Mardi, le 8 juin 2010
Tokyo : Jour 3
Je me sens un peu comme
Carrie Bradshaw.
Oui, c’est ça, le personnage de
Sex and the City joué par Sarah Jessica Parker,
la série télévisée (que je n’ai jamais regardée d’ailleurs) (mais dont je suis allé voir
la première adaptation du film) (enfin, ma copine de l’époque m’a poussé à aller voir ce film)
(ouais, on accepte parfois n’importe quoi quand on est amoureux).
Comment en suis-je venu à me sentir comme l’hystérique new-yorkaise depuis
que je suis à Tokyo ?
Réponse : les chaussures !
Je passe mon séjour au Pays du Soleil Levant dans un hôtel traditionnel. Par « traditionnel »,
il faut entendre un petit hôtel, avec salle de bain commune, un jardin ravissant avec un plan d’eau
rempli de poissons, etc. Or, quand on entre dans l’hôtel, la première chose à faire
est se déchausser pour mettre les chaussons d’intérieur. Mais attention, pas
question d’entrer dans sa chambre avec ! Il faut être pieds nus ou en chaussettes.
Et on quand on va aux toilettes, il faut porter les « sandales pour toilettes »,
et pour pouvoir faire un tour dans le petit jardin, là encore, il faut mettre les
sandales appropriées... Bref, je change de pompes encore plus souvent
que Carrie.

Vendredi, le 14 mai 2010
Mad Men
Je n’en ai jamais vu un seul épisode, mais voilà à peu près de quoi j’aurais l’air en personnage de
Mad men, cette série se déroulant dans les États-Unis
des années 1960 :
Dimanche, le 7 mars 2010
Films allemands, romans français et expériences américaines
Pour moi, jusqu’il y a peu, le cinéma allemand se limitait
à
Nosferatu, une symphonie de la terreur
de Murnau (1922) ou
Metropolis
de (l’Autrichien) Fritz Lang (1927).
Oui, du cinéma allemand, j’avais une vision des plus limitées...
Cependant, depuis les années 2000, nous avons la possibilité de voir dans
les salles de l’Hexagone quelques petits bijoux réalisés outre-Rhin.
J’avais été intrigué par
Elementarteilchen d’Oskar Roehler (2006), l’adaptation plutôt réussie
du roman
Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq (1998). J’avais
été séduit par
Vier Minuten (
Quatre Minutes) de Chris Kraus (2006)
et son envoûtante musique.
Mais là où les réalisateurs allemands sont très forts, c’est quand ils se mettent à
adapter des expériences comportementales menées aux États-Unis, notamment :
- Die Welle
(La Vague) de Dennis Gansel (2008) qui s’inspire de l’expérience de la Troisième
Vague menée par le professeur d’histoire Ron Jones ;
- Das Experiment
(L’Expérience) de Oliver Hirschbiegel (2001) qui reprend
l’Expérience
de Stanford menée par le professeur de psychologie Philip G. Zimbardo au sujet des effets de
la situation carcérale avec des étudiants jouant les rôles de gardiens et de prisonniers.
Je vous conseille vivement de voir ces deux derniers films, et si vous avez la chance
de vous trouver à Lyon ou ses environs, sachez que le 4 avril 2010 à 10h00 (et non 12h30
comme indiqué sur l’affiche que vous trouverez
ici),
le professeur Philip G. Zimbardo donnera une conférence à l’Université Lumière Lyon 2,
campus Porte des Alpes (à Bron).
Lundi, le 23 novembre 2009
Mon univers se détruit... mais en musique
Sans faire de bruit, ce blogue vient de fêter son
septième anniversaire.
Pas beaucoup de temps pour des mises à jour, mais bon, je vis ces
derniers temps avec l’impression curieuse que tout est en train
de se casser la figure.
Cela avait commencé par mes problèmes
de téléphone, il y a quelques semaines. Un technicien était
passé chez moi sans pouvoir arranger quoi que ce soit, mais
j’ai retrouvé mon téléphone (et Internet) peu après, comme
par magie.
Ensuite, ce fut au tour de mon fournisseur d’accès
Internet... des problèmes à répétition.
Puis, un dimanche matin, j’ai cru que mon réfrigérateur m’avait lâché. Plus
de lumière, et je n’entendais plus le moteur du frigo. J’ai fait des
recherches sur Internet pour voir ce que cela allait me coûter de le
remplacer. Quelques heures plus tard, il faisait toujours aussi froid
dans mon réfrigérateur et dans mon congélateur : il fonctionnait
encore, il n’y avait que la lampe à changer.
Et enfin, comme j’étais assez en retard dans mes travaux professionnels,
je travaillais un soir sur mon ordinateur et j’ai décidé de dîner d’un
potage à l’indienne, vite fait... Un geste maladroit, un temps de
réaction un poil trop lent, et plouf le portable,
game over.
Bien entendu, mes dernières sauvegardes dataient d’assez longtemps,
j’avais perdu des journées de travail ainsi que de nombreux courriers
électroniques importants. Argh...
Le lendemain, après avoir compris que la machine ne redémarrerait
plus jamais malgré une nuit au sec, je l’ai apportée auprès de
réparateurs dans l’espoir de sauver le disque dur, et,
après avoir regardé ce que je pouvais récupérer
comme données sur mes autres ordinateurs, je m’en suis acheté un
nouveau, un ultra-portable premier prix... qui, tout en étant bien
plus performant, faisait presque la moitié du prix de l’ancien
alors que je ne l’avais acheté que depuis un an et demi.
