ?
135. Choisi un auteur important que vous n’aviez pas lu à l’école pour le lire maintenant ?
Oui, plein de Balzac, Stendhal, etc.
136. Tué et préparé un animal pour le manger ?
Non, mais j’ai un peu aidé ceux qui s’en occupaient, mes grand-parents avaient des poulets et des lapins.
137. Séché un cours ?
Jamais ! A part les fois où les cours tombaient au moment où moi-même je donnais des vacations.
138. Communiqué avec quelqu’un alors que nous n’aviez aucune langue en commun ?
Un chat, ça compte ?
139. Eté élu dans votre ville ?
Non, mais aux élections municipales de mon ancien village, alors que je ne m’étais pas présenté, j’ai appris que j’avais obtenu quelques voix.
140. Créé votre propre langage sur votre ordinateur ?
Non... Mais j’ai écrit mes premiers textes avec un éditeur que j’avais moi-même programmé.
141. Pensé que vous viviez votre rêve ?
Quelques fois.
142. Eté obligé de mettre quelqu’un de proche dans un hospice ?
Non.
143. Construit votre PC à partir de différents morceaux ?
Le logiciel, ça va, mais je ne connais rien à l’aspect matériel.
144. Vendu une de vos créations à quelqu’un qui ne vous connaissait pas ?
J’espère !
145. Tenu un stand dans une fête foraine ?
Pas dans une fête foraine, mais lors de la "Fête de la Science", il y a des années, oui.
146. Teint vos cheveux ?
Non : blond au naturel.
147. Eté DJ ?
Non. A part pour les soirées organisées chez moi.
148. Rasé votre tête ?
Même à l’armée, j’avais des cheveux pas trop courts.
149. Causé un accident de la route ?
Non, heureusement.
150. Sauvé la vie de quelqu’un ?
Je ne sais pas si mon geste a eu cet effet, mais je me suis jeté sur un copain qui ne parvenait pas à freiner en roller et qui se précipitait sur une voie où les voitures filaient à toute vitesse.


Lundi, le 12 février 2007
La conspiration des demi-sucristes
Ils sont parmi nous. Ce sont nos voisins. Parfois, même, ils font partie de notre famille ou se retrouvent parmi ceux que nous croyons nos amis.
C’est terrible.
Et un jour, lorsqu’il est trop tard, nous découvrons au hasard d’un événement anodin que nous sommes perdus parce qu’ils sont partout.
Oui, j’ose lever le voile, je parle d’EUX : les demi-sucristes.
Hier, j’ai voulu me préparer un thé à la menthe, façon orientale. Très fort et très sucré. D’ordinaire, je ne mets plus jamais de sucre dans mon thé, mais il faut de temps à autre changer ses habitudes. Enfin, bref.
Ce fut au moment où je voulus plonger deux morceaux de sucre dans mon mug que je me rendis compte qu’il n’y en avait qu’un et demi.
C’est quoi, ce demi-sucre ? A quoi ça sert ? Qui a fait ça ?
En voulant récupérer un morceau de sucre entier, j’ouvris la boîte, et pris conscience du massacre : il y avait plein de moitiés de morceaux de sucre...
Et vous croyez que parmi ces moitiés, il y en a une qui correspondrait à sa partie complémentaire ? Ben non, bien entendu, jamais le morceau n’est coupé net en son milieu, il y a toujours une variation qui peut même aller jusqu’au quart de morceau...
C’est pas possible, c’est fait exprès.
Il n’y a pas d’autre explication, parce que sinon, un demi-sucriste, au lieu de se faire lui-même son demi-morceau de sucre, il n’aurait qu’à en chercher un dans la boîte, non ?
Mais c’est plus fort que lui, le demi-sucriste se fait un devoir de choisir un morceau entier afin d’y mettre ses doigts gras, d’y ajouter sa sueur produite par l’effort nécessaire à ce qu’il prend peut-être pour une création mais qui n’est qu’une action destructrice, pitoyable Erostrate, et alors il peut se réjouir du bruit sec que fait le morceau de sucre en se brisant, et dans cette fierté contenue, il remet négligemment dans la boîte le demi-cadavre signant son forfait.
Demi-sucriste, sache-le, ma demeure ne t’est plus la bienvenue !


Samedi, le 10 février 2007
Je suis un Stépamois
La Désencyclopédie, c’est une version parodique de Wikipédia réalisée dans sa version en langue française à l’origine par des Canadiens francophones, puis poursuivie par le reste du monde.
C’est drôle, souvent très bête et rarement méchant. Et plutôt bien trouvé aussi.
Mais parfois même dangereux : j’ai failli mourir de rire en lisant l’article sur Saint-Etienne, ma ville d’adoption. Allez suivre les liens proposés, et bon amusement !


Jeudi, le 8 février 2007
Héliophobe
C’est sans doute une histoire de gènes, ou un truc comme ça.
Toujours est-il que, avec ma peau claire, je crains le soleil. Écran total, indice de protection 200 XXL. Et pourtant, ça ne suffit pas. Pour me baigner, lorsque j’avais passé des vacances aux Antilles, j’avais dû garder mon tee-shirt. Vous y croyez, vous ?
Foutus gènes. Je comprends la douleur des albinos.
Et mes yeux... De couleur bleu-gris. Toujours obligé de porter des lunettes noires dès que le moindre rayon parvient à percer les nuages. Il y en a qui disent que je fais ça pour la frime. Les imbéciles, s’ils savaient.
Et mon intolérance alimentaire. Impossible de manger de la tarte aux poireaux. Et Dieu que ça me donnerait pourtant envie ! Quand je suis au restaurant, je dois toujours veiller au grain pour fuir tous les plats présentant de l’oignon ou de l’ail. Ou de l’échalote. Ou de la ciboulette. Un véritable casse-tête. Le tri nécessaire de ce qui se trouve dans mon assiette. Du coup, par nécessité, je suis devenu un expert en cuisine, et vous ne trouverez pas chez moi toutes ces épices ou ces légumes de la famille des liliacées qui me rendent malade comme un chien.
D’ailleurs, quand je fais la cuisine, j’ai pour habitude de ne pas beaucoup faire cuire la viande. Certains de mes invités la trouvent même crue, à leurs goûts.
Heureusement qu’ils n’ont jamais fait un tour sur Google Image pour voir mon véritable visage.
Dommage pour eux, oui dommage surtout si c’est moi qui trouve leurs viandes et leurs sangs à mon goût.


Jeudi, le 18 janvier 2007
Le travail fait rigoler
L’autre jour, j’ai reçu un courrier électronique d’une collègue qui a envoyé son message à tout plein de personnes, dont des gens importants (puisque moi, oui, ben, non...).
Et la brave dame parle de plein de trucs sérieux, notamment d’un nouveau cahier des charges sur lequel il faut travailler, et bla bla bla.
Sauf que dans l’expression « cahier des charges », elle avait oublié de taper le premier « A », produisant un charmant lapsus calami (non je n’ai pas dit lapsus kamini), ou un lapsus clavis si l’on veut être plus exact.
Quand j’ai fait remarquer à ma collègue son erreur (oui, parce que je suis comme ça), elle a hésité entre mourir de honte ou de rire...


Lundi, le 8 janvier 2007
Accident en direct
Internet est un outil formidable. Mais comme dans la vraie vie, il peut y avoir des accidents sur les autoroutes de l’information. Si, si, j’en ai été témoin pas plus tard que hier soir. Je vous retrace ici les malheurs qui sont arrivés à mon interlocuteur au cours d’une partie de clavardage...
Attention, éloignez les enfants, les lignes qui suivent sont aussi pénibles que la vidéo de l’exécution d’un ancien dictateur.

Fabrice dit :
   Bonsoir !
***mon interlocuteur*** dit :
   hello

(et bla bla bli et bla bla bla...)

Fabrice dit :
Cool. Ici, on a merdé avec la galette des rois.
***mon interlocuteur*** dit :
   -
***mon interlocuteur*** dit :
   s
***mon interlocuteur*** dit :
   £µµµM4512¨P°
Fabrice dit :
   ?
Fabrice dit :
   orudgfudr bdtvr’tçà’"èu ?
***mon interlocuteur*** dit :
   EXCUSE VERRE RENVERSE SUR CLAVIER
Fabrice dit :
   Oh merde !
***mon interlocuteur*** dit :
   J4AARETE SALUT
Fabrice dit :
   OK. Bye.

Effrayant, non ?
Ceci dit, je tiens à vous rassurer : mon interlocuteur s’est reconnecté 5 minutes plus tard, lui, son clavier et son ordinateur vont bien. Ouf !


Jeudi, le 21 décembre 2006
La nuit la plus longue
Cette nuit est, semble-t-il, la plus longue de l’année. C’est aussi celle où je vais essayer de me coucher le plus tôt possible afin de prendre un train me permettant de rejoindre ma région natale pour les fêtes.
Aujourd’hui, il m’est arrivé une chose curieuse. La vieille dame aux cheveux blancs, engoncée dans un gros manteau rouge et traînant un cabas qui se trouvait au carrefour, de loin, je l’avais prise... pour le père Noël.
Faut croire que c’est la saison ou jamais.
Passez de joyeuses fêtes !


Mercredi, le 13 septembre 2006
Docteur Fab et les copieurs
Hier, en lisant par hasard la thèse d’un jeune chercheur, j’ai été surpris de découvrir que j’avais été plagié !
Je sais que l’univers de la recherche est un monde sans pitié, mais plutôt que de ressentir du mécontentement ou de la colère à la lecture de mes idées et mes mots repris sous la plume d’un autre, je n’ai éprouvé que de l’amusement.
Il faut avouer que ce que le copieur a repris de ma thèse de doctorat, en plus du style LATEX créé pour l’occasion, n’était autre chose que... mes phrases de remerciements !


Mercredi, le 19 juillet 2006
Pour voir
Alors que s’embrasent les États du Levant où se trouvent certains de mes collègues et étudiants, je n’ai que le courrier électronique qui me relie à eux pour avoir une vision « de l’intérieur » de la situation.
Le cèdre que j’ai ramené de là-bas se meurt (bien que Stéphanois, je n’ai peut-être pas la main verte) et je me rends compte soudain que l’autre bout de la Méditerranée est situé vraiment très loin de la France.
Vivement les vacances. Ironie, c’est bien sur les terres puniques que je vais partir la semaine prochaine, or ce sont des Phéniciens partis de l’actuel Liban qui avaient fondé la civilisation carthaginoise... Est-ce que ces quelques jours me permettront de fermer les yeux sur le monde ?
Je suis myope. De ma famille, je suis sans doute celui qui a la meilleure vue (enfin, « j’étais », car mon frère cadet s’est fait opéré des yeux au laser la semaine dernière) mais j’ai quand même besoin de lunettes pour voir de loin, c’est-à-dire quand je conduis (ce qui m’arrive deux fois par an) ou quand j’assiste à un spectacle (cela est plus fréquent, heureusement). Dans les eaux tunisiennes, je vais faire de la plongée sous-marine, aussi me suis-je fait faire un masque dont les verres corrigent ma myopie. Je pourrai ainsi me baigner et voir, car le site est réputé pour cela, de nombreux mérous, poissons qu’appréciés des amateurs de calembours parce qu’ils produisent de la laine et des vents.


Jeudi, le 15 juin 2006
Sur de bonnes bases
Ah, enfin, j’ai à nouveau Internet à la maison !
Il fait beau, je profite du soleil (mais à l’ombre, vu que j’ai une fâcheuse tendance à me transformer trop vite en homard).
Le festival de la semaine dernière (Fest’Uval Jean Mon’Arts, au château de Saint-Victor-sur-Loire) a remporté un franc succès. J’ai bien aimé les concerts (qu’ils aient été de musique chorale, jazz ou rock), la danse (modern jazz) ou le théâtre (avec une petite préférence pour les pièces des Amis en scène et de la Compagnie Navaja avec son « Navaja Circus »).
Et puis, bien entendu, il y avait une exposition. Me voilà devant la vitrine présentant quatre de mes sculptures : « Alter-égoïsme », en haut ; le « Don », au milieu, à gauche ; le « Masque du Démon » au milieu, à droite ; « l’Ange contemplatif » en bas. Si j’ai une tête étrange, c’est que je me suis photoshopé en Fantomas pour qu’on ne puisse pas me reconnaître... mais vous ne me distinguerez pas mieux sur les autres photographies que l’on peut trouver de moi sur Internet, par exemple parmi les auteurs de SF sur le site des Pages Françaises de Science-Fiction.

Notez que derrière la vitrine, il y avait une exposition de photographies... intéressantes  ;-)



Lundi, le 27 mars 2006
Avec des murs
Ça y est, j’ai enfin déménagé. J’ai quitté mon petit loft pour un appartement plus jeune et plus fonctionnel. Des allers et retours sans nombre jusqu’à mon ancien quatrième étage sans ascenseur avec des gros sacs... c’est fou ce que l’on peut accumuler comme affaires sans être pourtant le moins du monde matérialiste.
C’est en déménageant que j’ai découvert que j’avais de gentils voisins ; dommage, trop tard pour sympathiser.
Pour accéder à mon nouvel appartement, c’est curieux, il faut traverser un miroir comme dans le monde merveilleux d’Alice.
Autre curiosité, les chiffres significatifs d’identification de mon compteur gaz sont 6, 6 et 6.
À part ça, j’éprouve encore quelques difficultés à vivre parmi les cartons dans l’attente de l’achat de nouveaux meubles, et surtout ma chaudière mal réglée s’arrête presque toutes les nuits, ce qui rend mes réveils dans la fraîcheur des matins sans chauffage, et avec des douches sans eau chaude, des plus désagréables...


