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<title>Fabrice MÉRESTE</title>
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<description>Bienvenue sur le site officiel de Fabrice Méreste, auteur et sculpteur</description>
<lastBuildDate>Sat, 24 Jul 2010 10:00:00 GMT</lastBuildDate>
<language>fr</language>
<copyright>Copyright Fabrice Méreste</copyright>
<image><url>http://www.mereste.net/images/icone_mereste.jpg</url>
<title>Fabrice MÉRESTE</title>
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 <title>Incivilité</title>
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 <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[Passant pas mal de temps en transports en commun,
j'ai de nombreuses occasions de côtoyer mes semblables, ce qui est
le plus souvent agréable tant que l'on n'est pas victime ou
témoin de marque d'incivilité. Je suis surpris de découvrir
que mon dictionnaire indique pour « incivilité »
qu'il s'agit d'un terme vieux ou littéraire, de même que l'emploi
est considéré vieilli pour « civilité » qui est défini comme
<i>l'observation des convenances, des bonnes manières en usage dans un groupe social</i>.
Peut-être ai-je encore des m&oelig;urs d'un autre temps, ou en vigueur
dans d'autres régions (le plus bel exemple d'individus pour lesquels
la civilité n'est pas une valeur oubliée me semble être les Japonais).<br/>
L'autre jour, je prenais un train régional quand,
parmi les nombreux voyageurs montant à une gare,
s'est installé à quelques sièges de ma place un homme d'un certain âge,
de style un peu vieux beau. À peine assis, ce monsieur a fait sonner son téléphone
portable, avec une petite musique pénible et bien forte, comme s'il était
en train de se décider à modifier ses sonneries. Des regards &mdash; souvent
noirs &mdash; se sont dirigés massivement sur l'importun, mais celui-ci n'y
prêtait pas attention, tout comme il ignorait la signalétique avec l'explicite
téléphone portable endormi. D'ordinaire, je n'hésite pas à « faire
la loi » lorsqu'il y a quelqu'un qui me dérange ou ennuie
les autres passagers, par exemple en fumant, mettant ses pieds sur les
sièges ou allumant de la musique très fort. Il s'agit cependant le plus
souvent de jeunes qui finissent par obéir, même s'ils jouent
aux petits caïds pour ne pas perdre la face devant leurs copains.
Mais là, il y avait pas mal de personnes entre le monsieur et moi,
et cela ne m'était pas encore arrivé de faire des remarques à
quelqu'un de plus âgé. L'homme a ensuite passé un appel, en
parlant bien haut pour que tout le wagon puisse profiter de
sa conversation d'une banalité affligeante. Enfin, cinq minutes
avant d'arriver au terminus, il s'est levé pour chercher ses
bagages et s'est placé devant la porte, histoire de bien
faire comprendre que c'était lui qui allait être le premier
à débarquer, comme s'il voulait dire à tout le monde qu'il
était quelqu'un d'important et de pressé.<br/>
Au moment où je sortais du train, je ne pus m'empêcher de sourire
lorsque je le vis sur le quai réservé aux techniciens :
il s'était trompé et, penaud, devait remonter dans le train
pour sortir du côté voyageur, et cela après nous tous.<br/>
Il faut croire que l'incivilité va de pair avec l'imbécilité...]]></description>
  <pubDate>Sat, 24 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
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 <title>Ma garden party en Afrique</title>
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 <category>Tranches de vie</category>
  <category>Humour / Insolite / Bêtises</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[En ces temps étonnants où le Président renonce à sa fête estivale privée
dans les jardins de l'Élysée pour que l'on pense moins à certains scandales,
je me rappelle de la curieuse <i>garden party</i> à laquelle j'avais participé, il y a une
quinzaine d'années...<br/>
Pendant mes études, j'ai eu l'occasion de faire un stage de quelques mois en Belgique, en
banlieue de Liège. Pendant cette période, j'ai beaucoup sympathisé avec les autres
étudiants étrangers &mdash; non pas mes concitoyens, qui donnaient une
déplorable image de la France aux Belges &mdash; mais des pays essentiellement africains,
d'anciennes colonies belges ou françaises. Là-bas, je m'étais lié d'amitié avec Karim,
un Belgo-Tunisien qui passait son temps entre Liège où se déroulaient ses études,
Louvain où il passait quelques week-ends auprès de sa tante flamande, et la Tunisie où
il retrouvait ses parents durant les vacances. Un an après mon stage, Karim était venu
visiter l'Alsace et, l'année suivante, c'est moi qui suis allé le voir à Tunis, pendant le mois de juillet.<br/>
Cette année-là, je n'avais pas fêté le 14 juillet mais... le 21. Je me suis en effet
retrouvé parmi le gratin des Belges vivant en Tunisie, intrus présenté comme
un « Belge de Strasbourg » par le facétieux père de Karim.
Après avoir écouté la Brabançonne (que je n'avais jamais entendue auparavant) et un
discours en français et en flamand de Son Excellence, nous
nous sommes restaurés de petits fours et de cochonnaille (car il était bien difficile
d'en trouver dans ce pays très majoritairement musulman). Les potins allaient bon
train, aidés en cela par la bière qui coulait à flot dans la chaleur magrébine.