Quelques jours plus tard, je me suis changé les idées en allant
à un concert avec
le Capitaine, même si, contrairement à lui,
j’ai clairement préféré Mahler et l’attaque de sa sixième symphonie
à l’œuvre de Messiaen.
Mon amour de la musique classique m’a aussi poussé à voir le film
le Concert
quelques jours plus tard que j’ai trouvé très beau, très drôle et
très touchant, et réalisé et interprété avec beaucoup de finesse.
Oui, mon monde s’écroule, mais en musique. Du coup, je pense
que je vais aller voir le film catastrophe
2012 rien
que pour la bande originale...
Dimanche, le 8 novembre 2009
The Box de Richard Kelly
Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie.
Arthur C. Clarke (1917—2008)
Dans son
nouveau film, le réalisateur et scénariste
Richard Kelly rend un bel hommage
à l’âge d’or de la science-fiction.
Tout d’abord, le film repose sur
la nouvelle
Button, Button
de
Richard Matheson
(
Le journal d’un monstre,
Je suis une légende,
Échos, etc.),
déjà adaptée à la télévision sous la forme d’un épisode de
la Cinquième Dimension ;
l’ambiance est terriblement seventies (même par le travail sur l’image et la lumière) ;
les numéros d’
Amazing et
Astounding Stories apparaissent déjà défraîchis ;
le contexte, avec le monde des chercheurs et ingénieurs de la NASA
au moment du
programme Viking, évoque un passé où tout semblait encore possible
dans le domaine de la conquête spatiale... et l’histoire débute le 16 décembre 1976,
jour anniversaire de feu Arthur C. Clarke (ainsi que de ceux de Philip K. Dick et du mien,
par la même occasion).
Rapidement, le début de l’histoire : Quelques jours avant Noël de l’année 1976,
un colis est déposé devant la porte de la maison qu’occupent les Lewis.
Dans ce colis se trouve une boîte noire surmontée d’un bouton-poussoir.
L’après-midi, un homme arrive pour expliquer le fonctionnement de la
boîte aux Lewis : s’ils appuient sur le bouton, une personne qu’ils
ne connaissent pas mourra, mais ils recevront un million de dollars. Ils
ont vingt-quatre heures pour se décider..
Annoncé comme cela, on dirait à mauvais pitch à la
M. Night Shyamalan
(qui — mais cela ne regarde que moi — n’a pas fait
grand chose de bien depuis
Sixième sens).
Cependant, il n’en est rien car, très vite, ce qui aurait pu n’être qu’une simple histoire fantastique assez fumeuse
se transforme en un véritable scénario de science-fiction qui prend autant aux tripes qu’au cortex,
avec l’installation d’une pesante ambiance d’inquiétante étrangeté, et nous
retrouvons là l’excellent Richard Kelly de
Donnie Darko,
regonflé à bloc après l’épisode plutôt malheureux de
Southland Tales.
Dimanche, le 26 avril 2009
Lyon, samedi après-midi
t
0 : Je ferme la porte de mon appartement.
t
0+ 2 minutes : Je suis arrivé en bas de l’immeuble après avoir
dévalé les marches des 5 étages.
t
0+ 5 minutes : Je manque de me fouler la cheville à cause d’un renflement
dans le trottoir que je n’avais pas vu.
t
0+ 7 minutes : Sur la route, une voiture klaxonne. C’est une grosse
décapotable. À son bord, des jeunes portent un drapeau algérien.
t
0+ 15 minutes : J’arrive au Pont Lafayette.
t
0+ 17 minutes : J’entre dans la Presqu’Île, je plonge dans la
foule et m’y noie avec bonheur. Le rythme de mon pas diminue notablement pour prendre celui
du flot grouillant des humains.
t
0+ 18 minutes : Je marche sur le pavé rouge figurant le lieu où
a été tué le
Président Carnot. Curieux : avant de partir, j’avais
visionné
JFK d’Oliver Stone.
Mais bon, Lyon n’est pas Dallas.
t
0+ 19 minutes : Plusieurs personnes font la queue pour avoir une glace. Sensations estivales.
t
0+ 22 minutes : Devant l’Opéra, une manifestation pro-Tibet.
t
0+ 23 minutes : Place des Terreaux. Des touristes prennent l’Hôtel de Ville,
le musée, la place et la fontaine en photo. C’est vrai que Lyon est une belle cité.
t
0+ 28 minutes : J’entre dans
Temps-Livres et recherche
l’ami
Marcus Leicht.
Pas de chance, il n’est pas là. Je sors de la librairie aux airs de Caverne
d’Ali Baba pour fan de bouquins d’occasion.
t
0+ 32 minutes : Je passe devant l’église Saint-Nizier, ma favorite.
t
0+ 34 minutes : Je prends un pont pour traverser la Saône.
t
0+ 36 minutes : Je dépasse une femme habillée dans un curieux
costume folklorique. Je m’interroge.
t
0+ 39 minutes : Vieux Lyon. Place du Change. Tout un ensemble
d’animations médiévales, avec habits, jeux et musiques d’époque. L’énigme de
la femme en costume n’a duré que 3 minutes.
t
0+ 40 minutes : Dans la rue Saint-Jean, je croise un bourreau. Rien ne m’étonne.
t
0+ 41 minutes : Je m’engage dans une petite rue pour fuir l’amas de touristes.
J’arrive devant la mairie où s’est marié le plus jeune de mes frères. Heureux souvenirs.
t
0+ 42 minutes : Je quitte la
rue du Bœuf et prends la montée de la colline de Fourvière.
t
0+ 46 minutes : Je dépasse l’auberge de jeunesse. Tout un ensemble
de... jeunes – justement – s’y rendent en traînant des valises sur roulettes.
t
0+ 50 minutes : Je passe à côté des
théâtres gallo-romains. Plus de 2000 ans d’histoire.
t
0+ 56 minutes : J’arrive à côté de la Basilique Notre-Dame. Vision panoramique.