Mercredi, le 30 novembre 2005
Comme Phil et Arthur
Ouais, comme tout bon écrivain de science-fiction, je suis né un 16 décembre. Et pas les moindres des auteurs : ceux, entre autres, de 2001, l’Odyssée de l’Espace et de la nouvelle Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques (la base du film Blade Runner).
Meuh non, ce n’est même pas pour qu’on pense à me souhaiter mon anniversaire dans deux semaines !
Et puis, tant que j’y suis, bonne fête papa !


Mardi, le 4 octobre 2005
Travailleurs de tous les pays... levez-vous !
Aujourd’hui, en France, cela va être la grande journée de grève et de manifestations dans les transports et dans la rue. Les rares transports en commun qui fonctionneront vont être pris d’assaut ; les trains, métros, trams et bus seront bondés, on va se marcher sur les pieds, entassés, debout dans des espaces confinés.
Ouais, tous debout.
Et pourtant, par un curieux hasard de calendrier, ce mercredi 4 octobre est paradoxalement le jour de la Saint François... d’Assise !


Jeudi, le 22 septembre 2005
La loi des séries
Dans un article daté du 06/09/2005, j’évoquais le fait de ne pas avoir vraiment de chance en matière de déplacement. Les endroits où j’ai prévu de me rendre et où je ne peux finalement aller se retrouvent soudain maudits (à savoir Londres, Charm el-Cheikh, la Nouvelle-Orléans).
L’autre jour, à Lyon, entre mes activités de recherche nuptiale aquariophile (voir mon post précédent), je suis allé voir mon ancien directeur de thèse qui devait, lui, se rendre à cette fameuse conférence prévue à l’origine en Louisiane. Il m’a appris qu’à quelques jours de l’événement, les organisateurs avaient décidé de déplacer cette grande rencontre à Houston, dans l’État du Texas voisin.
Donc tout va bien, madame la marquise.
Ben non.
V’là-t-y pas qu’après Katrina, Rita vient d’atteindre la force d’un cyclone et s’approche dangereusement... du Texas.
Ben ouais.
Scoumoune, quand tu nous tiens !


Mardi, le 20 septembre 2005
Une nouvelle fiancée
En fait, non, pas tout à fait.
Quoi de mieux qu’une nouvelle fiancée ?
Trois nouvelles fiancées !
Elles sont trois, des charmantes demoiselles que j’ai apporté à mon betta splendens célibataire aujourd’hui.
Sont-elles aussi splendides que leur nom latin le suggère ? Certes, elles sont jolies, mais dans le monde animal, c’est le mâle qui se pare des plus beaux atours, et les trois timides femelles ne peuvent rivaliser avec le monsieur qui semble être vêtu d’une robe de soirée aquatique conçue par les plus grands couturiers de la création.
Chez les homo sapiens sapiens que nous sommes, en revanche, ce sont les dames qui portent les plus belles toilettes, qui arborent les plus élégantes coiffures et les maquillages les plus recherchés.
D’où vient cette différence ?
Mettez deux poissons combattants mâles dans le même aquarium (non, ne le faites surtout pas en vrai, c’est un exemple fictif !). Ils ont beau être magnifiques, ces combattants, mais mis l’un en face de l’autre, ils se retrouvent aussitôt transformés en de redoutables guerriers (les betta splendens ne s’appellent pas « poissons combattants du Siam » pour rien) et vont se battre jusqu’à la mort de l’un, et bien souvent des deux.
Ceci m’amène à proposer une théorie : n’est-ce pas pour faire disparaître les duels que les hommes d’aujourd’hui, lorsqu’ils se retrouvent en (« bonne ») société, portent tous le même type d’habit, à savoir un smoking ?


Mardi, le 6 septembre 2005
Scoumoune
Pour mes déplacements dans le monde, il n’y a pas à dire, je suis maudit...
Au mois de juillet, un de mes meilleurs amis, de retour d’Afrique, me proposait de le retrouver auprès de sa famille, à Londres. Finalement, suite à des problèmes d’hébergement, je n’ai pu me rendre dans la capitale britannique... et, du coup, j’ai évité de peu ceci.
Ensuite, j’aurais dû partir dans le sud de la France avec des copains, mais cela n’a pu se faire.
Tant pis, j’ai décidé de partir tout seul en Égypte faire de la plongée en mer Rouge. Et il y a eu cela.
Alors je ne suis pas allé à Charm el-Cheikh mais au sud d’Hurghada où j’ai pu passer un excellent séjour.
Maintenant, les vacances sont terminées.
Pour mon boulot, j’aurais normalement dû me rendre prochainement à une conférence à la Nouvelle-Orléans. Mais je n’ai pas eu le temps de terminer l’article de recherche que je destinais à cette conférence, et le projet est tombé à l’eau. De toutes façons, de l’eau, il y en a justement, et bien plus qu’il n’en faut, dans cette ville de Louisiane, après le passage de Katrina.
Maudit, oui, je suis maudit...
Il faut croire que quand la folie des hommes ne touche pas les lieux où je compte me rendre, les catastrophes naturelles s’y mettent. Bon, pour mon prochain déplacement, je vais aller – si possible pas en avion – dans un endroit réputé sûr. Ah, ben zut, non : cette année, je vais devoir partir donner des cours à Tripoli, dans le Liban nord...


Vendredi, le 2 septembre 2005
Il suffira d’un signe
La semaine dernière, à cette date, je réalisais les deux dernières plongées sous-marines en mer Rouge de mon séjour.
Exceptés les mammifères marins (j’ai loupé de peu des dauphins et un dugong), j’ai eu l’occasion de rencontrer sous l’eau, de jour comme de nuit, tout ce que je voulais voir : des poissons-clown protégeant leurs anémones, des jolies méduses qui ne piquent pas, des tortues qui prenaient en stop des rémoras sur leurs carapaces, des rascasses parées comme des samouraïs en armure, des tétrodons masqués, des murènes dans leurs trous, des poissons appelés papillons, perroquets, balistes ou napoléons, de curieux poissons-flûte (des fistulaires ?), des calmars, des raies, des mérous, des rougets, un thon, un requin-guitare...
Ce que j’ai appris, c’est que pour chaque espèce rencontrée (ou presque), il existe un signe, car il n’y a pas de moyen de communiquer autrement ses découvertes sous-marines aux autres plongeurs. Ainsi, une main ouverte posée comme une aileron sur la tête est le signe du requin ; les deux mains posées à plat l’une sur l’autre, les deux pouces bougeant de part et d’autre, forment le signe de la tortue ; le poing tournant autour du nez (comme pour désigner un mec bourré) est le signe du poisson-clown ; l’index tapotant le dos de l’autre main est le signe de la raie pastenague à taches bleues ; les mains faisant mine de se servir d’un ouvre-boîte est le signe du thon ; etc.
Un jour, notre moniteur de plongée nous avait indiqué un poisson caché dans le sable dont les yeux globuleux et la bouche, en un masque lugubre, sortait d’un camouflage parfait. Notre chef de palanquée nous a alors indiqué qu’il s’agissait d’un poisson-pierre, appelé aussi poisson–24 heures (devinez pourquoi...), en faisant son très explicite signe : le pouce passé sous la gorge à la manière d’une lame de couteau...


Mardi, le 30 août 2005
Réflexe conditionné
Depuis mon retour en France, je suis victime d’une curieuse illusion sensorielle. J’ai l’impression qu’un air frais souffle sur mes bras, ce qui me donne aussitôt envie, par cette habitude acquise dans mon hôtel en Égypte, d’aller arrêter la clim.
Mais point d’air conditionné ici : les 22 ou 23°C correspondent à la température normale du lieu et de la saison...


Vendredi, le 12 août 2005
Prenez et mangez, ceci est son corps
Là, à l’instant, une mouche est venue m’ennuyer.
En la chassant de la main, sans le faire exprès, j’ai attrapé la bestiole entre mes doigts.
Du coup, je ne savais plus quoi en faire...
Écraser l’animal pour ne plus me faire embêter ? Beurk...
Noyer l’insecte dans l’évier ? Ça fait moins de saletés, c’est sûr.
Pourtant, bêtement, je l’ai balancé dans mon aquarium.
La mouche, étourdie, a tenté de se sortir de ce piège aquatique... mais pas bien longtemps. Avec une certaine surprise, j’ai vu mes poissons exotiques se jeter sur elle. Ils sont vraiment tout petits, ces danio rerio mais, à quatre, il n’a pas fallu longtemps pour qu’ils la dévorent. Ben ouais, ils sont carnivores, alors quoi de plus normal ? Quand on leur donne toujours des vers de vase lyophilisés ou de cet obscur « aliment complet », comme je le fais, on ne se rend pas bien compte, alors ça surprend. Enfin, cette mort stupide n’aura donc pas été inutile pour tout le monde.
Merde, dans une semaine, je partirai faire de la plongée en mer Rouge. Et là-bas, il y a des requins...


Vendredi, le 1er juillet 2005
Décès de Monsieur Noir et de Monsieur Rouge
Hier, je suis allé faire une visite d’entreprise.
Au moment de noter les évaluations du stagiaire, ma feuille se maculait petit à petit de curieux ronds noirs... et, après un léger examen pour trouver l’origine de ce phénomène, j’ai découvert que des taches se trouvaient aussi bien sur mes doigts que sur le bureau.
Oups, il y avait comme un problème.
Très sérieux, le P.-D. G. de la boîte a expliqué que, avec cette chaleur, il n’était pas rare de voir l’encre des stylos se fluidifier et passer à travers la bille, d’où ma mésaventure.
Mais, en fait, non. Mon stylo noir n’était pas le seul à avoir rendu l’âme (pour les discussions sur l’âme des stylos, je ne suis pas spécialiste, demandez plutôt à Benoît, le gros garçon qui fait des bulles) : mon stylo rouge, de la même marque, présentait les mêmes sinistres symptômes.
C’est alors que j’ai eu un flash. Le week-end dernier, dans la pile de linge que j’ai lavé, j’avais mis ma veste... Et j’ai dû oublier de sortir mes stylos de la poche dans laquelle j’ai l’habitude de les mettre. Monsieur Noir et Monsieur Rouge ont donc été noyés par ma négligence...


Samedi, le 25 juin 2005
Comment naissent les légendes

L’autre jour, dans le bus, plusieurs personnes étaient montés en groupe et, à peine installés, se sont interrogés sur le chemin : le Lycée Fauriel, le Cour Fauriel, et le Centre de Congrès Fauriel où ils se rendaient... Mais qui est donc ce fameux Fauriel ? se demandaient-ils en cherchant parmi les passagers stéphanois une réponse.

« Euh... le général Fauriel ? » me sentis-je obligé de dire sous le poids des regards interrogateurs.

« Ah, c’était un militaire, alors ! » s’exclama avec satisfaction l’un d’eux.

« Je crois... sous Bonaparte, il me semble... », poursuivis-je, nageant dans une grosse mare d’incertitude.

Et ils s’en furent à leur salon, congrès, ou que sais-je, leur soif de curiosité étanchée...

Dans le bus, pendant le reste du trajet, je me demandais quand même si je ne confondais pas. À peine arrivé à mon bureau, je me suis jeté sur mon navigateur pour faire une recherche... Et je suis tombé sur ça. Point de général Fauriel. Claude Fauriel était bien un homme qui avait effectué son service sous les ordres de Napoléon, mais il s’agissait surtout d’un historien et d’un philologue, l’auteur, entre autres, d’une volumineuse Histoire de la Gaule méridionale sous la domination des conquérants germains.

Oups, voilà tout un groupe de personnes qui quitteront Saint-Étienne en croyant que Fauriel était un général d’Empire... Bah... c’est ainsi que naissent les légendes.




Dimanche, le 12 juin 2005
M’est arrivé plein de trucs
Samedi, il y a une semaine (déjà !), je suis allé au Fest’Uval Jean Mon’Arts pour assister à divers spectacles et voir l’exposition où se trouvaient (et se trouvent encore pour quelques jours) certaines de mes sculptures. Avant d’aller chez le copain qui devait m’emmener au lieu du festival, j’ai mémorisé les chiffres de son digicode et je suis allé à un distributeur de billets automatique. Et là, la gaffe : je me suis fait la remarque que les chiffres du digicode du copain sont presque les mêmes que mon code de carte bleue. Du coup, au moment de taper ma suite de chiffres, les autres, ceux du digicode, sont venus parasiter ma séquence... au point que ma carte a fini par se faire avaler par la machine après trois essais infructueux. Et merdeeeeeeeeeeu.
C’était donc avec mes dix petits euros restants que je me suis retrouvé au château de Saint-Victor sur Loire. Pas mal de spectacles sympas, l’expo attirait aussi des gens, et en allant écouter de la musique chorale, je me suis rendu à l’église. Là, surprise : mon ex petite amie était présente. C’était bizarre de la revoir car elle n’avait plus donné signe de vie depuis près d’un an. Après le concert, nous avons discuté comme de bons amis et ça m’a fait très plaisir : notre douloureuse histoire fait maintenant partie du passé.
La semaine dernière, Francis Valéry était de passage à Saint-Étienne. Ça fait du bien de revoir l’ami Francis. Nous avons pas mal discuté, pas mal mangé (restaurants mardi soir, mercredi soir, jeudi midi et jeudi soir, aïe, aïe, aïe, ça fait mal à la carte bleue à peine retrouvée...), pas mal picolé aussi (mais où est passée ma bouteille de liqueur de litchi ?). Jamais couché avant minuit et au boulot avant huit heures du matin, les nuits de cette semaine étaient courtes... et ce week-end était vraiment le bienvenu pour se reposer un peu.


Lundi, le 18 avril 2005
Le mot du jour : omniviaromalocomotion
Après les fidèles, humbles et puissants, venus rendre un dernier hommage au Saint-Père, les cardinaux sont aujourd’hui animés d’un même esprit d’omniviaromalocomotion.