Cet été, c'était de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jupiler"
target="_blank">Jupiler</a> qui était servie et j'avais alors appris que,
d'une année à l'autre, il y avait de soit de la bière wallonne (la brasserie
de Jupille-sur-Meuse se trouvant en banlieue de Liège)
soit de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stella_Artois"
target="_blank">Stella Artois</a>, une bière brassée à Louvain.<br/>
Eh oui, même pour cela, dans le royame d'outre-Quiévrain, il fallait
trouver de quoi ne froisser aucune susceptibilité...]]></description>
  <pubDate>Thu, 15 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Témoin d'un accident</title>
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 <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[C'est très chouette de pouvoir partir à l'autre bout
du monde pour aller faire de la plongée sous-marine...
mais il faut pour cela faire quelques vaccins
et avoir un certificat de non contre-indication
à la pratique de ce sport. En me rendant ce matin chez le
médecin, je commençais à m'impatienter sur le trottoir
en attendant que le feu soit vert pour les piétons. Moins prudent
que moi, un jeune homme a traversé la route... et s'est
fait renverser par un scooter en un impressionnant vol plané.<br/>
Moment de stupeur. Deux blessés à terre dans un amas de bouts de plastique et
de ferraille. J'ai sorti mon téléphone portable pour appeler les
pompiers. Je n'étais a priori pas le premier à composer le 18 :
au standard mon interlocuteur avait parlé d'un scooter avant moi.<br/>
Le coup de fil passé, le piéton renversé et la conductrice du scooter
étaient à nouveau debout, en état de choc et en sang, cependant
il n'était plus de question de vie et de mort, c'était rassurant. Voyant que
les blessés étaient pris en charge par d'autres témoins de
la scène et entendant la sirène des pompiers, je me suis résolu à
quitter les lieux pour aller à mon rendez-vous.<br/>
Qui était en tort ? Le piéton avait traversé alors que le feu
était rouge, c'est un fait. Mais le scooter, allait-il trop vite ?
J'aurais été bien en peine de pouvoir répondre à cette question.<br/>
Dans la salle d'attente du médecin, j'ai repris la lecture
d'un essai de neuropsychologie destiné à la mémoire, et je suis
justement tombé, dans un chapitre consacré aux faux souvenirs et aux distorsions,
sur une expérience menée par des psychologues américains 
(<a href="https://webfiles.uci.edu/eloftus/LoftusPalmer74.pdf" target="_blan">dont on peut trouver l'article ici</a>)
qui consistait à indiquer quelle était la vitesse des véhicules à des sujets
assistant à la projection de courts films montrant des accidents de voitures.
Les résultats variaient énormément suivant la force des termes
employés dans la question (d'une vitesse considérée comme plus
faible pour une question avec l'expression « les voitures sont entrées en contact »
à une vitesse considérée comme beaucoup plus rapide quand la
question  parlait de voitures qui « se sont écrasées l'une contre l'autre »).<br/>
Si j'avais dû témoigner de la scène, alors que j'avais pourtant vraiment bien
vu le scooter arriver, je pense que j'aurais sans doute surestimé
sa vitesse en raison des éléments gardés en mémoire :
la violence du bruit de la collision et les images saisissantes de l'accident. 
]]></description>
  <pubDate>Fri, 25 Jun 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
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 <title>L'équipe</title>
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 <category>Amis</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[L'overdose des informations footballistiques va sans doute s'arrêter, et c'est tant mieux.<br/>
J'éprouve en effet une profonde aversion pour les sports d'équipe, et cela remonte à...
loin... vraisemblablement à mes premières années de collégien. 
À l'époque, j'étais plutôt petit par rapport à ma classe d'âge (étant né en
fin d'année) et, plus que tout, je détestais l'esprit de compétition. Je n'étais pas
vraiment nul en sport, mais je montrais une mauvaise volonté évidente à obéir aux
capitaines pour marquer ou défendre un but ou un panier contre d'autres joueurs que je n'arrivais pas
à considérer comme des adversaires. Les « leaders nés » l'avaient
vite compris et, au moment de composer des équipes, j'étais souvent choisi en dernier,
après les grassouillets qui, bien que patauds, faisaient preuve d'une bien meilleure
motivation que moi.<br/>
Mon meilleur ami, en classe de 6<sup>ème</sup>, montrait le
même désintérêt que moi pour « l'esprit d'équipe », aussi 
les profs, désespérés de nous voir ainsi, nous faisaient jouer avec les filles, ce qui n'avait
absolument rien de désagréable (une compagnie féminine était toujours plus plaisante,
sans doute n'étions nous pas en retard sur tous les plans).<br/>
Le sport que je pratiquais alors était le judo, quand j'aimais beaucoup tant qu'il
s'agissait de découvrir la philosophie japonaise qui l'accompagnait et
d'apprendre les gestes permettant une meilleure maîtrise de son
propre corps. Je me suis cependant mis à détester ce sport au moment où j'ai
été obligé de faire des combats, et j'avoue que j'ai passé des samedis
après-midis de cauchemar dans les dojos de la région pour participer
à d'abrutissantes et frustrantes compétitions.<br/>
Depuis, rien n'a changé. J'ai toujours aussi peu de considération pour les
sports qui mettent en avant la compétition ou d'autres valeurs
que je ne partage pas. Mon sport favori est la plongée
sous-marine : l'équipe  s'appelle ici 
« <a href="http://www.wikidive.com/Sujet-Plongee/52,palanquee.php"
target="_blank">une palanquée</a> », et ce qui nous unit
n'est pas un esprit agressif envers d'autres joueurs mais une confiance
mutuelle nous permettant d'évoluer en sécurité dans un autre monde, l'eau
et la féerie des fonds du grand bleu...]]></description>
  <pubDate>Wed, 23 Jun 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Tokyo : Jour 5</title>
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 <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lost_in_Translation"
target="_blank">Lost in T[<i>ranslation</i>]okyo</a>.<br/>
Il y a quelques années, lors de mon premier séjour au Japon,
j'ai réussi à rentrer à mon hôtel après une heure de
déambulation hésitante alors que je m'étais trompé
de sortie à la station de métro, qu'il était très tard 
lorsque j'avais quitté mon collègue japonais et que je n'y
voyais plus très clair car le repas au restaurant était fort arrosé.