La
Tour Part-Dieu
domine encore la ville, mais sa petite sœur, la
Tour Oxygène émerge bien parmi les autres immeubles. En 2013, un
autre projet immobilier devrait dépasser le « Crayon ». Peut-être
la fin d’un symbole.
Mardi, le 20 janvier 2009
Telle est (la) vision (du monde)
Depuis hier, dans mon appartement, je n’ai plus accès à Internet. Plus de
WiFi, plus d’accès même avec un câble Ethernet. Et plus de
téléphone illimité. Et plus de téléphone fixe non plus.
Je suppose que cela est dû aux travaux de raccordement de
mon immeuble à la fibre optique, pourtant ces travaux n’auraient
dû commencer que dans trois jours.
À quoi cette fibre optique pourrait bien me servir ? J’ai
déjà une connexion ADSL qui est tout à fait satisfaite. C’est sans
doute pour ceux qui souhaitent recevoir la télévision de cette manière,
même si je pense qu’il y a déjà le câble et la TNT là où j’habite. Qu’importe,
je n’ai pas de télévision et n’en veux pas, mais rendez-moi ma ligne
téléphonique et Internet !
Enfin, cette absence de télé me rappelle une
anecdote...
Il y a quelques années, je vivais encore à Saint-Étienne,
et mes coordonnées se trouvaient dans les pages blanches. J’étais
assez fréquemment sollicité pour participer à des sondages, et les
démarcheurs ne manquaient pas pour m’appeler en soirée afin d’essayer
de me pousser à la consommation.
Un jour, j’étais tombé sur un vendeur particulièrement tenace qui
comptait me vanter les mérites de la télévision par câble et cherchait
à me faire prendre un abonnement. Après l’avoir laissé (car je n’avais
pas pu en placer une) m’exposer par le menu détail l’avantage qu’il
y avait à disposer de toutes ces chaînes, je lui ai dit (ou sans doute
redit) que je n’avais pas de poste de télévision.
Cela a dû l’étonner, il s’imaginait que je devais être un extraterrestre,
et j’ai senti comme un ton méprisant dans sa voix lorsqu’il a repris
mes mots : « Comment ? Vous n’avez pas la télévision ?! »
Foncièrement agacé, je lui ai alors répondu : « Non, je n’ai
pas de télévision. Je vais au cinéma, à l’opéra, aux musées, j’assiste à des expositions...
La télévision, c’est un loisir de pauvres... »
Je ne pensais rien de ma dernière réplique, mais elle a eu le don de clouer le
bec à l’importun.
Lundi, le 22 septembre 2008
Et ce n’est que le lundi...
Ce matin, je suis arrivé un peu trop juste sur le
quai de la gare : le train avait déjà
verrouillé ses portes et est parti sans moi.
J’ai ainsi été obligé de ravaler ma rage et de prendre le train
suivant, une demi-heure plus tard, et,
au lieu d’arriver à l’Université
avec 25 minutes d’avance, je suis arrivé
– la logique est implacable ! –
dans ma salle de cours avec 5 minutes de
retard. Ceci dit, les étudiants n’y ont vu
que du feu...
Toujours ce matin, au bout de mes deux
premières heures de cours,
j’ai terminé ma séance par un joli lapsus.
Au lieu de dire « Nous verrons ceci après
la pause », j’ai dit :
« (...) après la pub »,
ce qui a bien fait rire mes étudiants.
Et
pourtant, je n’ai pas de télévision.
Et pourtant,
ce n’est que le lundi...
Jeudi, le 17 juillet 2008
Nos amies les bêtes
Non, je ne suis « pas vraiment » en vacances,
je me suis occupé de ma chère et tendre et de nous trouver un nouvel appartement.
Maintenant que ces problèmes semblent en bonne voie de se résoudre (je dois
aller à Lyon ce matin pour signer le bail mais il me faudra ensuite trouver
un déménageur), je peux me poser un instant devant un ordinateur et parler de
quelques petites anecdotes de mon quotidien – en rapport avec les animaux –
qui colorent ma vie d’épisodes allant du
Disney le plus dégoulinant au
Looney Tunes le plus caricatural (avec
Pépé le putois en particulier), en passant par
Lassie chien fidèle,
l’univers de la petite
Heidi...
et même un peu d’
Alien aussi...
Je m’explique :
- j’ai été adopté par la chienne de ma compagne, une adorable
golden
retriever, une vieille mémère qui ne se rend pas
compte de son âge... Ainsi, quand elle n’a pas un bobo à l’œil,
c’est à la pa-patte... Alors non, je ne vais pas te renvoyer la ba-balle,
cou-couche panier, tu arrêtes de faire la fofolle, à la retraite pendant
3 semaines et puis c’est tout ;
- en rentrant d’un week-end chez ma copine, j’ai manqué mon
train à cause d’un troupeau de vaches... Des explications ?