Omniviaromalocomotion : n.f. Principe suivant lequel tous les chemins mènent à Rome.
Lat. de cuis. omni, « tous » ; via, « chemin » ; roma, « Rome »  et « locomotion » — XXIe.


Samedi, le 16 avril 2005
L’économie et la politique expliquées aux enfants
Mercredi dernier, j’ai assisté à une pièce de théâtre assez étonnante : « Une économie de rêve », adaptée de l’ouvrage de René Passet et jouée par une talentueuse troupe d’amateurs, la compagnie l’Œil en coulisse.
Des fables mettant en scène des utopies économiques, des moments drôles, féroces et tendres, des révélations sur les trous de la Lune... Ainsi présentée, l’économie devient une matière vraiment intéressante, même pour les étudiants les plus réfractaires ou les personnes qui n’y portaient a priori que peu d’intérêt. Un grand moment.
Cela m’a fait un peu penser à cette histoire que m’a fait suivre une amie...

Petit Pierre rentre de l’école et demande à son père :

Papa, je dois faire un devoir sur la politique et expliquer le fonctionnement de notre gouvernement, peux-tu m’expliquer ? »

Rien de plus facile, répond le père, il suffit de comparer le gouvernement et notre société à notre famille.

Tu vois, moi, je ramène de l’argent : je suis le capitaliste.

Ta mère gère notre famille et fait les dépenses : elle est le gouvernement.

La femme de ménage, qui travaille pour nous, est la classe ouvrière.

Toi, tu es le peuple.

Ton petit frère Hector est la génération future.

As-tu compris ? »

Oui, je pense », répondit petit Pierre.

Dans la nuit, petit Pierre est réveillé par Hector qui pleure. Il se lève et va voir son petit frère qui a besoin que l’on change sa couche qui dégage une forte odeur !

Il se rend dans la chambre de ses parents et tente de réveiller sa maman mais celle-ci dort profondément. Voulant réveiller son Papa, il constate qu’il n’est pas dans le lit avec sa maman. Il le cherche et le trouve faisant de la gymnastique tout nu dans le lit de la bonne. Entre-temps, Hector, fatigué, s’est rendormi.

Alors petit Pierre se recouche.

Le lendemain, au petit déjeuner, petit Pierre dit à son père :

Tu sais Papa j’ai tout compris de la politique ! »

Ah oui ? Et qu’as-tu compris ? », demande son Papa.

C’est simple, j’ai compris que le capitalisme baise la classe ouvrière pendant que le gouvernement roupille, restant sourd aux appels du peuple et laissant la future génération dans la merde ! »




Dimanche, le 10 avril 2005
Dans les fesses...
« Dans les fesses. Non, il n’y a rien de mieux. Des études scientifiques ont été faites, et elles indiquent toutes que c’est dans les fesses que c’est le meilleur. Les Américains préfèrent dans la bouche, mais non, c’est dans les fesses, ni dans la bouche, ni sous le bras. »

Ça fait plutôt curieux, sorti de son contexte. Mais telle est la réponse de mon médecin lorsque je suis sorti de chez moi, sous la neige, hier (c’est quoi ce poisson d’avril avec plus d’une semaine de retard, monsieur Météo ?) pour lui demander quelle était la meilleure manière de prendre sa température avec un thermomètre...
Voilà, je suis malade. Aphone. Nauséeux. Toussant sans arrêt. Et avec de la fièvre.


Vendredi, le 8 avril 2005
Au fou !
Je me demande si c’est rassurant.
Aujourd’hui, j’ai parlé de psychologie à mes collègues lors d’un séminaire de recherche.
C’était plutôt sympa, mais bon, mon boulot qui rapporte des sous, on s’en moque un peu ici...
Mais aussi, pris d’une inspiration soudaine, j’ai fait ce test trouvé au hasard des clics. Voici ce qui m’a été répondu :

De quel trouble mental êtes-vous atteint(e) ?

Vous avez entre 60 et 69 points : vous êtes SCHIZOPHRENE !

Vous menez des conversations imaginaire avec votre ex ? Vous sucrez votre café puis prétendez vouloir maigrir ? Pas de doute ! Vous êtes schizophrène.

Caractérisée par la cohabitation de deux personnalités distinctes au sein d’un même individu, la schizophrénie se manifeste par de brusques sautes d’humeurs, des troubles de la pensée, des idées délirantes, voire des hallucinations.

Ce petit top que vous aimiez tant tout à l’heure, vous correspond-il réellement ? Et finalement, qui a dit que vous n’aimiez pas l’osso buco ?

On vous dit volontiers touche-à-tout, doué(e) aussi bien pour la couture que pour la peinture sur soie : tout cela n’est-il pas un peu suspect ? À l’évidence, cette personnalité multifacette dont vous vous targuez cache quelque chose...

Pourquoi ne pas essayer d’être plus à l’écoute de vous-même et de vous relaxer ?

Car n’oubliez pas ! Une schizophrénie mal soignée peut conduire à l’isolement social ou à l’homicide ! Réagissez avant qu’il ne soit trop tard...

Schizophrènes célèbres : Staline, Isabelle Alonso.


Arf, je suis mort de rire. Bien entendu, il s’agit d’une parodie de test, avec des questions hyper orientées, et les résultats semblent produits de manière pseudo-aléatoire. Et pourtant... Une double personnalité, tant de talents derrière un seul homme... Et s’il y avait quelque chose de vrai derrière tout ça ? Et, en plus, après moi, ma collègue a fait le test et est tombée sur « hystérique »... Je l’ai rassurée, bien sûr, mais je n’en pensais pas moins. Du coup, je commence à me poser des questions.
Schizophrène ? C’est grave, docteur ?


Mercredi, le 2 février 2005
À la recherche d’un certain bien-être ou « petite annonce »
Tout à l’heure, je me suis rendu au magasin Bien-Être afin de récupérer la perceuse (dont je me moque) et surtout les couteaux de boucher de ma soi-disant chère et tendre (lire le post précédent pour comprendre).
Ben, le magasin en question, c’est un endroit où sont vendus des canapés moches, avec des gens parfois assis dessus, qui bien souvent viennent récupérer leurs cadeaux (j’ai vu d’autres types avec leurs perceuses, si, si !).
Bon, moi, j’arrive, je fais un tour, je fais semblant de m’intéresser aux canapés (toujours moches), par politesse, et une jeune et jolie demoiselle arrive pour me demander si elle peut m’aider. Je réponds par l’affirmative et lui présente l’invitation me permettant de récupérer mes lots. La demoiselle me dit que ce n’est pas possible, je dois venir avec mon épouse et je lui réponds que comme elle a la grippe et tout et tout, ben, je suis tout seul et puis elle repassera p’t’êt’ un jour plus tard quand elle sera guérie, et tout le monde sera content.
Qu’a cela ne tienne ! La miss, pas bête, griffonne sur mon invitation : « Prolongation de 2 semaines » (« Elle sera sans aucun doute guérie d’ici là, non ? »), signe et me rend le tout avec un charmant sourire.
Eh méééééééééééééérdeeeeeeeeeeeeu ! Me voilà bien embêté. Parce que la Madame censée partager ma vie, elle n’est pas prêt de venir, elle n’a jamais existé. D’où la petite annonce que je m’apprête à faire passer dans les journaux locaux :

JH BCBG cadre fonct. publ. cherch JF aimant littér. et voy. en vue mariage immédiat pr cause cout. bouch. Bien-être. Cand. pas sér. s’abstenir.


On ne sait jamais. Comme disait le grand philosophe Jean-Claude Drusse, en 1979 : « sur un malentendu, ça peut marcher ».


Vendredi, le 28 janvier 2005
Je me suis marié ! ou « trucidons-nous dans la joie ! »
Je me suis marié. Si si !
Eh, Maman, avant de faire une crise cardiaque, attends de lire la suite, tu vas comprendre...
L’autre soir, alors que je corrigeais des copies, j’ai eu un appel téléphonique d’une société de j’sais-pas-quoi-jeu-pub-qu’importe.
La dame, au téléphone, elle me dit que pour l’ouverture d’un nouveau magasin, je vais recevoir une invitation me permettant de retirer mon lot-tout-beau-à-moi-que-je-l’ai-gagné-que-j’ai-vraiment-trop-de-la-chance. C’est une perceuse. Youpi. (M’en fous, j’en ai déjà une, et je n’ai pas besoin de faire de nouveaux trous dans mes murs.)
Et la dame continue, elle me dit que pour madame, elle a de superbes couteaux de boucher. (Parce que la cuisine, bien entendu, c’est réservé à madame...) « Vous êtes bien marié, monsieur ? » Et moi, après un instant d’hésitation, de répondre par l’affirmative d’un air très convaincu. La dame me demande alors le prénom de mon épouse. Je lui donne en pâture le premier prénom féminin quelconque qui me passe par la tête.
« Très bien, monsieur... Donnez moi un nombre... Indiquez-moi l’année de naissance de madame... et voici donc votre numéro de chance... » De quoi elle se mêle ? Je sors des trucs bidons en réponses à ces questions et, en raccrochant, je me retrouve avec mon précieux numéro que j’oublie aussitôt avec toute cette curieuse histoire.
C’était il y a quelques jours.
Sauf que là, tout à l’heure, en rentrant chez moi, j’ai trouvé une lettre avec cette fameuse invitation. Une lettre adressée à Monsieur ou Madame Moi-Même, avec le prénom de mon épouse virtuelle. Et un plan du magasin. Et les lots que nous sommes censés récupérer. Et le fameux numéro chance. Et cette consigne : « Notre partenaire de la semaine vous ouvre les portes de son magasin. Venez en couple y découvrir sa collection. »
Ouais, ben, on dira alors que la femme de ma vie est souffrante, au lit avec de la fièvre.
Mais le plus drôle, c’est que ce magasin s’appelle « Bien-Être ». Mettez la musique du film Psychose en fond sonore (vous vous rappelez, ces fameux petits bruits stridents qui accompagnaient la scène du meurtre de la blonde qui prend sa douche ?) Vous imaginez le couple de dingues, le monsieur, perçeuse à la main, transformant tout ce qui passe à sa portée en gruyère, et la madame, avec son ensemble de couteaux de boucher, se la jouant comme Uma Thurman dans le bar japonais de Kill Bill ?
Bien-être... vraiment, il y a des trucs qui ne s’inventent pas !


Dimanche, le 9 janvier 2005
C’est mal
J’ai lu dernièrement que, selon une grande prêtresse du savoir-vivre, il ne faudrait absolument jamais saucer à table. Oui, tremper la mie de son pain pour nettoyer l’assiette, ça ne se fait pas, c’est comme tartiner son foie gras comme un vulgaire pâté, c’est mal, c’est sale, bêêeeuh. Ben, je ne peux pas m’en empêcher. Je ne sais pas qui a établi cette stupide règle du « bien se tenir à table », mais elle a visiblement été écrite en dépit du bon sens, et surtout en toute méconnaissance de la gastronomie, de l’art culinaire et, au sein de cet art, de l’originalité, de la finesse et du doigté nécessaire à la réalisation de sauces se mariant au mieux aux divers mets pour qu’ils puissent exprimer leurs plus subtiles saveurs. J’ai même tendance à croire qu’il s’agit d’une règle imposée par une dame acariâtre et ayant tendance à prendre de l’embonpoint, et ceci simplement pour frustrer les jeunes âmes épicuriennes qui auraient pu profiter d’une sauce un peu riche dont elle, la méchante, devait se priver, non par goût mais par nécessité médicale ou diététique...
Sans transition. Vendredi, juste avant de partir du bureau, j’ai lancé à mes collègues : « C’est comme les préservatifs ! ». Devant l’étonnement justifié de ces derniers, je me suis expliqué. J’étais en train de réaliser une sauvegarde des données les plus précieuses sur ma clé USB personnelle. Il s’agit là du genre de choses que je n’oublie jamais de réaliser car je suis un garçon prudent. D’où la petite phrase. Mais ça ne se dit pas. C’est mal...
Ah, mais dans quel monde vit-on ?


Mardi, le 21 décembre 2004
After the party
Quelques remarques post-festives :
  • une petite dizaine (en clair, neuf), c’est sans doute le nombre idéal de personnes à une soirée : moins, on a trop vite fait le tour des gens, et plus, on n’a pas le temps de discuter avec tout le monde ;
  • les amis qui connaissent mon goût pour la lecture m’ont offert des livres (de cuisine ou de science-fiction), les plasticiens m’ont fait cadeaux de compositions artistiques, d’autres m’ont apporté des bouteilles de vin, et un dernier le fruit d’un amusant bricolage (une paire de pistolets tirant des élastiques, si, si !) ;
  • je prépare deux fois trop de choses à manger (je suis pire que ma mère) ;
  • mes maki-sushis sont vraiment excellents (ouais, mais faut y aller doucement avec la pâte wasabi, j’ai dit que c’était très fort !) ;
  • ma recettes de crevettes à la crème fraîche et... (non, je ne vais pas tout raconter, secrets de chef), c’est vraiment une tuerie pour les papilles ;
  • les artisans pâtissiers du coin font vraiment des merveilles (mmmmmmh.... l’exquis au caramel et à l’orange, mmmmmmh... le forez au chocolat...) ;
  • quand 32 bougies sont réparties sur deux gâteaux, ce n’est pas simple de les éteindre sans reprendre son souffle ;
  • les invités préfèrent le gewurztraminer au riesling, au champagne ou au crémant d’Alsace (la prochaine fois, j’en prendrai plus de bouteilles) ;
  • mes voisins doivent être sourds, ou alors il y a une excellente isolation phonique dans mon immeuble ;
  • les demoiselles les plus charmantes sont aussi celles qui dansent le mieux ;
  • le mélange chichon + alcool, ça fait dormir (n’est-ce pas, Fred ?)...
  • ...et finalement c’est tant mieux, car, comme ça, il y a moins de concurrence lors des séries de slows (gnarf, gnarf !) 
  • le lendemain, en nettoyant, j’ai pu remplir plusieurs grands sacs poubelles (j’avais acheté tout ça ?) ;
  • il y avait des élastiques de partout, même dans les endroits les plus improbables (merci, Chris !) ;
  • j’ai mis en route une pyrolyse... ce qui a eu pour effet de faire à nouveau casser la vitre intérieure de mon four (heureusement que ce dernier est encore sous garantie) ;
  • j’ai plein de restes dans mon réfrigérateur... et je dois partir dans quelques jours pour fêter Noël dans ma famille (bénie soit l’invention du congélateur) ;
  • il n’y a pas à dire, des fêtes comme ça, ça donne envie de prendre un an de plus !
Voilà, fermeture temporaire de ce weblog car je vais prendre quelques jours de vacances et je ne sais si je pourrais poster entre temps. Passez de joyeuses fêtes et à l’année prochaine !