Néanmoins, je me trouvais non dans la capitale mais dans une
grande ville de l'île de Kyushu aux dimensions beaucoup plus modestes, et mon hôtel 
était un grand bâtiment ultramoderne présent sur une des principales avenues.<br/>
À Tokyo, mon hôtel est situé au sein d'un dédale de petites rues,
avec peu de points caractéristiques sur le chemin pour se repérer.
Et en utilisant de façon erronée l'astuce mnémotechnique donnée
par le collègue tokyoïte, j'ai confondu le nom de deux stations de métro
et je me suis retrouvé à Shinjuku, le quartier des gratte-ciel situé à l'est,
au lieu du paisible quartier de Ueno, beaucoup plus au nord. Après avoir repris
le métro, je me suis retrouvé dans le bon quartier, mais je n'ai plus
réussi à reconnaître les précieux indices permettant de me mettre sur la voie
de mon hôtel, et comme je n'avais pas sur mon bout de plan les rues
où ce dernier se situait, en essayant diverses rues au hasard,
je ne faisais que m'éloigner de mon objectif. C'est ainsi que, un peu lâchement,
j'ai arrêté un taxi et donné mon illisible bout de papier avec les informations
écrites dans les seuls caractères japonais au chauffeur... et, après avoir fait
demi-tour, j'ai pu rentrer chez moi en un quart d'heure. 
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Tokyo_005.jpg" alt="Tokyo, ville aux multiples facettes, quartier de Ginza"></center>
]]></description>
  <pubDate>Thu, 10 Jun 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
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 <title>Tokyo : Jour 4</title>
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 <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[J'ai un point commun avec les Japonais qui tient dans un mouchoir de poche.<br/>
Un élément déroutant, au Japon, est l'absence de serviette. Bien sûr,
il y a des serviettes de table au restaurant, ces fameuses serviettes
humides chaudes, mais lorsque l'on veut se laver les mains dans un
lieu public, il n'y a ni serviette en papier ou en tissu, ni séchoir à main. 
Il se trouve que les Japonais ont toujours sur eux un
mouchoir en tissu qui leur permet de s'essuyer.<br/>
C'est amusant, parce que j'ai l'habitude d'avoir dans les poches de mon
pantalon des mouchoirs, l'un pour me moucher (car j'ai horreur des
mouchoirs en papier), l'autre pour m'essuyer les mains au cas où je tomberais
sur un séchoir ne marchant plus ou sur un bac à serviettes vide.<br/>
Je n'avais cependant pas imaginé que cette petite manie aurait une réelle utilité ici.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Tokyo_004.jpg" alt="Un restaurant de « cuisine française » à Tokyo"></center>]]></description>
  <pubDate>Wed, 9 Jun 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Tokyo : Jour 3</title>
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 <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[Je me sens un peu comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carrie_Bradshaw"
target="_blank">Carrie Bradshaw</a>.<br/>
Oui, c'est ça, le personnage de <i>Sex and the City</i> joué par Sarah Jessica Parker,
la série télévisée (que je n'ai jamais regardée d'ailleurs) (mais dont je suis allé voir
la première adaptation du film) (enfin, ma copine de l'époque m'a poussé à aller voir ce film)
(ouais, on accepte parfois n'importe quoi quand on est amoureux).<br/>
Comment en suis-je venu à me sentir comme l'hystérique new-yorkaise depuis
que je suis à Tokyo ?<br/>
Réponse : les chaussures !<br/>
Je passe mon séjour au Pays du Soleil Levant dans un hôtel traditionnel. Par « traditionnel »,
il faut entendre un petit hôtel, avec salle de bain commune, un jardin ravissant avec un plan d'eau
rempli de poissons, etc. Or, quand on entre dans l'hôtel, la première chose à faire
est se déchausser pour mettre les chaussons d'intérieur. Mais attention, pas
question d'entrer dans sa chambre avec ! Il faut être pieds nus ou en chaussettes.
Et on quand on va aux toilettes, il faut porter les « sandales pour toilettes »,
et pour pouvoir faire un tour dans le petit jardin, là encore, il faut mettre les
sandales appropriées...  Bref, je change de pompes encore plus souvent
que Carrie. 
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Tokyo_003.jpg" alt="L'emplacement pour chaussures réservé à « Monsieur Fabrice »"></center>]]></description>
  <pubDate>Tue, 8 Jun 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Tokyo : Jour 2</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=482</link>
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 <category>Vie professionnelle</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[L'Orient est indéniablement très en avance sur l'Occident.<br/>
Déjà, ce matin, avant de partir travailler à 
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/University_of_Tokyo"
target="_blank">Todai</a>, j'ai pu échanger quelques mots en messagerie
instantanée avec de la famille au Canada.
Alors qu'au Japon nous débutions la semaine, c'était encore un soir de week-end en Amérique.