Pour le moment, mon amie vit en montagne, et quand les fermiers emmènent paître
leurs bêtes d’un endroit à l’autre et qu’ils empruntent
les seules routes praticables par les voitures, il n’y
a qu’à patienter, et tant pis si on arrive trop tard
à la gare de la grande ville car le train, lui, n’attend pas ;
- le 8e passager : alors que je tondais les abords d’un chalet
au coupe-bordure, j’ai éprouvé une très désagréable sensation
à l’oreille gauche... Panique, cela faisait « toc toc »
contre mon tympan, alors à force de secouer la tête, d’y verser
de l’eau, j’ai réussi à en faire sortir l’araignée qui y avait
trouvé refuge (j’ai de grands conduits auditifs, m’a confirmé
le médecin vu le lendemain) ;
- en allant voir le
Capitaine-qui-ne-signale-pas-qu’il-s’en-va-en-week-end
de retour chez lui, sa petite chatte n’a pas arrêté de me tourner autour
(histoire de dire : il ne faut pas que mon maître me laisse toute seule,
raison pour laquelle ce dernier accueillait une autre félidées le
soir même)... et en les quittant pour aller à mon rendez-vous, à cette agence
logement, afin d’y déposer mon dossier, je me disais que je ne sentais pas très
bon... De retour chez moi, j’ai découvert que la féline créature avait
projeté sur ma chemise une espèce de liqueur brunâtre et nauséabonde que
j’imaginais être l’apanage des seuls putois ou moufettes... Sympa, la bestiole !
À bientôt pour de nouvelles aventures !
Dimanche, le 6 avril 2008
Superstar sister
Mon plus jeune frère, installé dans la partie anglophone du Canada depuis quelques mois,
a de quoi être fier : son épouse, chercheuse, vient de voir sa renommée
internationale boostée par la parution d’un article signé de sa main
dans l’une des plus grandes (si ce n’est « la » plus grande des)
revues scientifiques au monde.
Les chaînes de télévision canadiennes ont donc interviewé ma belle-sœur, et
mon petit frère, armé de son caméscope, a filmé la télévision au moment où
son épouse passait à la télé. Les vidéos numériques, il les a mises en place sur
Internet de manière à ce que toute la famille puisse y accéder...
À sa plus grande surprise, il n’y a eu que moi à aller le site,
voir ses vidéos et féliciter sa femme.
Explication : le reste de la famille, ne parlant pas anglais, n’avait
rien compris à l’interface permettant de télécharger les vidéos, et quand
bien même certains membres de la famille y étaient parvenus, ils ne comprenaient rien aux propos
de l’épouse de mon frère et aux retombées de ses découvertes.
Ben ouais : sic transit gloria mundi, la gloire du monde ne passe pas
à travers le temps, à travers l’espace, à travers l’océan et à travers la barrière linguistique.
Mardi, le 18 mars 2008
Pâtes au logis, nouilles au Japon
Je viens de voir la
bande annonce du film
Pathology.
Brrr. Glauque à souhait.
Demain, je vais prendre l’avion. Direction : le pays du soleil levant. Arrivée : Fukuoka.
Objectif : travailler avec un collègue de l’Université de Kyûshû.
Oui, mais bon : quel rapport entre ces deux événements ?
Il suffit de s’intéresser à l’
histoire et d’apprendre ce que les chercheurs en médecine japonais avaient
pratiqué sur des prisonniers occidentaux durant la Seconde Guerre mondiale pour avoir un petit peu les chocottes.
Sayônara !
Mercredi, le 23 janvier 2008
Anticipation, anti-, si, passions
Pff...
À la moitié du film
Impostor de Gary Fleder (inspiré de l’œuvre
de
Philip
K. Dick), je me doutais bien – malgré la chute à rebondissements –
de qui était le réel imposteur.
Dans l’improbable
Alien
vs. Predator de Paul W. S. Anderson, il ne m’a pas fallu plus de 10 minutes pour imaginer quel personnage
allait être le survivant.
Et dans la nouvelle
PV de Lucas Moreno, au sommaire du numéro 49 de
Bifrost
(qui vient juste de paraître, un numéro spécial
Robert Silverberg), dès la quatrième page, au moment où le personnage
principal se demande ce que veut dire l’énigmatique inscription « P V »,
j’avais eu une idée assez nette de la signification de cet acronyme... et cette hypothèse, dévoilée 10 pages plus loin,
s’est avérée être la bonne.
Bref, aucune surprise ! Ou si peu...
Mes connaissances et capacités de raisonnement – par déduction, induction, analogie ou autres –
me gâchent de plus en plus le plaisir de la découverte et l’émerveillement face à la nouveauté.
Merde alors : je suis en train de perdre le regard d’enfant que je portais sur le monde...
Dimanche, le 13 janvier 2008
Catalogue, mon beau catalogue
Il y en a, quand ils sont petits, ils feuillettent avec passion les magazines de voitures. Des voitures
de luxe. Des voitures de sport. Ou des motos. Quand ils grandissent, les voitures ne sont plus tout à fait
les mêmes, la curiosité émerveillée de l’enfance a fait place à la question : « quel va
être mon nouveau modèle ? » – sous-entendu : « quelle voiture
correspond le mieux à la personnalité que je souhaite afficher ? »
Pour les filles, ce sont plutôt les catalogues de fringues. Mais cela revient au même.
Et puis, pour les deux sexes, surtout quand ils vivent ensemble et qu’ils veulent ajouter de la
matière à leur nid douillet, ce sont les catalogues
Ikea (dont l’absurdité est
cruellement illustrée dans le film
Norway
of Life de Jens Lien).
Les catalogues sont donc une sorte de miroir de l’âme, un peu comme s’ils pouvaient correspondre,
pour les gens, aux vitrines de ce qui leur font le plus envie.
Je ne me sens pas matérialiste, et pourtant je n’échappe à ce principe.
Ce qui me fait baver d’envie depuis qu’il s’est retrouvé dans ma boîte
aux lettres, c’est le catalogue d’un
marchand de matériel de Beaux-Arts.