Samedi, le 18 décembre 2004
Cure de jouvence
Ça y est, j’ai 20 ans.
Trop d’la balle, et ce soir, je fais une teuf avec des potes chez ouam. La vérité, c’est que mon birthday, c’était jeudi dernier, mais comme j’étais au taf, j’ai préféré organiser ma party during the week-end.
Alors, ça s’annonce plutôt bien, plein de charmantes amies ont accepté mon invitation (je traduis : « y aura de la meuf grave au mètre-carré ! »), mes étoiles du jour annoncent : « Sagittaire, Sensualité, séduction, profond regard. Poète, esthète, romantique, et délicieusement charmeur. Vous tiendrez vos promesses ». Yeah ! Trop bien ! Et puis, cette description, c’est vraiment trop ouam, la vérité !
J’ai préparé des compiles de ziques. De la house & de la techno, du trip hop & du lounge, des slows-de-la-mort-qui-tuent... des tubes des années quatre-vingt.
Les années 1980 ? Ah, mince, c’est vrai : j’ai 20 ans, ouais, mais 20 en base hexadécimale, faut dire... Alors j’arrête d’écrire à la manière des skybloggeurs (en plus, je n’ai même pas prévu de passer du rap ce soir, gasp, je suis démasqué...)


Vendredi, le 26 novembre 2004
Le jeu de mots de l’année
Bon, je ne mettrai pas sur mon weblog de calembour pseudo-hebdomadaire comme la Madame (et son « Jeudi’s Jeu de Mots Nul ») mais j’ai la terrible mauvaise habitude d’en faire dans la conversation, au quotidien. Ainsi, lorsque mon chef nous avait demandé, à mes collègues et moi, qui viendrait à la soirée tapas qu’il organisait chez lui, j’ai annoncé que tout le monde devrait sans doute venir parce que, c’est bien connu, les tapas rencontrent d’ordinaire beaucoup de succès.
Ben ouais.
Les gens sont très emballés par les tapas.
...
Euh ?
Non, vous ne voyez toujours pas ?
Pourtant, les tapas emballent !


Jeudi, le 25 novembre 2004
Ligne d’eau
Depuis que je me suis remis à une activité de natation régulière, j’ai identifié différents profils de comportements parmi les baigneurs :
  • le barboteur : souvent d’âge avancé, il nageote tout doucement et gêne – bien malgré lui – les baigneurs plus rapides ;
  • le dauphin : bon nageur, il est trop gentil toutefois pour doubler le barboteur et se plie au rythme de celui qu’il suit ;
  • la baleine : de forte corpulence, la baleine avance à son rythme, qui est rapide, et les baigneurs lui font naturellement de la place ;
  • le pédalo aveugle : ce baigneur kamikaze nage sur le dos, avec de grands mouvements des bras, inconscient de l’endroit où il va et des nageurs qu’il rencontre dans l’autre sens ;
  • le requin : bon nageur, il souhaite nager à son rythme, mais n’ayant pas les arguments physiques de la baleine ou l’inconscience du pédalo aveugle, il double ceux qui sont lents en fonction de certaines stratégies élaborées...
Ami mammifère marin, choisis ton camp !
Moi, personnellement, je suis plutôt un requin et j’ai pour stratégie de suivre les baleines qui vont à mon rythme, et quand je dois les dépasser, je profite d’un moment de faiblesse de leur part, par exemple quand elles sont aux prises avec des barboteurs ou des pédalos aveugles...


Mercredi, le 29 septembre 2004
Shocking
Bon, euh, je ne pourrais pas poster le week-end prochain. Ouais, la recherche, c’est aussi présenter ses travaux à la communauté internationale (Trop d’la balle !)
Et c’est donc à Padoue et à Venise que je vais aller (Trop le pied !)
Donc ce blog sera mis en sommeil pendant une petite semaine, mais j’espère à mon retour mettre en ligne des comptes-rendus de nos fabuleuses réflexions scientifiques photos de ces belles cités italiennes.
Voilà.
En attendant, une petite blaguounette...

Alors, c’est l’histoire d’un trader de la City (à Londres !) qui rentre chez lui après une belle journée où il a, comme de coutume, réalisé de juteux placements malgré la conjoncture économique.

Notre homme a la quarantaine, il porte un complet veston anthracite, un chapeau melon, parapluie canne, et sur son visage se lit cet air satisfait de ceux qui ont le sens du devoir accompli et une confiance absolue en la reine.

Arrêté momentanément à un feu rouge pour les piétons, il se retrouve au côté d’un jeune punk, cheveux en crête rouge et verte, et ne peut s’empêcher de porter sur ce dernier un regard dédaigneux.

Le rebelle remarque le regard de son voisin et l’accoste en ces termes : « Eh, vous ! Qu’est-ce que vous avez, mon vieux ? À vous voir, je suis persuadé que vous n’avez jamais rien fait d’excentrique de toute votre vie ! ».

Notre homme soulève un peu son chapeau melon pour se gratter le sommet du crâne, réfléchit un instant, et dit finalement en soupirant : « À vrai dire, jeune homme, si. Une fois. Oui, j’étais bien jeune à cette époque, je devais avoir à peu près votre âge... et je me trouvais chez ma tante Suzie. Or Suzie, Dieu ait son âme, avait à l’époque un fabuleux perroquet femelle du nom, somme toute assez commun, de Coco. Et je dois vous confesser que j’ai eu avec ce trouble volatile des rapports, disons, contre nature. Ainsi, je me demandais justement, maintenant que je vous vois, jeune homme, si vous ne pourriez pas être mon fils... »


Allez, à bientôt ! Soyez sages, et n’oubliez pas d’arroser les plantes !


Mardi, le 10 août 2004
Autoportrait (suite)
Version manga.
et je ne fais même pas de pub pour mon ordinateur portable...


La vérité se situe sans doute quelque part entre le dessin du haut et celui du bas...


Vendredi, le 6 août 2004
Autoportrait
Version SouthPark.
là, c’est quand je donne des cours en amphi...


Mais parfois, je peux aussi être comme ça.


Samedi, le 24 juillet 2004
Une histoire mémorable
[Encore un texte de fiction écrit durant l’atelier d’écriture, saison 2003-2004. Oui, il n’y a que la fiction qui m’aille en ce moment, ma vraie vie est moyennement drôle ces derniers temps...]

« De tous les livres que j’ai lus, aucun ne m’a laissé un souvenir aussi extraordinaire, aussi intense, aussi... fort – mais vraiment fort ! – que celui-ci !

Alors, l’histoire, c’est...

Enfin, ça parle d’une femme. Mais bon, pas vraiment une femme. Plutôt une jeune femme. Voire une adolescente. Oui, c’est ça : une gamine.

Et d’une vieille aussi. Sauf que c’est la même que la première. Ça, on ne le comprend pas tout de suite. Ou peut-être que si, mais moi, je n’ai pas eu le déclic du premier coup. C’est une personne qui évolue, que l’on suit tout au long du roman.

Euh... ça te semble un peu confus, ce que je raconte, non ?

Oui, j’en reprends, mais alors juste un fond. Il est fameux, ce cognac !

Alors, la fille, eh bien, au début, elle est sur un bateau. Ah non ! Je me trompe ! Ça, c’est plus loin. Parce qu’il y a des flash-back, tu vois...

Mais c’est vrai qu’il se laisse boire, ton cognac. C’est du quoi ? Ah, vraiment fameux ! Oh, oui : tu as eu une bonne idée en l’emmenant.

Donc, la fille, quand elle rencontre le type... Parce que je ne te l’ai pas encore dit, mais il y a aussi un type dans l’histoire. Le genre beau gosse, mais l’esprit torturé, si tu vois ce que je veux dire.

Elle en tombe amoureuse – tu penses ! – mais lui, c’est pas qu’il ne l’aime pas, il doit avoir quelqu’un d’autre dans sa vie. La femme d’un ministre. Ou d’un ambassadeur. Non, la femme de l’ambassadeur, je crois que c’était dans un autre livre.

La femme d’un ministre, on va dire alors, mais ça n’a pas beaucoup d’importance.

Donc, au niveau des sentiments, c’est déjà le gros truc compliqué.

Alors, elle... Mais non ! Pas la femme du ministre, l’autre, la jeune, celle qui est amoureuse du type, elle fait... Elle fait quoi déjà ?

Flûte, je ne me rappelle plus !

Euh, tu ne l’as pas lu, toi ?

C’est un livre qui a été écrit par un Chilien en... Attends, non, pas du Chili. Un auteur qui vient d’Argentine et qui a fui son pays. Enfin, un endroit quelque part en Amérique du Sud, tu ne vois pas ?

Attends, c’est facile : je vais le retrouver. J’en ai pour un instant : il est dans ma bibliothèque.

Ah, ben non ! Mais c’est vrai, ça, je l’ai prêté !

Non merci, ça va : c’est pas que... mais je crois que là, j’en ai déjà trop bu.

Si, si, ça va ! Mais c’est juste que je ne vois plus du tout à qui j’ai passé ce fichu bouquin... »


© Fabrice Méreste, 2004.




Dimanche, le 4 juillet 2004
La valise de Monsieur Durand
[Texte de fiction écrit durant l’atelier d’écriture, saison 2003-2004, et présenté au cours de la séance de lecture publique des textes du mercredi 30 juin. L’inducteur était la première phrase du texte, représenté ici en italique.]

Les concierges, voyez-vous, ne sont pas toutes curieuses. Ainsi, moi qui vous parle, je n’ai pas du tout ce trait de caractère. Non, pas du tout.

Et pourtant, Dieu sait qu’il s’en passe des choses, dans cet immeuble.

Par exemple, pas plus tard que la semaine dernière, Monsieur Durand était venu avec une grosse valise. Une grosse valise, vous imaginez ?

Parce que Durand, quand même, il travaille à la Poste, je le sais bien, le neveu de mon mari, il y travaille, alors pour savoir, vous pensez que je suis bien placée, et à la Poste, leurs vacances, ils ne peuvent pas les prendre n’importe quand, et certainement pas maintenant ou la semaine dernière.

Vous me direz Philippe, c’est le prénom du neveu de mon mari, à la Poste, il n’y est entré que depuis 6 mois, et en 6 mois, on ne l’a sans doute pas laissé prendre des vacances, pour sûr !

Non, parce qu’il y a malgré tout des règles même si à la Poste, pour ne rien vous cacher, il y a beaucoup de fainéants. Oh oui ! Et ce n’est pas parce que les PTT s’appellent maintenant la Poste que ça a changé quelque chose, ah non !

D’ailleurs, moi, j’ai toujours dit « la poste », ou « le bureau de poste », pas les PTT.

Vous ne trouvez pas que ça fait un peu ridicule, « PTT » ?

Oui, car franchement, ce sont quand même de sacrés fainéants.

L’autre jour – tiens ! –, j’y suis allée, moi, à la Poste. C’était pour rendre service à Madame Gautier. Elle est bien gentille, Madame Gautier, mais s’est vrai que depuis qu’elle ne peut plus se déplacer, elle qui habite en plus au quatrième, elle ne fait plus grand chose, ah, ça non ! Et c’est pas faute d’avoir de la famille, la Gautier.

Quand on y pense, cette misère, une femme qui a élevé seule ses cinq enfants. Oui, cinq, Monsieur ! Et pas un qui vient la voir. Ou alors, si, juste à la Noël, en passant, pas plus de dix minutes, histoire de récupérer un chèque. Je vois ça d’ici.

Car elle a bien de l’argent, Madame Gautier.

J’étais justement allée à la Poste récupérer un mandat à elle.

Mais j’avais fait ça après les escaliers. Car les escaliers, faut que ça brille, ça j’y tiens !

Et à la Poste, presque une heure, que j’ai attendu, vous vous rendez compte ? Des fainéants, il n’y a pas d’autre mot, un seul guichet pour tout le monde, et les autres en pause café ou que sais-je. Mais aussi des personnes qui ne savent pas ce qu’elles veulent, des timbres comme ci ou comme ça, faut pas tout mettre sur la dame au guichet, elle fait ce qu’elle peut, la pauvre, toute seule, parce que des postiers, il y en a des sérieux. Tenez, comme mon Philippe, ça, c’est un exemple. Enfin, je dis « mon » Philippe, ce n’est que le neveu de mon mari. Mais parfois, on se demande.

Oui, comme on se demande pourquoi Monsieur Durant avait une grosse valise, la semaine dernière.

Oui, hein, c’était pour quoi, dites-moi, si ce n’était pas pour partir en vacances ?