C'est très curieux.<br/>
Puis, après une bonne journée de boulot, nous avons dîné dans un sushi-bar près du 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tokyo_Dome"
target="_blank"><i>Dome</i></a> et de l'Institut
<a href="http://judopedia.com/index.php?title=Kodokan_Judo_Institute" 
target="_blank">Kodokan</a>. Je crois n'avoir jamais goûté à autant de variétés de
poissons, crustacés et coquillages crus accompagnés de riz. Il y avait pas mal d'animation 
devant le <i>Dome</i> car les 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yomiuri_Giants"
target="_blank">Giants</a> disputaient un match de base-ball contre une autre équipe
de l'archipel.<br/>
Et là, de retour à l'hôtel, je lis avec amusement le courrier électronique d'un
collègue en France qui me demandait si je voulais déjeuner en sa compagnie. Comment !
Déjeuner ?...
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Tokyo_002.jpg" alt="Rien à voir avec le sushi-bar, mais les reproductions donnent une bonne idée de ce qu'il peut y avoir dans l'assiette"></center>]]></description>
  <pubDate>Mon, 7 Jun 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Tokyo : Jour 1</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=481</link>
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 <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[Mais où est passé mon week-end ?<br/>
Samedi, en début d'après-midi, je suis allé à l'aéroport de
Lyon Saint-Exupéry. Une escale de quelques heures, un vol
retardé pour cause de problème technique, une nuit de sommeil
difficile dans l'avion, une arrivée à Narita en milieu d'après-midi, et encore
une heure de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Keisei_Main_Line"
target="_blank">Kensei</a> pour rejoindre Tokyo. Et là : énorme surprise !
Pas du tout l'impression d'être dans une ville de fous, l'hôtel traditionnel a un charme
extraordinaire, il s'agit d'un tout petit hôtel familial perdu à quelques pas
de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/University_of_Tokyo"
target="_blank">Todai</a>...<br/>
La sensation décevante d'avoir perdu une journée 
complète a été aussitôt remplacée par le plaisir délicieux de vivre à l'heure orientale
pendant le reste de mon séjour.
<center><img src="http://www.mereste.net/images/Tokyo_001.jpg" alt="Vue nocturne sur le jardin depuis la cour de l'hôtel"></center>]]></description>
  <pubDate>Sun, 6 Jun 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Assises Internationales du Roman 2010</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=480</link>
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 <category>Livres</category>
  <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <category>Travaux d'écriture</category>
  <description><![CDATA[La semaine dernière, à Lyon (aux 
<a href="http://www.les-subs.com/assises-internationales-du-roman-mai-2010.htm"
target="_blank"><i>Subsistances</i></a>, quai Saint Vincent), se sont déroulées les 
<a href="http://www.villagillet.net/section/3/21" target="_blank">Assises Internationales
du Roman</a>. C'est par simple curiosité que l'amateur de littérature et
dévoreur de livres que je suis s'est rendu à cet événement. Grand bien m'en a pris !<br/>
La première table ronde à laquelle j'ai assisté avait pour thème « La <i>Bible</i>
inspire-t-elle encore les écrivains ? » avec 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aharon_Appelfeld" target="_blank">Aharon Appelfeld</a> (Israël),
<a href="http://www.fnaclive.com/videos/3709"
target="_blank">Vincent Delecroix</a> (France) et 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marilynne_Robinson"
target="_blank">Marilynne Robinson</a> (États-Unis). Un peu décevant,
cependant, car cette table ronde avait pris du retard sur l'heure (déjà tardive pour
un jour de semaine), aussi y avait-il eu peu de temps pour le débat après la lecture
des textes des trois auteurs. Pour la plupart des participants,
la <i>Bible</i> n'était pas considérée comme étant de la littérature en tant que telle, 
mais cet avis n'était pas partagé par Appelfeld qui avait fait une passionnante analyse
du passage du sacrifice d'Isaac par Abraham, montrant combien pouvait être fine
la description de la psychologie des acteurs de la Genèse (face aux décisions
incompréhensibles de Dieu), et ceci avec une économie radicale
de moyens stylistiques (les adjectifs n'existant pas dans le texte originel).
Cette table ronde s'est achevée par un fort moment d'émotion quand un violoniste a
interprété quelques airs entre les passages d'un autre texte en hébreu qu'avait lu cet auteur.<br/>
« Pourquoi dire <i>je</i> ? » était le titre d'une autre table ronde 
que j'avais suivie, avec les auteurs 
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sefi_Atta" target="_blank">Sefi Atta</a> (Nigéria),
<a href="http://www.laurent-mauvignier.net/" target="_blank">Laurent Mauvignier</a> (France),
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Juli%C3%A1n_R%C3%ADos" target="_blank">Julían Ríos</a> (Espagne) et 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Norman_Rush"
target="_blank">Norman Rush</a> (États-Unis). Ce thème m'avait
tout particulièrement intéressé parce que je travaille actuellement sur
un roman écrit à la première personne (mais qui n'a vraiment rien d'autobiographique). 