Ahhhh... Je découvre plein de nouvelles techniques artistiques, plein de bricoles qui permettrait
de faire ceci ou cela... Et en mieux... Des peintures, des outils, des... Plein de... Toute cette potentialité
pour donner forme, couleur et matière aux élans de mon imagination...
Ah, non !
Vade retro, catalogus ! Ouais, il faut que je me calme.
Soupir : même dans la création artistique, on ne peut pas partir de rien...
Jeudi, le 13 septembre 2007
La double double-vie de Fabrice M.
L’excellent et regretté Polonais Krzysztof Kieślowski
avait réalisé, en 1991, un film étonnant :
la Double Vie de Véronique.
Dans ce petit bijou cinématographique, une femme, après la mort de son impossible double, voyait sa vie curieusement changer...
En ce qui me concerne, j’ai deux doubles vies : une d’enseignant/chercheur qui m’occupe durant
une bonne partie de la période diurne des jours ouvrables (et bien souvent davantage)
où je suis le « docteur Fab M. », et une
autre d’auteur/sculpteur – que j’exerce le reste du temps – sous le pseudonyme de Mister « F. Méreste ».
Parfois, ces deux vies se mêlent. Hier matin, avant de coiffer ma casquette de prof et de
passer la journée à participer à des jurys de soutenance de stage ou à donner des cours, j’étais devant
l’ordinateur afin de concevoir l’affiche annonçant la prochaine exposition d’arts plastiques
de mes collègues et moi-même (cela se passera à l’atrium de la Bibliothèque universitaire du
site de Tréfilerie « Droit, Lettres », à Saint-Étienne,
du 13 au 28 septembre 2007, voir
ici). Et tout à l’heure, je
vais installer cette expo avant de retourner bosser « pour de vrai » à mon labo.
Samedi, cette fois en tant qu’auteur, j’irai à Lyon pour participer au
Lyonnacolo, une soirée-débat avec quelques auteurs et animateurs du
petit monde science-fictif de France et d’Italie, un événement organisé
par les
Lyonnes de la SF.
Bref, je n’ai vraiment pas le temps de m’ennuyer...
Enfin, petite nouveauté : j’ai décidé de ne plus indiquer directement mon
pseudonyme sur les étiquettes des œuvres plastiques que je vais exposer.
Désormais, seuls seront présents le nom de la sculpture, l’URL permettant d’accéder à ce site Web
et, en guise de signature, le nouvel
ambigramme
de mon nom d’artiste :
Jeudi, le 10 mai 2007
L’Araignée
Votre résultat:
Tu es Spider-Man
| Spider-Man |
|
90% |
| The Flash |
|
75% |
| Robin |
|
70% |
| Green Lantern |
|
65% |
| Hulk |
|
60% |
| Superman |
|
55% |
| Iron Man |
|
55% |
| Supergirl |
|
40% |
| Wonder Woman |
|
40% |
| Batman |
|
35% |
| Catwoman |
|
25% | |
Tu es intelligent et plein d’espoir.
Tu es un peu superficiel mais tu as
de l’influence et le sens des responsabilités.
 |
Cliquez ici pour réaliser votre TEST SUPER HERO
Mercredi, le 4 avril 2007
PornoStar
En vrai, je m’appelle Didier Sidonie, j’ai tourné dans
des centaines de films, avec les hardeuses les plus cochonnes
de la planète, et on me surnomme "l’étalon blond" dans le métier.
Toi aussi, trouve ton nom de star du X : prends comme prénom ton deuxième prénom
(ou celui de ton parrain, si pas de deuxième prénom), et comme nom de famille le
prénom de ton premier animal de compagnie. (Truc entendu dans
Quand j’étais chanteur. Je sais : je regarde des films débiles.)
Quand j’étais tout petit (et même moins petit parce que ça vit longtemps,
ces bêtes là), j’avais une tortue de Floride appelée "Sidonie", rapport
à la
série pour enfants.
(Ouais, je sais, Sidonie était une oie et Aglaé une truie, mais une tortue,
c’est un peu plus commun comme animal domestique, non ?)
Mais bon, ça le fait, Didier Sidonie, non ?
Et vous, comment vous appelleriez-vous si jamais Marc Dorcel vous
sollicitait pour tourner quelques scènes ?
Dimanche, le 25 mars 2007
De l’avantage d’avoir une semaine éprouvante
Semaine très chargée, niveau boulot. Du coup, je me retrouve
le samedi sur les rotules... enfin, cela ne reste qu’une expression
pour moi, parce qu’après
ça,
mes genoux sont encore un peu douloureux.
Samedi, après le retour du club de sport et des courses,
cela n’a été que du travail pour le boulot... intéressant, certes, mais j’avais plein
d’autres choses prévues et non réalisées, telles que la recherche de nouveaux éditeurs
pour mon roman, l’impression de mon manuscrit (plus justement "tapuscrit", de par le fait)
et le tour des boutiques d’arts plastiques.
Super fatigué après cette journée studieuse,
je n’ai fait qu’un tour sur les sites des copains sur MySpace avant de me coucher très tôt,
tant pis pour le festival du cinéma hors frontières et la soirée italienne (deux films dont
Romanzo criminale, plus un buffet italien, dommage d’avoir loupé ça).
Mais... dimanche matin, après une bonne nuit de sommeil, j’ai une excellente forme, je
digère sans problème le changement d’heure, je fais plein de trucs avant de partir en
fin de matinée au cinéma voir les fameux
300 de Snyder (d’une remarquable fidélité
par rapport à la BD de Miller, mais pas trop par rappory à l’Histoire),
puis je me laisse aller à des nouvelles recettes culinaires
(j’avais toujours prévu de préparer des sot-l’y-laisse depuis que j’avais vu
le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain de Jeunet au ciné,
c’est maintenant chose faite).