Moi, je n’en sais rien mais elle était sûrement assez grosse, la valise, pour transporter un corps.

Mais alors là, annoncer que c’est Durand qui a fait disparaître cette pauvre Madame Gautier après l’avoir découpé en morceaux, ah, ça non, je ne l’ai pas dit, Monsieur l’Agent. Je n’ai rien vu...

Vous savez, je suis peut-être la concierge, mais je ne suis pas une dame curieuse...


© Fabrice Méreste, 2004.




Mardi, le 20 avril 2004
Les voies du hasard...
Ça faisait longtemps : par quels chemins saugrenus arrivez-vous sur ce carnet virtuel ?
Voici quelques requêtes effectuées sur les moteurs de recherche qui ont permis d’arriver jusqu’ici :
  • avis de décès gratuit des Vosges : oh ! même dans ces instants-là, on trouve des gens pingres ?
  • mauvais côté de l’acrylique : euh... ça sèche plus vite que l’huile, ce qui a son avantage mais aussi ses inconvénients, et ça fait des taches quand on ne sait pas peindre...
  • lingerie femme obèse : certes, il en faut pour tous les goûts, mais bon, vous ne trouverez rien d’intéressant sur ce sujet ici
  • composition du centre des épluchures de banane : en voilà une requête curieuse... désolé de ne pouvoir donner plus d’information à cet étonnant chercheur, mais bon, ça ne se mange pas
  • gâteau en forme de moto : euh, pourquoi pas ? tant qu’on ne fait pas d’excès...
  • recettes à la noix de coco : oui, oui, vous trouverez un gâteau à la noix de coco cuisiné au four à micro-ondes dans mes archives, dans la partie Avide de bonne chère
  • recette de cuisine gratuitement avec image aux micro-ondes : ah, il n’y a que des réponses partielles à cette requête, il y a bien des recettes livrées gratuitement sur ce site, certes, mais il n’y a pas d’images autres que mes sculptures
  • toutes les recettes de cuisine : toutes, euh, il ne faut peut-être pas abuser, quand même !
  • biographie du plus grand pâtissier du monde : non, sans blague ? vous allez me faire rougir
  • nourriture dégueulasse : ah... voilà qui permet de relativiser...



Samedi, le 27 mars 2004
La princesse et la grenouille
[Texte de fiction écrit au cours de l’atelier d’écriture du mercredi 24 mars 2004. L’inducteur choisi était un carte une carte postale reproduisant le tableau la Princesse et la Grenouille (1909) de Mary Shepard Greene Blumenschein (1869-1959)].

Tu es là, ma belle oisive, venue chercher un peu de fraîcheur au bord du lac.

Tu es là, ma belle innocente, dépouillée de tes vêtements, tu nages quelques brasses légères dans mon royaume.

Tu es là, ma belle, tu te crois seule, et tu laisses le soleil sécher ta nudité sous mon regard de batracien.

Tu t’ennuies un peu, ma belle, alors tu te rhabilles et tu joues avec une petite balle en cuir.

Tu t’amuses à la lancer, ma belle, toujours plus haut, et tu cours pour la rattraper.

Mais voilà qu’un tir mal ajusté projette la balle un peu trop de côté, un mauvais rebond et – plouf ! – elle disparaît dans les flots.

Peut-être est-ce enfin ma chance ?

Je plonge de mon nénuphar, je secoue un peu la vase de mes pattes palmées, et je repère l’objet que tu as perdu. Je ne suis qu’une petite grenouille, mais je parviens à mettre la balle dans ma gueule. Avec grand peine, je la ramène à la surface, je nage jusqu’au bord et je la dépose à tes pieds, à ton plus grand étonnement.

Tu t’approches de moi. Je dois te parler. Les mots roulent maladroitement dans ma bouche.

« S’il te plaît, dis-je entre deux coassements, embrasse-moi ! »

Tu n’en crois pas tes oreilles, aussi reprends-je de plus belle :

« Embrasse-moi ! Je ne suis pas une grenouille mais un prince transformé ainsi par le sinistre vouloir d’une méchante sorcière ! »

Loin de te soucier de mon malheur, tu sembles te moquer.

« Embrasse-moi ! fais-je encore d’un ton suppliant. C’est le seul moyen de faire cesser la malédiction ! »

Tu es là, tu souris, et tu me réponds d’une voix cristalline :

« Ça va pas ! Une grenouille qui parle, c’est vachement cool ! »


© Fabrice Méreste, 2004.



Dimanche, le 11 janvier 2004
Il n’y a pas à dire...
Lundi.
— Bonne année !
— Merci Fabrice. Bonne année, meilleurs vœux ! Alors, des bonnes résolutions pour cette année ?
Je réfléchis un instant.
— Euh... J’ai décidé d’arrêter de fumer.
— Ah, c’est bien ! Mais... tu n’as jamais fumé ?!
— Peut-être, mais comme tous ceux qui disent qu’ils arrêtent sont félicités ou encouragés, je me suis dit que moi aussi. Et puis, au moins c’est le genre de résolution que je suis sûr de tenir...

Un peu plus tard, un collègue affolé entre dans mon bureau.
— Fabrice, tu es au courant ? Il faut rendre les corrections demain !
— Mais non, ce n’est pas possible !
Je téléphone à la scolarité. À la réponse à ma question, je reste bouche bée. Je cesse aussitôt toute activité pour prendre mon stylo rouge et mon paquet de devoirs. Je quitte l’Université en milieu d’après-midi, m’isole dans mon appartement, ferme les volets. J’arrive à corriger vingt copies à l’heure au meilleur de ma forme. Mais j’ai un paquet de plus de 150 copies...

Soirée épouvantable. J’ai veillé à rester fidèle au barème, à noter les copies anonymes de la façon la plus juste possible, et à compter et recompter les points. Mais en fin de matinée, tout était corrigé, et j’avais obtenu pour mes étudiants une moyenne générale dans la norme, entre 10 et 11 sur 20.

Il n’y a pas à dire : c’est vraiment la rentrée...


Dimanche, le 4 janvier 2004
Premier message de l’an
Retour à Saint-Étienne.
Léger dépoussiérage du layout de Singuliers.

Devinette :
Comment s’appellent les œuvres de la trilogie marseillaise de Pagnol ?

La crèche, c’est moi qui l’ai faite !

César, Marius... Épiphanie ! (OK, je sors)

Tous mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année !


Samedi, le 8 novembre 2003
Avide de bonne chère : le cuisinier gaffeur
De mon séjour en Provence, j’ai rapporté un moule à kouglof. Oui, je sais, les kouglofs, ou « kougelhopf », sont des gâteaux alsaciens, mais je ne suis plus à un paradoxe près. En plus, à mon retour de Vieuxbourg, j’ai eu la surprise de voir que le magasin où j’ai l’habitude de faire mes courses proposait cette semaine des spécialités culinaires d’Alsace. Alors, j’ai acheté une « palette à la diable » (un rôti de porc cuit à la moutarde et à la bière) et des  «spätzle » (pâtes alimentaires de semoule de blé dur aux œufs frais ; prononcez : « chpè-tzlé »).
Bon, ça s’annonçait bien : je devais voir mes amis de la Gang le dimanche et pensais venir en apporter le gâteau alsacien. De plus, je me disais que j’allais pouvoir présenter la recette du kouglof sur le weblog que vous êtes présentement en train de lire, ça changerait un peu de mes gâteaux cuits au four micro-ondes.
Problème : je disposais de deux recettes de kouglof, une que je tenais de ma gentille maman, l’autre indiquée sur le paquet de raisins secs dont je devais me servir pour la constitution du gâteau. Et les quantités, suivant les deux sources, variaient du simple au double pour la farine... De quoi me laisser perplexe. J’ai donc suivi la recette maternelle, m’inquiétant quand même quelque peu du mal que la préparation avait à lever ainsi que des étranges morceaux de pâte tout durs obtenus après l’avoir à nouveau mélangé. Par ailleurs, la constitution désespérément collante et granuleuse de la pâte, au lieu de disposer d’une belle forme en boule à mettre dans le moule avant de passer le tout au four (il paraît que le terme « Kügel », qui a donné kouglof, signifie « boule » en alsacien), n’était guère rassurante. J’ai programmé mon four, suis parti faire mes courses, et, à mon retour, j’ai découvert avec horreur que de la pâte aux raisins secs (non cuite chose) avait débordé partout. Soit. J’ai démoulé le gâteau. Il n’était pas cuit. J’ai donc tenté de le remettre au four un moment, mais c’était peine perdue.
Tant pis.
J’ai nettoyé mon four et fait cuire la palette à la diable tout en préparant mes spätzle. C’était très bon, et il m’en restait plein à congeler.
J’ai fait la vaisselle et décidé de nettoyer mon four avec un bon coup de pyrolyse. Le four s’est bloqué et a commencé à chauffer. Fort. Très fort. Tiens, un bruit de verre ! Non, je m’étais dit que j’avais rêvé.
La pyrolyse terminée, une surprise m’attendait... Une toile d’araignée était apparue dans mon four : la vitre interne n’avait pas supporté la chaleur intense et s’était cassée.
Las. J’avais tout faux...
J’ai fini par préparer un gâteau aux pruneaux, c’est quand même bien plus simple que de faire de la cuisine traditionnelle.


Samedi, le 25 octobre 2003
Avide de bonne chère : changements à venir...
Vous souvenez-vous de mes recettes de cuisine ? J’avais montré qu’il était possible de préparer de bons gâteaux en les cuisant... au four à micro-ondes. Ayant fait récemment l’acquisition d’une cuisinière équipée d’un four traditionnel, je risque donc à présent de ne plus donner que des recettes classiques.
À moins que...
On peut faire des choses assez extraordinaires avec un four qui, lui, demeure aussi ordinaire que possible.
Par exemple, un collègue, revenant d’une conférence au Japon, nous a fait goûter de curieux biscuits faisant les délices des habitants du pays du soleil levant. Dans un bel emballage, sous les caractères en katakana et hiragana, j’ai pu lire : « camembert chocolate langue de chat » (en anglo-français dans le texte). Avec, en-dessous, un nom de marque à consonance italienne écrit sous forme manuscrite pour faire plus « classe ». Cette étonnante nourriture se présente sous la forme de deux galettes saupoudrées de sucre glace (enfin, je suppose) et entre lesquelles se trouve le fameux chocolat blanc au camembert.
Prenant mon courage à deux mains et le biscuit dans l’autre (tiens, ça me fait trois mains), je croque dedans...
Eh bien, tout comme dans la blague sur la tarte aux concombres, c’est vraiment pas bon !


Samedi, le 18 octobre 2003
Avis de décès : lorsque j’étais mort...
En ce moment, à Saint-Étienne, se déroule l’événement Livres en Fête.
Au programme : auteurs venus dédicacer leurs ouvrages, stands de libraires et bouquinistes, ateliers et animations diverses.
Hier, j’ai fait un petit tour sur le lieu de cette manifestation culturelle en essayer de voir si certains auteurs m’étaient familiers et j’ai vu le nom de Fabrice Colin, récemment primé (tout comme Jean-Jacques Girardot, voir post ci-dessous) au Grand Prix de l’Imaginaire.
Fabrice Colin et moi-même avons comme points communs d’être nés la même année, d’avoir le même prénom, et d’écrire tous les deux dans le domaine de la littérature de l’imaginaire, bien que lui soit un auteur bien plus publié que moi et qu’il écrive davantage dans le domaine de la Fantasy.
Il y a de cela quelques années, j’étais étudiant à Paris, et lors d’une rencontre organisée par le Club Présences d’Esprits, on m’avait pris pour lui...
C’est toujours ennuyeux d’être pris pour quelqu’un d’autre.
Voici une anecdote qui m’est arrivée justement à cette époque où je poursuivais mes études à Jussieu.
Un jour de novembre, mes parents eurent la surprise de recevoir une lettre d’une dame d’un village voisin, cette dame s’avérant être la mère d’un de mes anciens camarades de classe de collège. Un détail aurait pu mettre la puce à l’oreille de mes parents : le nom de famille était mal orthographié (« Méreste » est un pseudonyme, mon véritable patronyme étant trop difficile à écrire correctement par le commun des mortels). Dans cette lettre, une carte indiquant : « Sincères Condoléances » avec une image de fleurs tristes comme il convient dans ce genre de situation.
En ouvrant la carte, mes parents purent lire le texte suivant, en caractères d’imprimerie :

« Le livre de la vie

est le livre suprême

qu’on ne peut ni fermer

ni ouvrir à son choix.

On voudrait revenir

à la page que l’on aime

et la page du chagrin

est déjà sous nos doigts.


Sincères Condoléances. »


Puis, écrit à la main :
« Je suis bouleversée par le deuil qui vous frappe. Croyez en ma sympathie bien attristée. »
Suivis du nom de la mère de mon ancien copain de classe et d’un post-scriptum : « Si je peux vous aider... »
Passé le premier moment d’émotion et de surprise, mes parents m’ont quand même appelé par téléphone pour prendre de mes nouvelles, et comme je me portais comme un charme, ma mère s’est décidée à prévenir la personne à l’origine de la lettre afin de la rassurer.
L’explication était simple : quelques jours plus tôt, un malheureux homonyme (à une lettre près dans l’écriture du nom de famille), du même âge et de la même région natale que moi, s’était tué dans un accident de voiture. L’avis de décès avait été publié dans les pages nécrologiques du journal local.
Certaines personnes ont cru qu’il s’agissait de moi, comme des habitants du village de mes parents, mais voyant que ma mère ne semblait en rien touchée par le décès de son fils aîné, ils ont vite compris qu’il ne s’agissait pas de moi : une lettre de différence dans le nom de famille ainsi que l’activité du défunt (serveur dans un restaurant) avait fini par lever le doute.
Quoi qu’il en soit, apprendre que j’avais été considéré comme mort aux yeux de certains est une drôle d’expérience : cela permet de relativiser les problèmes divers qui nous touchent car ceux-ci sont toujours bien dérisoires face à la chance que nous avons d’être vivants.