Pour les auteurs présents, écrire à la première personne du singulier, c'est accepter
de ne pas tout savoir, de perdre quelque chose (comparé au narrateur omniscient
à la troisième personne), c'est jouer aussi sur l'ambiguïté du narrateur, mais ça
permet de donner une plus grande voix à un personnage, à le rendre plus vivant pour
le lecteur. Pour reprendre une analogie avec la peinture, écrire en disant « je »,
c'est comme l'introduction de la perspective dans les &oelig;uvres picturales,
ça permet de faire entrer le spectateur dans la scène.<br/>
Je me permets de reprendre une citation extraite du texte lu par Norman Rush 
et qui met le doigt sur la distinction entre la littérature <i>mainstream</i> 
et la littérature de l'imaginaire sur ce « sujet » :
<div id="citation">Le nombre des narrations à la première personne de la liste
des 100 meilleures &oelig;uvres retenues par les lecteurs était encore
inférieur [à la liste publiée par l'<i>Editorial Board of the Modern Library</i> en 1998] :
encore ce nombre n'était-il atteint qu'en admettant toutes les variantes
possibles de cette forme, plus quantités de titres de genre, qui se situaient en
dehors de mon champ d'enquête, par exemple quatre titres de 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L._Ron_Hubbard" target="_blank">L. Ron Hubbard</a>,
cinq de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_A._Heinlein"
target="_blank">Robert Heinlein</a>, et quatre d'un écrivain nouveau pour moi,
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_lint"
target="_blank">Charles de Lint</a>, dont les personnages, d'après <i>Publisher's Weekly</i>,
sont « complexes et astucieux, » et vont « d'avatars
inconstants mais puissants à des lutins diaboliques. » Étant
donné le caractère florissant de la narration à la première personne dans
les romans de genre contemporains &ndash; du genre roman sentimental
(<i>Romance</i>) en passant par le roman policier, le roman d'aventure,
le fantastique et le roman à énigme &ndash; le faible taux de participation
pour les narrateurs à la première personne dans la Liste des Lecteurs est très frappant.</div>]]></description>
  <pubDate>Thu, 3 Jun 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Sphérification</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=479</link>
 <guid isPermaLink="true"  >http://www.mereste.net/weblog.php?num=479</guid>
 <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <description><![CDATA[En ce long week-end, j'ai profité de l'arrivée de mon colis
plein de gélifiants et de sels pour faire de la cuisine moléculaire.<br/>
J'ai réalisé plusieurs tests de sphérification et sphérification inversée,
c'est-à-dire des préparations liquides transformées en sphères. Voici
quelques résultats obtenus :
<center><img src="http://www.mereste.net/images/sphere_chorizo.jpg" alt="Sphère de chorizo au cidre" /><br/>
<img src="http://www.mereste.net/images/bulle_de_rosee.jpg" alt="Bulle de rosée, sphère de jus de litchi sur crème à la framboise" /><br/>
<img src="http://www.mereste.net/images/tiramisu.jpg" alt="Tiramisu aux perles de café" /></center>
La base de la sphérification est la réaction qui se produit
entre l'alginate de sodium et le calcium. 
Un jus de fruit (comme l'essai à base de litchi) ou un liquide alcoolisé 
(le café avec l'amaretto ou le Kahlúa des perles du tiramisu) additionné
d'alginate de sodium va réagir dans un bain de calcium 
(réalisé en diluant du sel de calcium ou du lactate de calcium
dans de l'eau). Dans la sphérification inverse, le calcium déjà
présent dans une préparation lactée (comme la crème de chorizo)
va réagir dans un bain d'alginate de sodium. C'est assez technique,
avec des dosages minutieux et des temps précis pour les bains
des préparations, mais le résultat est à la fois beau, bon et
surprenant en bouche !<br/>
Maintenant que j'ai compris le principe, je vais essayer de
composer mes propres recettes, celles présentées ici se
trouvant dans le livre du 
<a href="http://www.marabout.com/livre-mon-kit-de-cuisine-molaculaire-anne-cazor-340290.html"
target="_blank">kit</a> que je m'étais acheté le mois dernier.
]]></description>
  <pubDate>Sun, 23 May 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Nuit des musées et Nuits sonores</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=478</link>
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 <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <category>Musiques / Radio / Audio</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[Petite déception, hier soir, en arrivant au bout de la rue Boileau. Rien n'indiquait
la présence de l'événement « la Nuit des musées dans l'attente de
l'ouverture du musée des Confluences » pourtant annoncé sur le site web
du Ministère de la culture.<br/>
Dommage. Alors cap au sud, je suis reparti à l'autre bout de Lyon, suivant le cours du fleuve
pour arriver jusqu'à l'avenue Leclerc et essayer un musée dans lequel je n'avais jamais mis
les pieds : le Musée d'Histoire militaire de Lyon. Au numéro indiqué se
trouve la caserne. Après avoir passé la barrière, il y a plein de zones interdites,
et il faut chercher les petites flèches indiquant où se trouve le musée. Là encore, rien ne semblait
indiquer que le lieu était ouvert, mais il l'était pourtant, avec un peu de lumière à
l'étage. Et dans une salle pleine de panneaux, de mannequins d'hommes en armes et de vitrines,
ce fut une très intéressante plongée dans vingt siècles d'histoire, de la Gaule romaine aux
guerres contemporaines : comment Lyon s'est fortifiée, comment elle a été rattachée au royaume
de France dont elle fut pendant longtemps une ville frontière, quels événements 
douloureux s'y sont déroulés, en particulier au moment de la 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soul%C3%A8vement_de_Lyon_contre_la_Convention_nationale"
target="_blank">Révolution</a> (allant même jusqu'à perdre son nom pour 
s'appeler « Ville-Affranchie »).