Allez, encore un peu de boulot, et je me lance enfin dans la veille technologique
pour dénicher l’éditeur de thriller susceptible d’être intéressé par mon bébé, et
je fais chauffer l’imprimante !
Mardi, le 13 mars 2007
My name is Méreste, Fabrice Méreste...
Je n’aime pas trop la série des James Bond.
Le dernier (
Casino Royale) est cependant assez intéressant,
avec un agent 007 sombre et en devenir.
Mais si je devais être un acteur ayant interprété l’agent
de Sa Gracieuse Majesté, je serais...
Your results:
You are Roger Moore
| Roger Moore |
|
73% |
| Timothy Dalton |
|
64% |
| Daniel Craig |
|
64% |
| Sean Connery |
|
55% |
| George Lazenby |
|
53% |
| Pierce Brosnan |
|
32% | |
The third actor to play Bond in the movies
was more light-hearted and humorous. At the same time he
was a charismatic ladies man.
 |
Click here to take the
"Which James Bond are you?" quiz...
Mardi, le 6 mars 2007
Caché derrière sa barbe, je n’ai pas reconnu le loup(Lou)
Je reviens à l’instant du cinéma où je suis allé voir
Contre-enquête de Fanck Mancuso. Oui, j’ai
gagné des places en avant-première et c’est une agréable surprise :
le film est vraiment intéressant, même si pesant et très
noir.
Petite curiosité : j’ai découvert que j’avais
assisté par hasard au tournage d’une des scènes de ce film.
En août dernier, en revenant de la fête donnée en Gironde dans la
demeure familiale de l’ami
Francis Valéry, j’avais remarqué pas mal d’agitation
devant la gare de Bordeaux Saint-Jean où j’attendais mon train pour
rentrer à Saint-Etienne. Je n’avais pas reconnu les acteurs, je pensais
à un simple spot de pub, mais le barbu qui attendait le passage du tramway
pour retrouver un ami chauve, c’était bien
Jean Dujardin...
Lundi, le 5 mars 2007
Appelez-moi Saïd...
Salam walekoum à tous,
Ca y est, je suis retombé dans les tests qui ne servent à rien...
J’ai donc fait le test pour savoir quel personnage perdu j’étais,
mais en fait, non, je n’avais pas compris, c’était quel personnage
de la série
Lost, les disparus.
Et il se trouve que je serais le personnage de Saïd (enfin, Sayid Jarrah),
le bricoleur et ex-officier irakien de la série. Pas faux car, même si
j’ai un physique un peu plus européen et que je n’y comprends pas
grand chose à l’électronique, je parle deux mots d’arabe (quand même !),
j’ai fait mon service militaire, et j’aurais aussi été intéressé par
la jolie blonde un peu snob que le personnage finit par séduire... :-)
(Mais bon, dans mes scores, je serais tout autant la Coréenne Sun ou
Boone)
Your results:
You are Sayid Jarrah
| Sayid Jarrah |
|
85% |
| Sun Kwon |
|
85% |
| Boone Carlyle |
|
85% |
| Mr. Eko |
|
65% |
| Michael Dawson |
|
64% |
| John Locke |
|
60% |
| Shannon Rutherford |
|
60% |
| Claire Littleton |
|
56% |
| Walt Lloyd |
|
56% |
| Dr. Jack Shephard |
|
52% |
| Kate Austen |
|
50% |
| Hugo "Hurley" Reyes |
|
43% |
| James "Sawyer" Ford |
|
42% |
| Charlie Pace |
|
40% |
| Jin-Soo Kwon |
|
40% |
| Ana-Lucia Cortez |
|
28% | |
You can take electronic devices apart and see how to fix them.
You are good at problem solving and at interrogating people.
 |
Click here to take the Lost
Personality TestEt vous ?
Dimanche, le 18 février 2007
Vivent les vacances !
Chouette, pas de cours à donner la semaine à venir, je vais pouvoir mettre les autres
casquettes dont je coiffe ma vie : chercheur, auteur et sculpteur. Joie !
Que dire depuis presque deux semaines ?
Ai gagné des places de cinéma, suis allé voir le film d’animation danois
le vilain petit Canard
et moi de Michael Hegner et Karsten Kiilerich. Quelques longueurs, ça ne vaut pas
Shrek, mais il y a des idées plutôt bien vues sur le passage de l’enfance à l’adolescence et
à l’âge adulte.
Ai eu l’occasion de faire du roller, vendredi dernier, avec mon copain
Rémi. Bah, le pote a beau faire le malin sur une scène d’opéra, il fait moins
le fier sur des roulettes. :-) Avons sympathisé avec un curieux monsieur et appris à la fin de
la randonnée qu’il est...curé.
Sinon, pour les billets réguliers, c’est
ici
qu’il faut aller :
–
Egoquizz 150 : avez-vous ou êtes-vous déjà...
–
Oui, je suis un super héros
–
La conspiration des demi-sucristes
–
Je suis un "Stépamois" (attention : humour !)
–
Héliophobe
Mercredi, le 14 février 2007
Oui, je suis un super héros
Résultats
du test
pour savoir de quel héros de film je me rapprochais le plus :
|
 |
Néo (Matrix) : 79%
|
| Indiana Jones : 75% |
| Jim Levenstein (American Pie) : 74% |
| Batman / Bruce Wayne : 73% |
| Forrest Gump : 72% |
| Hannibal Lecter : 72% |
| James Bond : 71% |
| Yoda (Star Wars) : 71% |
| Eric Draven (The Crow) : 70% |
| Maximus (Gladiator) : 70% |
| Tony Montana (Scarface) : 63% |
| Schrek : 63% |
Quel héros de film es-tu ?