Mercredi, le 8 octobre 2003
Avis de dérangement
Lors des derniers jours de septembre, l’opérateur national (mais privé) de télécommunications (non, je ne vais pas leur faire de publicité, en plus !) me fait une proposition bien jolie : la possibilité d’envoyer des mini-messages (ou SMS, ou textos) à partir de ma ligne fixe (oui, je n’ai et ne veux pas de téléphone portable sans pour autant me priver des nouvelles formes de communication).
Joie, ce vendredi-là, je vais sur le site web de l’opérateur téléphonique et je m’abonne aux options payantes d’affichage du nom ou du numéro, options nécessaires à l’activation du service gratuit de la possibilité d’envoi et de réception des textos (cherchez l’erreur) et j’attends que ma demande soit prise en compte.
Le week-end se passe, mais rien n’est changé sur ma ligne.
Je profite d’un moment de libre, le mardi matin suivant, pour aller à l’agence la plus proche de cet opérateur téléphonique. J’attends patiemment mon tour, j’expose mon problème, et on me confirme qu’il y avait effectivement un petit souci technique et que ma commande était bloquée mais que tout allait se mettre en place dans les heures qui allaient suivre.
Je rentre chez moi, bien content que tout puisse se régler aussi simplement, mais m’étonne quand même, en souhaitant faire une mise à jour de mon blog, de ne plus avoir accès à Internet. Et de ne plus pouvoir appeler depuis mon poste fixe non plus, d’ailleurs.
Je pars travailler, j’essaie d’appeler chez moi depuis mon bureau, et j’aboutis finalement à une boutique de lingerie. N’ayant rien de particulier à acheter, je m’excuse, un peu surpris, et raccroche. Aurais-je fait un faux numéro ?
Un peu plus tard, je rappelle, tombe à nouveau sur la boutique de lingerie, j’expose mon problème et à la vendeuse qui me confirme que, depuis le matin, elle a rencontré des anomalies avec son téléphone et n’a reçu aucun appel de ses clients (et surtout clientes). Je comprends : ma ligne téléphonique a été redirigée par erreur chez cette boutique voisine...
Le lendemain, je retourne à l’agence de l’opérateur téléphonique, j’attends mon tour, expose mon problème à une personne qui m’arrête tout de suite en disant que c’est au service central que je dois m’adresser. Je lui rétorque que, justement, je n’ai plus accès au téléphone, celui-ci m’indique un téléphone spécial dans son agence où je peux appeler. Je décroche, appuie sur un bouton présélectionné qui compose automatiquement le numéro, une voix enregistrée me demande de préciser mon problème en appuyant sur une touche, chose que je ne peux faire avec ce téléphone spécial, et, le premier moment de perplexité passé, j’arrive quand même à avoir un interlocuteur à qui je raconte la situation ubuesque que je vis en ce moment.
Je rentre chez moi, un peu agacé quand même, et trouve dans ma boîte aux lettres deux courriers de l’opérateur téléphonique. Premier courrier, c’est le contrat d’affichage du numéro et du nom de l’appelant, ce qui me permet d’avoir l’option mini-messages... entre le lignes, je peux lire qu’on me félicite d’être un si bon client et d’avoir si bon goût. Deuxième courrier, c’est une lettre de rappel valant mise en demeure ! Là, c’est à la limite de l’insulte, et vas-y que je te menace de te faire payer 10% de plus si tout n’est pas réglé dans moins d’une semaine, ou plutôt cinq jours, vu le trajet par poste.
Mais c’est quoi, ce cirque ?
Je retourne à mon bureau, appelle le numéro indiqué sur la lettre de l’opérateur téléphonique et la personne à qui je m’adresse m’indique que l’autorisation de prélèvement automatique effectuée par mes soins n’a pu être prise en compte et que donc je dois régler au plus tôt ma facture par carte bancaire. J’appelle ensuite ma banque qui me confirme que l’autorisation de prélèvement a été validée... le jour même où le prélèvement aurait dû être effectué, d’où ce couac.
Le soir-même, je retrouve ma ligne téléphonique, je peux appeler l’opérateur pour effectuer le paiement de ma facture... Las, tout commence enfin à rentrer dans l’ordre.
C’est alors que j’essaie l’option mini-messages en écrivant un petit mot sur le téléphone portable de mon frère. Ça ne marche toujours pas. Quelques jours plus tard, en recevant le contrat détaillé de cette option, je comprends : il ne m’est possible d’envoyer des textos qu’aux numéros de téléphones fixes équipés de la même option (je ne connais encore personne dans ce cas) ou aux possesseurs de téléphones portables ayant comme opérateur téléphonique la filiale colorée de l’opérateur national. Cependant tous mes correspondants téléphoniques, amis ou famille, ont pris des abonnements auprès d’opérateurs concurrents...


Samedi, le 13 septembre 2003
À viser tout le temps à côté, on finit par rater sa cible
Ce titre qui a l’air d’un proverbe suisse ou d’une citation de Guillaume Tell (ou les deux) m’a été inspiré par un fait bien singulier (dans un monde pluriel, merci, vous suivez).
Il y a quelque temps, j’ai acheté une lessive de marque ***bip*** qui me proposait, après avoir indiqué par retour de courrier mes coordonnées, l’offre de quatre magazines : 3 numéros de Femme ***bip*** et un numéro de Cuisine ***bip***. Moi, comme j’adore les cadeaux (et donc les anniversaires ainsi que Noël), j’ai rempli le petit bulletin et — ô miracle ! — un premier numéro de Femme ***bip*** est parvenu hier dans ma boîte aux lettres. Numéro fort intéressant, ma foi, car même s’il est déjà à la poubelle aujourd’hui (celle destinée aux journaux et emballages, faut penser à recycler !), il a été réellement « utilisé » car j’y ai retiré toutes les pages qui sont, pour moi, pertinentes, à savoir les recettes de cuisine. J’avoue aussi que ça m’a permis de savoir que les Journées du Patrimoine auront lieu les 20 et 21 septembre, cette année, et j’ai pu combler mes lacunes en culture people ou connaître les tendances du maquillage pour la période automne-hiver (sachez, mesdames, que le « pop art mène la danse », mais ne me demandez pas ce que cela signifie, faut pas abuser non plus). Et ce magazine était accompagné d’une lettre commençant par : « Madame, (...) ».
Ben non. Ma chère Claire, responsable des abonnements, « Fabrice », c’est un prénom de garçon.
Hé quoi ?!
Il n’y a pas d’autres mecs sur Terre que moi à acheter des paquets de lessive ?
Et suis-je le seul être masculin à faire de la cuisine, et à plutôt bien me débrouiller aux fourneaux ?
Ben mince alors !
Il arrive cependant que l’on me prenne, au lieu d’une ménagère de moins de 50 ans, pour un môme. Suffit que j’achète de la préparation en poudre instantanée pour boisson cacaotée ou de la pâte à tartiner aux noisettes. Quand il n’y a pas de jeu concours ou de points à collecter pour rafler des bidules, il y a presque toujours une connerie accompagnant ces produits, une bêtise que l’on récupère et pose sur le coin d’un meuble en se disant que ça fera plaisir à un gamin du quartier, mais qu’on oublie toujours et qu’on finit par balancer...
Ah, mesdames et messieurs les publicitaires, à force de viser tout le temps à côté, vous allez finir par rater votre (cœur de) cible.
Mais vous n’êtes pas les seuls. De nombreuses personnes arrivant sur ces pages y sont parvenues à travers des mots clés tapés sur des moteurs de recherche, et je doute qu’elles y aient trouvé une réponse à leurs préoccupations.
Quelques exemples, et profitons-en pour faire, dans la mesure du possible, du Google wish :
  • « Quoi André-Marie Ampère a-t-il inventé » ou « qu’est-ce que fait André-Marie Ampère dans la vie » : ah, le physicien et mathématicien lyonnais est connu pour avoir étudié les courants électriques, et on lui doit l’électrodynamique qui a ouvert la voie à une foule d’inventions ;
  • « Antares identifiant perdu » : euh... pas d’bol, collègue ;
  • « maître de conférences comment être affecté dans une autre université ? » : on peut demander sa mutation au bout de trois ans (il y a plein d’infos sur le site du Ministère de l’Education nationale) ;
  • « Jess Kaan » : prix Merlin 2003 dans la catégorie nouvelle, voir mon compte-rendu de la convention de Flémalle ci-dessous ;
  • « biophones » : ah, amusant, ça ! j’en parle dans ma nouvelle Cellulaire sans en avoir l’air présente sur ce site ;
  • « oxygène hôpital doit rester sous sportif » : euh, il se drogue, cet internaute ?
  • « Dunyach extrait » : certains textes de Jean-Claude Dunyach, ou au moins des extraits, doivent peut-être exister sur un site, mais pas ici ;
  • « sève et le givre » : de Lea Silhol, prix Merlin 2003 dans la catégorie roman, voir mon compte-rendu ci-dessous ;
  • « dessins de tramways de Lyon » : les dessins qui ornent le tramway des TCL représentent les monuments et bâtiments les plus fameux de la capitale des Gaules : la basilique Notre-Dame de Fourvière, la cathédrale Saint-Jean, l’opéra, le Crayon (ou tour de la Part-Dieu), la gare TGV de l’aéroport Saint-Exupéry, etc.
  • « Ugo Bellagamba » : voir son site perso ;
  • « Flémalle convention » : voir ci-dessous ;
  • « docteur Fab » : c’est moi, Docteur Fab et Mister Méreste...
  • « Michel Pagel blog » : je ne crois pas que Michel en ait un...
  • « gâteau dans four micro-ondes » et « recette de biscuit » : voir les diverses recettes dans les archives ;
  • « cuisine pékinoise » : à part la recette du canard (voir dans les archives), je ne peux pas vous aider...
  • « secours singulier » : mais je suis là, je peux faire quelque chose pour vous ?!
Alors, amis lecteurs, ai-je pu, d’une façon ou d’une autre, vous être utile ?


Mercredi, le 14 mai 2003
Avis sur le sens de la vie
Aujourd’hui : il ne faut pas faire de blagues aux petits enfants.

Samedi dernier, j’étais invité à déjeuner chez un ami que je n’avais plus vu depuis presque un an, ami qui est marié et qui a deux enfants de trois et un ans (enfin non, pas tout à fait, pour la plus jeune, disons quelques mois, ne me demandez pas plus de précision, moins de douze).
Comme je suis un garçon bien élevé (si, si !), je suis venu avec un cadeau pour la maîtresse de maison, en l’occurrence une boîte de chocolats (j’ai pris les plus chers que j’ai trouvés au Monoprix, ce n’est pas très original, je sais).
Alors je vois le schtroumpf de trois ans, je lui donne la boîte (j’ai quand même fait l’effort de faire un joli paquet cadeau), et je lui dis : « C’est un cadeau pour ta maman ! ».
Le gamin s’en va en criant : « Maman, maman ! » tout en secouant la boîte, et pendant ce temps le copain arrive et me dit qu’il a un problème avec son fils car il mange trop de sucreries.
Oups...
Je vois alors la maman, sans la boîte, mais le gamin arrive en brandissant celle-ci après l’avoir débarrassée de son joli papier cadeau. Et comme il y a des chocolats dessinés dessus, bien entendu, c’est le drame, le môme veut en manger.
Alors, pendant que le papa explique à son fiston que, non, ce n’est pas le moment de manger des chocolats et lui montre des apéritifs à la place, je planque la boîte de chocolats au-dessus du réfrigérateur.
Après le déjeuner, nous discutons, je joue un peu au clown et au magicien pour amuser le gamin, puis j’abuse lâchement du fait d’avoir la cote avec lui pour qu’il range sa chambre : « Si tu ne mets pas tes légos dans la boîte, je m’en vais ! ».
Et, j’en ai un peu honte, ça a marché...
Donc, pendant que nous discutons entre grandes personnes, le schtroumpf fouille partout dans sa chambre pour retrouver les briques de légo et les mettre dans sa grande boîte.
On papote de tout et de rien, on boit, on grignote les restes des biscuits apéritifs et je passe dans la chambre du môme pour voir s’il a tout bien rangé. D’ailleurs, c’est presque le cas.
Le gamin, remarquant ma bouche pleine : « Qu’est-ce que tu manges ? ». Et là, je ne sais pas ce qui m’a pris : « Ah, mince ! Je viens de manger le dernier chocolat de la boîte ! ».

Devinez ce qui s’est produit...

Le petit garçon a fondu en larmes, nous avions eu beau lui expliquer que c’était une blague, rien ne parvenait à l’arrêter. Et finalement, pour le calmer, nous avons dû ouvrir la fameuse boîte de chocolats pour lui en donner un...


Samedi, le 1er février 2003
Ah, violence évitée, intégrité sauvée...
De toute ma vie, je ne me suis jamais battu.
Bien entendu, comme tous les enfants, et ceci jusqu’au collège, j’ai donné des coups de pieds et coups de poings à mes camarades de classe, mais cela n’a jamais été méchant, c’était simplement ce que font les lionceaux quand ils apprennent à mesurer leur force.