Étonnant de voir des photos d'archives montrant que là où se trouve mon actuel bureau étaient
fabriquées les armes qui équipaient l'armée française, ou qu'une caserne se tenait en lieu et 
place de la gare et du centre commercial de la Part-Dieu.<br/>
Sans m'en rendre compte, les heures avaient filé à une incroyable vitesse. Lorsque je suis
enfin sorti du musée, la nuit était en train de tomber.<br/>
Près de la piscine du Rhône, une jeune femme, en me croisant, m'a demandé si je cherchais
un billet. Non merci. La musique électronique des Nuits sonores montait
dans l'air en diffusant une chaleur que ce printemps frisquet nous refuse encore. Le cri
d'une vieille femme depuis son balcon &mdash; ça va durer encore longtemps 
ce bordel ? &mdash; me fit sourire. Pour profiter d'une aussi belle ville
avec une si jolie vue sur le Rhône, on peut bien accepter de temps à autre quelques nuisances
sonores...
]]></description>
  <pubDate>Sun, 16 May 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Mes nuits des musées</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=477</link>
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 <category>Tranches de vie</category>
  <description><![CDATA[J'ai l'impression d'être assez casanier en ce moment. Aussi, quand un événement tel que
la <a href="http://nuitdesmusees.culture.fr/" target="_blank">Nuit des Musées</a> a lieu,
cela me donne une occasion de sortie pour explorer des endroits insolites par
nature, par l'heure à laquelle on peut s'y promener ou par les animations qui s'y déroulent.<br/>
J'apprends que c'est déjà la 6<sup>ème</sup> édition de la Nuit des Musées. Qu'ai-je fais aux précédentes ?<br/>
Il y a deux ans... j'étais à Saint-Étienne. Je me rappelle
que la ville était déserte en raison de la pluie... et s'il y avait des courageux, soir de match
oblige, ils se trouvaient au Chaudron pour encourager les Verts. Je me souviens
qu'avec mon amie d'alors, nous avions bravé les éléments en jeunes amoureux fous pour voir
le Musée d'Art et d'Industrie puis celui du Vieux Saint-Étienne.<br/>
L'an dernier, j'étais de retour à Lyon. L'oreille collée à mon téléphone, je longeais le Parc de
la Tête d'Or pour rejoindre le Musée d'Art Contemporain. Et c'est en arrivant
seul à la Cité Internationale, que j'ai appris par mon portable
que la belle histoire qui se déroulait entre elle et moi venait de s'achever...
 ]]></description>
  <pubDate>Sat, 15 May 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Mad Men</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=476</link>
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 <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Humour / Insolite / Bêtises</category>
  <description><![CDATA[Je n'en ai jamais vu un seul épisode, mais voilà à peu près de quoi j'aurais l'air en personnage de <a href="http://www.amctv.com/originals/madmen/madmenyourself/"
target="_blank"><i>Mad men</i></a>, cette série se déroulant dans les États-Unis
des années 1960 :
<center><img src="http://www.mereste.net/images/mereste_madmen_standard.jpg" alt="Fabrice Méreste, dans Mad Men"></center>
]]></description>
  <pubDate>Fri, 14 May 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>La sensation de l'artiste</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=475</link>
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 <category>Vie professionnelle</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[Grosse journée de travail à Paris, hier.<br/>
Avec un TGV à 6h30, j'aurais eu néanmoins une dizaine de minutes de retard à
ma réunion située de l'autre côté de la capitale, dans le 16<sup>e</sup> arrondissement.
Puis, au dernier moment, l'heure de démarrage
de la réunion a été retardée d'une heure, aussi ai-je eu le temps de faire une
petite balade pédestre. RER A depuis la gare de Lyon, descente à la station Charles-de-Gaulle-Étoile.
Arc de triomphe, Champs Élysées.... Amusant de jouer au touriste dans la
ville qui fut celle où j'avais vécu un an, il y a plus de dix années de cela.
Avenue Georges V. Boutiques de luxe, ambassades, grands hôtels. Puis la
Seine, longée jusqu'à la Place du Trocadéro.<br/> Et là, la sublime citation
de Paul Valéry sur le Palais de Chaillot :<br/>
<div id="citation">Tout homme crée sans le savoir<br/>
Comme il respire<br/>
Mais l'artiste se sent créer<br/>
Son acte engage tout son être<br/>
Sa peine bien-aimée le fortifie</div><br/>
Nul n'a aussi bien décrit ce sentiment que j'ai l'occasion de
connaître quand j'ai l'impression que plus rien au monde n'existe d'autre
que le texte que je suis en train d'écrire ou la matière que
je suis en train de sculpter...]]></description>
  <pubDate>Thu, 6 May 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Le prix de la fin du monde</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=474</link>
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 <category>Livres</category>
  <category>Science-fiction</category>
  <category>Musiques / Radio / Audio</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <category>Famille</category>
  <description><![CDATA[J'ai un petit frère qui vit au Canada, dans la partie anglophone, et
j'ai voulu lui envoyer un cadeau il y a quelques jours à l'occasion
de son anniversaire. J'ai eu du bol car je m'y suis pris en avance
et j'ai ainsi évité de pas grand chose de voir mon colis bloqué en raison de
l'interruption du trafic aérien (le volcan en Islande, vous vous rappelez ?)
Cependant, mon frère a eu la mauvaise surprise de découvrir qu'il devait
aux livreurs une quinzaine de dollars de frais de taxe et de douane pour pouvoir récupérer son présent,
alors que j'avais bien pris à mes frais tout ce qui concernait le transport.<br/>
Petite explication : je souhaitais offrir quelque chose représentant de
la culture française. Tout d'abord, de la littérature. J'ai donc pensé à
<a href="http://www.inculte.fr/Big-Fan" target="_blank"><i>Big Fan</i></a>, l'excellent
roman de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Colin" target="_blank">Fabrice Colin</a>.