Mouais, bof. Rien de bien tranché, et autant Forrest Gump (là, niveau QI, ça fait
à mal à mon égo) qu’Hannibal Lecter (qui pour trancher, lui, sait y faire).
Et rien de commun avec Thomas A. Anderson, si ce n’est que je sais aussi me servir
d’un ordinateur (mais je ne touche pas aux pilules rouges ou bleues... la pilule bleue...
en cette Saint-Valentin, c’est pour les amoureux).
Mercredi, le 7 février 2007
Precious little diamond
Week-end cinéma.
Samedi, je suis allé voir Blood Diamond d’Edward Zwick et, dimanche,
Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier.
Je craignais un peu le pire pour la production américaine, avec Leonardo DiCaprio au générique,
le traitement d’un sujet très sensible (les diamants exportés de pays d’Afrique en guerre servant à financer
les guerres où sont enrôlés des enfants soldats), mais avec un scénario de Charles
Leavitt (qui avait déjà été scénariste du curieux K-Pax, l’homme qui vient de loin),
le film s’en sort plutôt bien, évitant presque les clichés du genre (presque car DiCaprio,
jouant un méchant garçon, nous fait le coup de Titanic à la fin).
Le film français est aussi une réussite. La version cinématographique diffère en de
nombreux points du roman de Fred Vargas mais cette adaptation présente l’avantage
de faire tenir en moins de deux heures l’essentiel du thriller de l’autrice-archéologue
sans recourir aux nombreux flashs-back qui auraient été nécessaires pour devoir
expliquer la personnalité et les motivations des différents personnages.
Un point commun entre les deux films ? Les diamants, symboles du sang versé
lors des guerres africaines fratricides dans le film américain, et talismans
sensés protéger du fléau dans le film français.
Vendredi, le 26 janvier 2007
Une justice au royaume pourri du cinéma ?
Je viens de prendre connaissance de la nouvelle liste des Razzies
(récompensant les plus mauvais films, du moins ceux réalisés aux Etats-Unis).
C’est ici :
http://www.variety.com/awardcentral_article/VR1117957871.html?nav=news&categoryid=1985&cs=1
Déjà, j’apprends qu’il y avait un "Basic Instinct 2"... Euh ?
Ce qui me console, c’est que "la Jeune fille de l’eau" (Lady in the Water),
réalisé par M. Night Shyamalan, se trouve largement cité aux Razzies, et je n’ai
toujours pas digéré le temps et l’argent dépensés pour voir ce film, l’été dernier.
J’avais adoré l’ingénieux "Sixième sens" et été intéressé par "Incassable" du même réalisateur,
même si j’avais trouvé les idées vraiment malsaines dans ce dernier film. J’avais pardonné
la navrante reprise champêtre de la "Guerre des Mondes" qu’était "Signes".
La tragique utopie du "Village" m’avait troublé. Mais que dire de la "Jeune Fille de l’eau" ?
Peut-on prendre un ridicule conte pour enfant au pied de la lettre et l’adapter dans
notre monde ? Night pense que oui. Et le scénario n’est hélas que cela,
ce qui est bien décevant.
Pour moi, ce serait un zéro pointé pour "la Jeune fille de l’eau",
catégories scénario et réalisateur. Night, je t’ai laissé ta chance :
un bon film suivi de trop de mauvais ; la prochaine fois, tu n’auras plus mes sous.
Lundi, le 27 novembre 2006
Les gamins, parfois c’est mal, parfois c’est bien
Les gamins, quand ils naissent et que des collègues vous laissent tomber parce qu’ils prennent
des congés parentaux, et que du coup vous devez les remplacer et êtes obligés de modifier
tous vos projets, ce n’est vraiment pas cool.
Mais quand les gamins sont présents dans une salle de cinéma où vous vous trouvez aussi avec
un bon copain parce que vous avez gagné des places pour voir
Souris City, c’est quand même bien sympa. Il y en a vraiment pour
tous les âges dans le dernier né des studios
DreamWorks, avec différents niveaux de lecture
(sérieusement, vous croyez qu’un môme saisit l’allusion quand on découvre un cafard lisant
la
Métamorphose de Kafka ?), et il est difficile de résister aux fous rires communicatifs
de la salle et aux applaudissements spontanés. On a beau dire, ça n’a rien à voir comparé
au home cinéma.
Mardi, le 21 novembre 2006
Le week-end de Monsieur Malchance
Jeudi, soirée bien sympa avec chez un couple d’amis... mais le lendemain,
avec un cours à 8h00, pas assez de sommeil et un furieux mal de crâne.
Du coup, je ne suis pas allé au concert de l’
ami chanteur à Lyon. Dommage.
Samedi, réveil avec la bizarre impression qu’il fait très frais.
En effet, la chaudière est éteinte, sans possibilité de la rallumer.
Pas moyen d’appeler l’agence logement, le week-end sera ainsi sans
chauffage ni eau chaude. Gasp.
Samedi midi, je me prépare un osso buco. La sauce tomate cuit dans
une casserole, je me retourne un instant et la casserole – en
position instable sur la gazinière – se retrouve par terre,
repeignant d’écarlate tout ce que je possède de meubles, murs et sol
dans un rayon de deux mètres. Zen, je décide de manger ce qui est
encore mangeable avant de me mettre à la corvée nettoyage.
Dimanche matin, les copains avec qui je devais aller voir le
Prestige
(d’après l’excellent roman éponyme de Christopher Priest) au cinéma me
font faux bond. Tant pis pour eux, le film est génial.