Quand j’étais petit, pour faire comme papa, je pratiquais un sport de combat : le judo.
Quelle erreur !
Je n’avais pas de problème pour réaliser les prises, aucun souci pour la technique, mais j’étais vraiment mauvais en combat par peur de faire mal à mes adversaires (qui, eux, ne se gênaient pas pour me balancer à terre).
Je me rappelle une compétition où je me suis retrouvé face à un seul adversaire dans ma catégorie. Je l’ai battu et j’étais content : je croyais que tout était fini et que j’allais pouvoir rentrer à la maison.
Mais non, les organisateurs du championnat, ennuyés de nous avoir fait déplacer pour un seul match, nous ont proposé, à mon adversaire battu et moi, de combattre deux filles de la même catégorie de poids que nous.
Eh bien, mon rival n’a laissé aucune chance aux demoiselles, alors que moi, je me suis fait battre lamentablement par ces dernières, ponctuant un « désolé » ou un « excuse-moi » chaque fois que j’esquissais un mouvement pour les faire tomber...
Non, le judo, ce n’était vraiment pas mon truc.

Pourtant, nos sociétés ne sont pas toujours tendres et il faut parfois combattre pour sauver sa peau.
D’autant que je n’ai pas ma langue dans ma poche et que j’aurais pu me faire tabasser des milliers de fois par des personnes à qui j’ai fait quelques remarques — toujours justifiées ! — parfois désobligeantes...
Une fois, pourtant, ce n’est pas passé loin. Allez, je vous raconte cette anecdote, garantie 100% véridique.
À l’époque, j’étais étudiant en psychologie, et, suite à des réorientations et des envies de poursuivre de longues études, j’ai suivi une "préparation à l’Armée de l’Air", histoire de pouvoir repousser d’un an mon passage sous les drapeaux et de me retrouver dans ce corps de la Défense qui était, m’avait-on dit, le moins "pénible".
C’est ainsi que, pendant une semaine de vacances scolaires, je me suis retrouvé en tenue kaki à faire semblant d’être un petit soldat.
Un jour, à midi, à une table voisine de la mienne, un p’tit gars se croyait spirituel en jouant au gros dégueulasse avec la nourriture et en faisant de multiples bruits corporels. Écœuré, j’ai dû lui sortir quelques propos qui, visiblement, ne lui avaient pas fait plaisir.
À la pause qui avait suivi le déjeuner, j’étais avec mes camarades dans la grande tente qui nous abritait lorsque plusieurs personnes d’un autre groupe sont entrées. Parmi elles, une espèce de colosse qui devait faire une tête de plus que moi, et sans doute pas loin du double de mon poids, et le petit gros à qui j’avais fait la remarque désobligeante un peu plus tôt. Le petit m’a indiqué du doigt à son copain super costaud et mes amis m’ont regardé d’un air effaré, le monstre de muscles allait me réduire en bouillie...
Là, j’avoue que j’ai eu vraiment très peur. Mais, si l’homo sapiens sapiens a pu survivre parmi les autres animaux de la savane, ce n’est pas parce qu’il était rapide ni parce qu’il était pourvu de griffes, de crocs ou de venin, mais bien parce qu’il savait utiliser son cerveau un peu mieux que les autres prédateurs.
Et dans cette situation, je n’avais pas le choix : aucun moyen de fuite (la seule issue de la tente était condamnée par les copains du petit gros), il fallait agir au plus vite, je devais être génial sinon j’allais être transformé en steak haché...
Je ne sais pas ce qui m’a pris, je me suis dirigé vers Monsieur Muscle, je lui ai dit bonjour et je me suis assis à côté de mon lit de camp en l’invitant à s’allonger et à me parler de ses problèmes.
Ma réaction a quelque peu dérouté la personne censée me casser la figure. Le type m’a alors sorti quelque chose comme : « Eh là, mais je ne suis pas fou ! »
Et moi : « Mais je n’ai jamais dit que tu étais fou ! Je suis simplement là pour que tu puisses me parler de tes problèmes, je suis là pour t’aider... »
Cela a eu pour effet d’énerver le type qui m’a sorti : « Mais ça va ! Je n’ai pas de problèmes, moi ! »
Moi (fourbe), l’air étonné : « Mais alors... Pourquoi ton copain t’a dit de venir me voir ? »
Alors là, Monsieur Muscle n’était vraiment pas content, surtout qu’il y avait tous les copains de son groupe, il a attrapé le petit gros, l’a bloqué contre un pilier de notre tente et a commencé à lui donner des coups de tête (pas trop violents, mais quand même) en marmonnant « pourquoi tu m’as fait ça », ce qui m’a obligé à intervenir pour les séparer...
L’autre groupe est parti, j’ai pu m’asseoir à nouveau sur mon lit, soulagé, et mes copains, pas fiers de n’avoir osé me défendre, se sont laissé aller à un grand fou rire.
Ah, quelle histoire : j’avais vraiment eu très chaud !


Mercredi, le 29 janvier 2003
Avide de bonne chère (fake)
Voici une recette dont m’a parlé Jean-Jacques, un soir, alors que nous dînions dans un restaurant chinois de Lyon...
Euh, pour info, l’homme ne se nourrit pas que de nourritures terrestres mais aussi de nourritures spirituelles, alors essayons de l’être, sinon, vous pouvez toujours allez ...


Canard à la pékinoise

Préparation : le temps d’attraper le canard.
Cuisson : longtemps.
Pour un certain nombre de personnes.
Ingrédients :
  • 1 canard  (variante possible avec un pékinois que vous pouvez passer au chinois, et notez les absences de majuscules car je parle du chien et de l’ustensile de cuisine, pas de l’habitant de la Chine, nous ne sommes pas anthropophages — non mais ! — même s’il y en a eu un à Paris, ah non, je me trompe, c’était un Japonais, et je crois qu’il est temps de fermer cette parenthèse) ;
  • un appeau ;
  • de la pâte à crêpes ;
  • diverses autres petites choses.
Le canard, attiré par l’appeau, on la lui fait, pour lui, c’en est pas, on la lui ôte, on la réduit en fines lamelles et on la sert avec des petites crêpes et des pousses (pousses) d’oignons.


Mardi, le 28 janvier 2003
Ah, visiteurs de ce blog, d’où venez-vous ?
On en apprend des trucs en regardant qui arrive sur Singuliers et comment...
Par exemple, j’ai été intrigué par le grand nombre de personnes venues sur mon blog avec les mots clés "Guillaume Depardieu jambe". Eh bien, cela m’a permis de découvrir, en particulier ici, que le fils Depardieu dont je parlais à l’occasion du film Le pharmacien de garde allait effectivement se faire amputer une jambe malade depuis longtemps, suite à un accident de moto. Pas drôle.
Ce qui intéresse aussi les gens, c’est ma critique d’Un amour d’outremonde" de Tommasio Pincio (voir ici) : on parvient sur mon blog avec le nom de l’auteur (même à partir de la version italienne de Google !) ou des mots clés tels que "livre science fiction Kurt Cobain".
Encore dans le registre des critiques, il y a celle (non volontaire) du film Brocéliande qui attire toujours autant les internautes...
Et puis, parmi les recherches étonnantes, j’ai noté : "la photo d’un pot de yaourt" (euh...), "photo poumons fumeur" (deux éponges après le passage du Prestige conviendraient peut-être ?), "avis four micro ondes", "collectionneur cuisson four" (???), "fève collection" (recherché par un amateur d’outre-quiévrain), "instant pluriel" (???), "personne célèbre dessin animé année 80", "fabriquer pistolet laser" (sic !) et "photo capitaine igloo" !


Vendredi, le 20 décembre 2002
Ah, visiteurs de la semaine, qui êtes-vous ?
Dans les jours à venir, mes billets sur ce weblog risquent d’être bien moins réguliers : je quitte Lyon et m’en vais retrouver mes parents et mes frères en cette période de fête...
Mais bon, je vous réserve quand même une recette spéciale pour Noël. J’ai pensé à un gâteau d’huîtres, de truffes et de foie gras cuit au four micro-ondes.
Quoi ? D’accord, c’est une mauvaise idée...

Bon, revenons à nos moutons (électriques dont rêvent peut-être les androïdes).
Comment êtes-vous arrivés sur ce site ?

La question "comment fabriquer une bombe artisanale ?" demandée sous une forme ou une autre aux moteurs de recherche a attiré à nouveau 9 personnes (tsss, tsss !).
Je suis consterné...
Autre succès, tout ce qui touche à la musique, aux films et vidéos :
  • "MP3 Keren Ann" (vous savez, les disquaires, ça existe !),
  • "écouter toutes les chansons de Madonna Die Another Day"
  • "musique film Benny Hill saxophone",
  • "Prédateur Deneuve Bowie" (comme quoi, je ne suis pas le seul à avoir vu ce film),
  • "Donnie Darko explication" (ben tiens !),
  • "film robotique DVD 1986",
  • "DVD Desproges critique",
  • "Harry Potter film bonus secrets not Ecole".
J’ai également eu la visite de quelques internautes à la recherche d’informations sur l’"allemand anthropophage", plusieurs fois (c’est vrai, j’en ai parlé pour introduire ma recette du délice au café).
Mon piège posé la semaine dernière n’a que très modestement fonctionné : une seule visite avec les mots clés "fille nues".
Autres visites identifiées : "décor noel vitrines neige artificielle" (il est amusant de voir que quelqu’un est tombé sur ce blog alors que j’ai évoqué parlé du cadre de Noël mais n’est évoqué le terme "artificielle" qu’au sujet de l’intelligence artificielle), "Saint Just" (je parlais du quartier de Lyon, pas du révolutionnaire), "Sonia & Turquie" (???), "sapins couturiers Paris 2002" (euh ?) et enfin "demi lunes patisseries orientales" et "recette bonhomme brioche"...


Mercredi, le 11 décembre 2002
À visage découvert
Allez, dans la joie, je réponds au questionnaire du mercredix concocté par le Dr Tomorrow...

1/ Si la dépense de la somme ne posait pas de problème, et si vous aviez l’assurance que personne n’en saura jamais rien... Achèteriez-vous les DVD de Benny Hill disponibles ?

Euh... Non. D’ailleurs, je n’ai ni télévision ni de quoi voir les DVD sur mon ordinateur (c’est un choix, je préfère aller au cinéma plus souvent). Benny Hill me rappelle les débuts de soirée du dimanche après-midi, alors qu’il fallait aller se coucher pour être en forme à l’école. Mais là, revoir Benny Hill, non, je ne suis pas assez nostalgique pour ça...


2/ Si l’on accepte le "concept global" de Superman... est-ce qu’il y a un élément, précis cette fois, qui continue de vous choquer ? Une incohérence interne ?

Euh... Vous pouvez répéter la question ? Ou il y a un truc que je ne pige pas. S’agit-il du "concept global" de Superman vu en tant que symbole du superhéros absolu ?
Bon, j’y réfléchis, je vous rappelle, on se fait une bouffe et on en discute.


3/ Vous n’aviez même pas commencé à boire ! A côté de vous s’assoit Rita Hayworth, avec son physique de la trentaine. « Euh, vous n’êtes pas... », balbutiez-vous.
« Morte ? Si, ça fait douze ans. Mais ce n’est pas la question. J’ai envie de toi, baby... », répond-elle.
« Ah, euh, cool. Il y a une condition, je suppose ? ».
Elle ricane et répond : « Oui, une seule. Il se peut que lors de nos étreintes, tu aies la vision fugitive de moi dans mon sépulcre. Une seconde seulement, et ce n’est même pas sûr. Alors, tenté ? »
Je vous retourne la question. Et bien sûr, pour ceux que cela concerne, on remplace Rita par Errol Flynn.


Pour info, je ne bois presque jamais (à part du jus d’orange ou du nectar d’abricot).
Alors, des propositions faites par une superbe rousse (fausse mais bon...) comme Rita, oui, pourquoi pas ?
Tant pis pour le risque de la vision d’enfer.
D’ailleurs, une expérience sexuelle avec un fantôme doit être très intéressante (d’un point de vue scientifique, cela s’entend).


4/ Au cours de cette promenade champêtre, vous vous êtes un peu perdu. Au bout d’un chemin, il y a un épais mur de broussailles, haut de deux mètres environ. Il y a quelque chose derrière, c’est sûr, mais quoi ?

Un manoir hanté ?
Godzilla en short ?
L’école de magie d’Harry Potter ?


5/ Par un hasard trop long à développer, vous avez la possibilité de recevoir l’une de ces personnes pour dîner : Bill Clinton, David Bowie, Catherine Zeta-Jones, Matthew Perry, Amélie Nothomb, Molière et le mec qui posait sur les boîtes de "MasterMind" dans les 80’s. Qui choisissez-vous ?

Clinton ? Non, je préfère le son du violon à celui du saxophone.
Bowie, non plus, il me fait peur depuis que je l’ai vu en vampire dans un film avec Catherine Deneuve.
Zeta-Jones, non. Je ne suis pas certain qu’elle ait une conversation passionnante. En plus, je ne ressemble ni à Zorro ni au fils Douglas.
Amélie Nothomb ? Non, à table, elle doit être un peu saoulante à la longue.
Matthew Parry ? Euh, c’est qui ? Un acteur américain ? Non, sans façon...
Le mec qui posait sur les boîtes de "Master Mind" ? Non. Je n’ai jamais aimé les jeux de société.
Donc, sans hésiter : Molière.
Et je lui demanderais si je peux faire des adaptations science-fictives de ses pièces, genre "le Misanthrope de la station orbitale"...


6/ Est-ce que certaines personnes ont un physique qui vous évoquent des objets ? Je pose la question parce que Jean-Claude Narcy m’a toujours fait penser à un flacon de poivre Ducros. Des exemples ?

Mmmm... Je me demande si le Dr Tomorrow ne devrait pas aller voir un psy.
Non, les gens me font penser à d’autres gens, parfois. À la limite, je rapprocherais certains physiques ou comportements humains de traits caractéristiques d’animaux. Mais d’objets ? Non, je ne vois pas...