Outre le fait que je connaisse un petit peu l'auteur, que j'avais recueilli son témoignage
sur la co-écriture pour un article dans le tome 2 de la revue
<a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre.php?p=intro&n=7"
target="_blank"><i>Fiction</i></a> et que l'on m'ait pris pour lui à un rendez-vous
parisien sur les littératures de l'imaginaire il y a une dizaine d'années (nous partageons le même prénom et la
même année de naissance), <i>Big Fan</i> est vraiment un bel ovni littéraire, parlant
de musique, et plus particulièrement du groupe Radiohead (en plus, mon petit frère reprend
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=aYJ30hC2_DI" target="_blank"><i>Creep</i></a>
et <a href="http://www.youtube.com/watch?v=H6LKeO1SJgc&feature=related" target="_blank"><i>My Iron Lung</i></a>
avec son groupe de rock dans les bars de Toronto) et de la plongée dans la folie d'un fan ultime.
La seconde partie de mon cadeau concernait un autre aspect de la culture de notre beau pays, à savoir
la cuisine, et donc je lui ai fait parvenir un kit de cuisine moléculaire (le même que
je me suis acheté et dont je me suis servi dans la préparation du plat dont je parle dans mon billet précédent).<br/>
De ce fait, un livre sous-titré « Radiohead, <b>la fin du monde</b> et moi » et un
kit de cuisine ressemblant davantage à une boîte du petit chimiste avaient de quoi 
rendre les douaniers quelque peu méfiants...]]></description>
  <pubDate>Sat, 1 May 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Cuisine moléculaire</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=473</link>
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 <category>Recettes / Gastronomie</category>
  <description><![CDATA[Le week-end dernier, j'ai réalisé mes premiers essais de cuisine moléculaire.<br/>
Bon, eh bien, euh... c'est intéressant, mais je ne suis pas encore tout à fait au point.<br/>
Par exemple, j'ai fait ceci :
<center><img src="http://www.mereste.net/images/spag_cuisine_moleculaire.jpg" alt="Spaghetti à la bolognaise déstructurée"></center>
Sur les spaghettis, il y a des spaghettis et des petites étoiles de sauce tomate 
(qui tient avec de l'agar-agar). La viande hachée a été cuisinée à part, avec quelques
carottes. Du parmesan est saupoudré sur l'ensemble. Le résultat est assez surprenant.
Il faut mélanger le tout pour retrouver la bolognaise.
Le hic, c'est qu'il est difficile de réchauffer les spaghetti et étoiles de sauce
tomate sans que ces derniers ne perdent leurs structures atypiques.<br/>
À suivre...]]></description>
  <pubDate>Fri, 30 Apr 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Quand la grève a du bon</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=472</link>
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 <category>Vie professionnelle</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Famille</category>
  <description><![CDATA[Mardi dernier, je devais rentrer de mon long week-end de Pâques passé dans ma
région natale auprès de ma famille. En train. Coup de chance, la grève SNCF ne devait démarrer que le soir.
Cependant, j'avais une réunion de travail en région parisienne prévue le lendemain et,
en raison des événements, celle-ci avait dû être reportée, mon TGV ayant été annulé.<br/>
Mon retour d'Alsace fut malgré tout pour le moins... épique.<br/>
Arrivé à Mulhouse, notre train resta bloqué un certain temps. Nous
avions eu droit à un « retard pour une durée indéterminée »
de fort mauvais augure qui devint « entre une et deux heures »
et on nous distribua des paniers repas (mais la plupart des autres voyageurs étaient
déjà allés s'acheter sandwichs et boissons). Au bout de deux heures,
notre train parti à allure réduite, patienta encore un bon bout de temps à
Belfort, circulation au ralenti sur une seule voie jusqu'à Montbéliard, puis 
le train changea de direction en passant par la Bourgogne avant de rejoindre Lyon.
La raison de ce retard est expliquée <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100406.FAP7911/incendie-d-un-train-de-marchandises-a-belfort-trafic-interrompu.html"
target="_blank">ici</a> : un train de marchandises transportant des voitures avait pris feu.
La faute à pas de chance.<br/>
Arrivé à Lyon, j'étais heureux de ne pas avoir de correspondance (elles étaient assurées par la
SNCF en taxi, ou un hébergement sur place était prévu), néanmoins ce train n'était pas passé
par Lyon Part-Dieu avant le terminus à Lyon Perrache, et après 1 heure du matin
(au lieu de 22 heures la veille), il n'y avait plus de transport pour rentrer dans
le 6ème arrondissement (les taxis ayant été pris d'assaut par des petites vieilles).