7/ La première fois que vous avez pensé "pff, encore cette série de photos" en faisant la tournée des sites coquins sur votre sujet fétiche, vous vous êtes senti comment ?

Euh... J’ai compris que j’étais plus rapide que les mises à jour de http://www.disney.fr/.


8/ Quelle est l’idée la plus abominable que vous ayez jamais lue dans un conte de fée ?

"Lue" ? Aucune. Non, il n’y a rien d’abominable, vu que les contes actuels (façon Disney) sont très épurés par rapport à leur version originelle (voir Bruno Bettelheim).
Mais j’ai bien eu quelques idées abominables, comme donner une mauvaise direction au prince charmant à la recherche du château de la princesse pour me glisser dans le lit de la Belle au Bois Dormant à sa place.


9/ Est-ce qu’il y a des douleurs que vous ne trouvez pas si désagréables ? (moi, j’aime bien avoir des courbatures musculaires, par exemple)

Non, je ne suis pas vraiment masochiste. Mais la douleur peut effectivement être agréable au moment où elle prend fin (c’est comme l’histoire du fou qui se tape sur la tête avec un marteau pour le plaisir ressenti quand il s’arrête).


10/ Les goûts culturels de quelqu’un peuvent-ils être un obstacle à votre amitié ?

Non, j’ai des amis de toutes cultures et de tous goûts culturels.
Mais j’ai beaucoup plus de mal à avoir des amis de goûts politiques trop éloignés des miens (par exemple, j’ai grand peine à éprouver quelques sympathies pour les militants de l’extrême droite. Étonnant, non ?)...


Mardi, le 10 décembre 2002
Aviez-vous vraiment voulu apprendre cela ?
Alors que j’écoute la bande originale du film Donnie Darko où l’on peut retrouver une reprise de Mad World des Tears for Fears, je me dis que — effectivement — nous vivons vraiment dans un monde de fous.
La semaine passée, pour plaisanter, j’ai mis la phrase "comment fabriquer une bombe artisanale" dans un post, avec comme réponse une boutade.
N’empêche que...
De France ou du Canada, des personnes se sont retrouvées sur mon site en utilisant les mots clés : "composition bombe artisanale", "comment fabriquer bombe" (3 fois), "fabriquer bombe artisanale", "bombe artisanale", "comment fabriquer une bombe artisanale" (3 fois) et "comment fabriquer une bombe" (2 fois).
Pour être honnête, mes frères humains, vous me faites peur...
J’ai eu aussi droit à un "fabriquer une bombe au sucre" qui m’a laissé perplexe.
Enfin, des requêtes plus sympathiques ont abouti sur ce site en employant les mots clés "lyon fête des lumières rollers", "recette gâteau opéra" et "recettes de pâtisseries orientales pour le ramadan".
Bon, je vais essayer autre chose. Coiffons la casquette du poète...
« Aucun homme au monde, devant la splendeur des femmes
Ne trouvera de mots pour exprimer leurs charmes
Pour le beau sexe, il faudrait un nouveau vocabulaire
Cul, seins, ventre ou jambes sont images par trop vulgaires
 »
Je me demande bien qui je vais attirer sur ce site avec ces quelques vers de mirliton cherchant maladroitement à porter les femmes aux nues (ouais, et même pas cap’ de faire des alexandrins potables)...


Mercredi, le 4 décembre 2002
Ah, visiteurs du mercredi
Quelques statistiques...
Vous qui venez ici, vous êtes majoritairement Français (si ce n’est de nationalité ou de cœur, du moins vous l’êtes par votre fournisseur d’accès Internet), mais j’ai compté aussi des visiteurs du Canada et du Danemark (monsieur et madame Froid ont 4 filles et 3 garçons, comment s’appellent-ils ?).
Vous surfez avec Wanadoo, Club-Internet, Proxad, Noos, AOL, LibertySurf, Videotron, Tiscali, FreeSurf, Mobilix, DSLextreme, vous avez votre propre adresse IP ou vous utilisez la connexion de votre lieu d’étude (SupElec, l’ENS Lettres et Sciences Humaines) ou de travail (oncle Jean ?).
Vous venez ici à partir de liens présents sur l’un des sites d’Aëff (Captain and Books), d’Olivier, ou de Gino. Mais aussi, plus curieux, à partir d’un lien provenant de "Mon avis sur tout" qui me caractérise comme "Lyonnais qui parle de Duran Duran" (c’est gentil mais quelque peu limitatif, non ?).
Et toujours, mon amie l’araignée Google qui, parmi les 100 derniers visiteurs, m’a renvoyé des personnes à la recherche de : mp3 (voilà, je voulais jouer au malin, et des personnes sont tombées dans le piège) et de clips de Die another day, P:Machinery (si, si !), Madonna, Vincent Delerm, Keren Ann et... Popstars (là, je me gausse !) ainsi que de igloo weblog (après avoir parlé de la neige).

Essayons d’autres bêtises :
Comment fabriquer une bombe artisanale ?
Réponse : il suffit de mettre un casque de moto et d’y accrocher une visière mais le mieux est quand même d’aller dans un magasin d’équipement d’articles équestres.
Comment faire une bombe sale ?
Réponse : il suffit d’être équipé de son couvre-chef et de monter un cheval susceptible de vous mettre à terre.
Comment réaliser un attentat conséquent ?
Réponse : il suffit de mettre "at" avant et "t" derrière "tenta" en ayant la chance de tomber avec une lettre sur "le mot compte triple".
Messieurs de la DST et de la NSA, bonjour et welcome !


Dimanche, le 1er décembre 2002
Ah, Vinatier, tes portes sont ouvertes sur une autre dimension spatio-temporelle...

Hier après-midi, j’étais au laboratoire (oui, c’était samedi, mais j’avais un article scientifique à terminer) et il m’est arrivé quelque chose de bien singulier alors que je rentrais chez moi par les transports en commun.

À un moment, un homme est entré dans le tramway et s’est assis à côté de moi. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire. Mais très vite, j’ai remarqué une odeur bizarre, proche du fromage trop fait, et je me suis rendu compte que mon voisin en était l’auteur. Faisant un effort pour ignorer les messages envoyés par mes cellules sensorielles olfactives, j’ai replongé dans la lecture d’Ulysse de James Joyces.

Un instant plus tard, les haut-parleurs du tramway ont annoncé que pour les 7 et 8 décembre, à l’occasion de la Fête des Lumières (la grande fête lyonnaise), le réseau des TCL proposeront des conditions de circulation plus avantageuses : plus de métros, fonctionnant plus longtemps, et tickets à durée de validité étendue. Suite à cette annonce, mon odoriférant voisin m’a demandé si demain nous serions le premier. Un coup d’œil sur ma montre pour voir le nombre "30" et je me suis tourné vers lui pour lui confirmer que demain serait effectivement le premier du mois.

Et mon voisin, complètement perdu, m’a encore interrogé :

« 2002 ou 2003 ? »

Surpris, j’ai répondu :

« 2002 ! Le 1er décembre 2002 ! »

Le monsieur m’a remercié, m’a souhaité poliment une bonne journée et est descendu du tram à la station suivante.

J’étais stupéfait. Comment pouvait-on ignorer l’année dans laquelle on se trouvait ? De quelle planète venait-il de débarquer ? De quel monde parallèle ? De quelle dimension temporelle ?

Je vivais la nuit de la science-fiction avant l’heure !

Me remémorant cette anecdote alors que je poursuivais ma route vers la station de métro, un début d’explication m’est apparu. Je me suis rappelé que ce bonhomme était monté dans le tram à l’arrêt "Vinatier". Peut-être que ce malheureux venait tout simplement de sortir du grand hôpital psychiatrique lyonnais...




Jeudi, le 28 novembre 2002
Ah, vivement l’hiver !
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La saison des batailles de boules de neige vient de débuter et je vous ai eu le premier !

À côté de chez moi, sur les pavés de la Rue de la Ré’ (la grande rue piétonne de Lyon), de jolis sapins, sculptures de glace et petits chalets montagnards ont poussé.
Cette magie urbaine s’explique par l’arrivée de l’hiver : il ne s’agit que d’un décor publicitaire vantant les mérites des stations alpines voisines.

Ah, la neige...

Lorsque les montagnes se parent de blanc, je retombe en enfance et j’attends avec impatience le week-end pour pouvoir chausser mes skis.
La neige est, pour moi, associée à la féerie de Noël et à ces vacances trop courtes pour profiter des nouveaux jouets et terminer l’igloo dans le jardin.
Mais cette neige, j’ai l’impression qu’elle se fait toujours plus rare. Pour nous, citadins, c’est sans doute préférable car bien trop souvent, elle est cause d’accidents divers et finit par se transformer en une écœurante boue grise.
Si nous voulons de la neige, il suffit de la chercher auprès des hauteurs voisines. En enfants inconscients, nous pouvons ainsi oublier que nous sommes plus ou moins directement les malheureux auteurs du dérèglement climatique...


Mardi, le 26 novembre 2002
Ah, visiteurs échoués sur cette p(l)age par erreur, soyez quand même les bienvenus !
Il est vraiment très curieux de voir comment vous arrivez sur ce weblog. J’ai communiqué l’adresse de ce site à quelques proches mais je n’imaginais pas voir débarquer des internautes ici après avoir tapé quelques mots clés... disons "inappropriés" sur les moteurs de recherche.
Première surprise : ma description de Francis Valéry, le 19/11/2002, a attiré quelqu’un recherchant des "bagues gothiques" sur Google.
Puis ce fut la musique du dernier James Bond qui, à la manière des madeleines proustiennes, m’amena à un passage nostalgique sur les musiques et vidéos des années 80. Ce propos du 21/11/2002 eut l’effet d’un véritable naufrageur : j’ai malencontreusement attiré à moi des personnes à la recherche de "clip die another day", "écouter la musique du dernier James Bond", "enquête sur les goûts musicaux" (le mot "enquête" apparaît dans ma description du Talent assassiné de Francis Valéry), "clip a view to a kill" (sic !) et "musique James Bond année 80".
J’imagine qu’en mettant les traîtres mots "MP3 gratuits (free), Popstars, Star Academy, Britney Spears" dans ces lignes, je risque de provoquer de nouvelles erreurs de redirection... Tant pis !
Alors, quels mots "pertinents" doivent être présents ? Pas évident... Essayons quand même les termes suivants : avis, anecdote, petit rien de la vie, impression, humeur, état d’âme, histoire, littérature, écriture, auteur, Lyon, France, ville, cité, science-fiction, fantastique... En comme vous êtes sur Singuliers, pensons à mettre ces termes au pluriel : anecdotes, petits riens, impressions, humeurs, états d’âme, d’âmes, dames, demoiselles, histoires, littératures, écritures, auteurs (et au féminin ? autrice, autrices, et pour les francophones canadiens : auteure, auteures), villes, cités, sciences, fictions, fantastiques.
Maintenant, laissons faire...


Samedi, le 23 novembre 2002
Ah ? Viagra plus fort que Greenpeace !
Information curieuse entendue par hasard : la fameuse pilule bleue anti-impuissance aurait un effet inattendu sur l’environnement. Plus précisément, le Viagra aidera à faire remonter... le nombre d’individus de certaines espèces menacées.
Quelles espèces ? Non, pas l’homo sapiens sapiens, bien entendu, mais les animaux dont ce dernier se sert, en prédateur suprême, pour soigner sa sexualité défaillante.
Tout le monde a entendu parler de la corne de rhinocéros (en poudre, pas en greffe, voyons !). Les médecines traditionnelles font un grand usage de composants extraits d’animaux rares pour produire leurs remèdes "miracles". Mais, depuis peu, le Viagra fait une concurrence sévère aux étals des chamans-apothicaires.
Victoire de la science sur la magie, les produits exotiques censés redonner une vigueur perdue ne se vendent plus, la clientèle s’étant détournée vers les pilules bleues, et sans demande, plus de chasse de ces animaux malheureusement pour eux pourvus de glandes, organes ou autres appendices autrefois tant recherchés...


Mercredi, le 20 novembre 2002
Ah, vies d’anonymes dont je vole de précieux morceaux
J’adore les transports en commun. En particulier le métro (point de sonnerie de téléphone portable ou de grossier personnage s’isolant dans son monde à l’autre bout du non-fil tel un autiste).
Mais pas seulement pour prendre le temps de lire (j’ai toujours un livre dans les transports). J’aime surtout voir et écouter les gens. Exemples de ces moments plaisants et légers volés au hasard.

Deux jolies filles, l’une en face de l’autre (et réciproquement).

« Il est très chouette, ton sac. Et pratique, avec cette poche, devant, tu peux mettre des lunettes.

— Ouais. D’ailleurs, va falloir que je voie mon ocu... (elle hésite) mon opticien.

— J’sais pas si tu as vu, mais il y a des montures géniales à la Part-Dieu [Note : centre commercial jouxtant la gare lyonnaise du même nom]. De grands couturiers... (Elle cherche des noms.)

— Ah ouais ?

— Ouais, et les branches, elles sont incassables, tu peux faire un tour complet, tu peux les tordre à cent... (Elle réfléchit.) À 380 degrés. »

Bon, vous conviendrez qu’il n’y a pas écrit AΓEΩMETPHTOΣ MHΔEIΣ EIΣITΩ sur le fronton des bouches de métro : ce n’est pas l’Académie. Pourtant, il suffit d’un rien et ces quelques vingt degrés (ou de force) excessifs m’ont fait sourire...
Un autre exemple, cette fois en croisant deux demoiselles par un frais matin, à la sortie du métro. L’une d’elle porte une grosse veste et une jupe vraiment très courte. Elle dit à sa copine :

« ...Mais tu sais, moi, je n’ai pas froid en bas, juste en haut. »

Effectivement. Et ce n’est pas pour nous déplaire...

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