J'eus donc droit à une bonne balade de trois quarts d'heure à pied pour rentrer chez moi
en traversant Lyon by night avec ma valise à roulettes. Pas désagréable finalement :
l'air était doux, les rues piétonnes presque désertes (j'ai simplement croisé quelques noctambules
avinés qui n'étaient pas bien méchants), et la cité est toujours aussi merveilleusement
mis en valeur par les jeux de lumière.<br/>
En plongeant dans le sommeil, vers 3 heures, j'eus une dernière pensée pour la SNCF : 
je me réjouissais de cette grève qui avait provoqué le report de ma réunion francilienne,
sans quoi j'aurais dû prendre un TGV avant 7 heures du matin, ce qui ne m'aurait
guère laissé de temps pour dormir...]]></description>
  <pubDate>Mon, 12 Apr 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Nombre d'Erdös</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=471</link>
 <guid isPermaLink="true"  >http://www.mereste.net/weblog.php?num=471</guid>
 <category>Vie professionnelle</category>
  <category>Tranches de vie</category>
  <category>Humour / Insolite / Bêtises</category>
  <description><![CDATA[En ce moment, je suis en phase de rédaction d'un article scientifique, d'où
cette absence de nouvelles régulières sur ce blogue.<br/>
Je travaille notamment sur la fouille de réseaux sociaux, et en particulier
sur les réseaux de publications scientifiques.
Dans le domaine des publications réalisées avec d'autres chercheurs, il y
a un concept intéressant : celui du « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_d'Erd%C5%91s"
target="_blank">nombre d'Erdös</a> ». Le principe est le suivant : le nombre
d'Erdös du (prolifique !) mathématicien Paul Erdös est de zéro, il est de
1 pour quelqu'un qui a publié un article avec lui, de deux pour quelqu'un qui a publié
avec un co-auteur d'Erdös (mais pas avec Erdös lui-même), etc., et quelqu'un n'ayant
pas écrit et co-signé d'article scientifique avec quelqu'un ayant co-signé avec un co-auteur
d'un co-auteur (et ainsi de suite) d'Erdös ayant par définition un nombre d'Erdös infini.<br/>
J'ai trouvé que, sous mon véritable patronyme,
mon nombre d'Erdös n'est pour l'instant que de 5, ce qui n'est pas
si mal pour quelqu'un qui n'est pas un mathématicien... 
Par contre, au hasard des requêtes sur un moteur de recherches,
j'ai été assez surpris de découvrir que notre Président &mdash; qui pourtant
n'a rien d'un scientifique &mdash;
avait un nombre d'Erdös de 1 seulement ! Vérification faite, il ne s'agissait là que d'un 
<a href="http://archive.numdam.org/ARCHIVE/JTNB/JTNB_1991__3_1/JTNB_1991__3_1_55_0/JTNB_1991__3_1_55_0.pdf"
target="_blank">amusant malentendu</a>.
]]></description>
  <pubDate>Thu, 25 Mar 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
 <item>
 <title>Films allemands, romans français et expériences américaines</title>
 <link>http://www.mereste.net/weblog.php?num=470</link>
 <guid isPermaLink="true"  >http://www.mereste.net/weblog.php?num=470</guid>
 <category>Films / Télévision / Vidéo</category>
  <category>Événements / Grands rendez-vous</category>
  <category>Regards sur le monde</category>
  <description><![CDATA[Pour moi, jusqu'il y a peu, le cinéma allemand se limitait
à <i><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nosferatu_le_Vampire" 
target="_blank">Nosferatu, une symphonie de la terreur</a></i>
de Murnau (1922) ou 
<i><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Metropolis_(film,_1927)" target="_blank">Metropolis</a></i>
de (l'Autrichien) Fritz Lang (1927).<br/>
Oui, du cinéma allemand, j'avais une vision des plus limitées...<br/>
Cependant, depuis les années 2000, nous avons la possibilité de voir dans
les salles de l'Hexagone quelques petits bijoux réalisés outre-Rhin.
J'avais été intrigué par <i><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Particules_%C3%A9l%C3%A9mentaires_(film)"
target="_blank">Elementarteilchen</a></i> d'Oskar Roehler (2006), l'adaptation plutôt réussie
du roman <i>Les Particules élémentaires</i> de Michel Houellebecq  (1998). J'avais
été séduit par <i><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatre_minutes"
target="_blank">Vier Minuten</a></i> (<i>Quatre Minutes</i>) de Chris Kraus (2006)
et son envoûtante musique.<br/>
Mais là où les réalisateurs allemands sont très forts, c'est quand ils se mettent à
adapter des expériences comportementales menées aux États-Unis, notamment :
<ul>
<li><i><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vague_(film)" target="_blank">Die Welle</a></i>
(<i>La Vague</i>) de  Dennis Gansel (2008) qui s'inspire de l'expérience de <a
href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Troisi%C3%A8me_Vague" target="_blank">la Troisième
Vague</a> menée par le professeur d'histoire Ron Jones ;</li>
<li><i><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Exp%C3%A9rience" target="_blank">Das Experiment</a></i>
(<i>L'Expérience</i>) de  Oliver Hirschbiegel (2001) qui reprend 
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Stanford" target="_blank">l'Expérience
de Stanford</a> menée par le professeur de psychologie Philip G. Zimbardo au sujet des effets de 
la situation carcérale avec des étudiants jouant les rôles de gardiens et de prisonniers.</li>
</ul>  
Je vous conseille vivement de voir ces deux derniers films, et si vous avez la chance
de vous trouver à Lyon ou ses environs, sachez que le 4 avril 2010 à 10h00 (et non 12h30
comme indiqué sur l'affiche que vous trouverez 
<a href="http://www.ergonomie-self.org/media/media44771.pdf" target="_blank">ici</a>),
le professeur Philip G. Zimbardo donnera une conférence à l'Université Lumière Lyon 2,
campus Porte des Alpes (à Bron).
]]></description>
  <pubDate>Sun, 7 Mar 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
 </item>
</channel>
</rss>