Lundi, après m’être douché à l’eau froide, je me mets à mon ordinateur
pour travailler un peu avant de partir au boulot. Coupure net d’électricité.
Je sors de mon appartement. Des électriciens me disent que c’est normal,
qu’ils avaient prévenu les locataires par affiche, mais l’affiche en
question a été ôtée par d’autres ouvriers s’occupant de la nouvelle
boutique d’en bas.
Au bureau, j’envoie un petit courrier électronique à une amie pour
lui rappeler que je fête mon anniversaire bientôt et que son compagnon et
elle sont invités. Une heure plus tard, je reçois une réponse
laconique de sa part m’indiquant que son petit ami est décédé
vendredi et que l’enterrement aura lieu jeudi. Stupeur face à
l’horreur de la situation. Se trouver bien coup d’avoir mis aussi
sauvagement les pieds dans le plat. Mes petits problèmes du week-end sont
soudain si dérisoires...
Mardi, le 26 septembre 2006
Historique des événements, la fin d’un mythe
Lorsque j’avais entendu parler pour la première fois des termes
«
weblog » et «
blog »,
on m’avait dit que cela venait du journal de bord des capitaines de navire
qui consignaient tous les événements de la traversée en mer, avec des calculs,
et en particulier des logarithmes. Des logarithmes, donc, d’où
log,
qui était devenu «
weblog »
avec son usage par des particuliers sur Internet, abrégé par la suite en «
blog ».
Cela m’avait un peu étonné car, de formation scientifique, j’imaginais bien que les navigateurs devaient
être en mesure d’effectuer des calculs trigonométriques, mais je ne savais pas trop ce qu’ils auraient
pu faire avec des logarithmes. Cette croyance a pourtant persisté jusqu’à la semaine dernière,
lorsque je me suis mis à visionner les épisodes de la série
Mystères à Twin Peaks de Mark
Frost et David Lynch (oui, je sais, mieux vaut tard que jamais). Alors, me diriez-vous, quel
rapport avec la choucroute ? Il se trouve que dans le générique est créditée une certaine
«
Log Lady », la fameuse « Femme (ou Dame) à la bûche ».
Un petit coup d’œil sur mon dictionnaire français-anglais et je découvre que «
log »
signifie « rondin de bois » dans la langue de Shakespeare. Je suis perplexe :
un weblog serait une bûche électronique ? Heureusement
Wikipedia vient à mon secours. Ce qui était consigné par les navigateurs n’étaient pas
des logarithmes, mais les vitesses du bateau, exprimées en
nœuds nautiques, vitesses calculées en jetant par-dessus bord un bouée – le
plus souvent un rondin de bois, un
log – à laquelle était accrochée une corde comportant des nœuds
à intervalles réguliers dont le déroulement était chronométré avec un sablier (le rapport distance et temps donnant
ainsi la vitesse)...
Mercredi, le 30 août 2006
Cinéma d’été
Des quelques films que je suis allé voir cet été,
je retiendrai simplement le fait que ce que je préfère,
c’est le cinéma français.
La Tourneuse de Pages de
Denis Dercourt nous entraîne dans l’univers d’une vengeance
nourrie par des années de rancœur. De bonnes trouvailles. De plus,
comme le film se déroule dans le monde de la musique,
certaines scènes ont lieu à la
Maison de la Radio, ce qui a rappelé de
nombreux souvenirs à
Rémi,
un ami qui m’accompagnait au cinéma, et qui avait été membre du
Chœur de Radio France avant de devenir soliste.
Le film que je viens de voir à l’instant,
Selon Charlie de Nicole Garcia, est une peinture
où se mêlent plusieurs portraits, des hommes un peu perdus, trompés
et trompeurs, égratignés par la vie, un clair-obscur de destins croisés.
Mais le réalisateur dont je me promets de ne plus voir
le prochain film, c’est bien
M.
Night Shyamalan. J’avais adoré l’ingénieux
Sixième sens et été intéressé par
Incassable, même si j’avais trouvé les idées vraiment malsaines dans
ce dernier film. J’avais pardonné la navrante reprise champêtre de
la
Guerre des Mondes qu’est
Signes. La tragique utopie du
Village
m’avait troublé. Mais que dire de
la Jeune Fille de l’Eau ? Peut-on prendre un
ridicule conte pour enfant au pied de la lettre et l’adapter dans notre monde ?
Night pense que oui. Et le scénario n’est hélas que cela, ce qui est bien décevant.
Mercredi, le 30 novembre 2005
Comme Phil et Arthur
Ouais, comme tout bon écrivain de science-fiction,
je suis né un
16 décembre. Et pas les moindres des
auteurs : ceux, entre autres, de
2001, l’Odyssée de l’Espace et de
la nouvelle
Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques
(la base du film
Blade Runner).
Meuh non, ce n’est même pas pour qu’on pense à me souhaiter mon anniversaire
dans deux semaines !
Et puis, tant que j’y suis, bonne fête papa !
Dimanche, le 23 octobre 2005
Tim, tam, toum
Samedi, je suis allé voir au cinéma
Les Noces funèbres de Tim Burton
(
Tim Burton’s Corpse bride).
Résultat : un peu plus d’une heure de bonheur dans un univers
complètement déjanté, un conte étonnant raconté à
travers la technique du
stop-motion, une folie
géniale que l’on doit, entre autres, à... euh... au réalisateur Mike Johnson,
aux scénaristes John August, Caroline Thompson et Pamela Pettler,
à la voix de Johnny Depp (c’était en V.O.), à la musique
de l’incomparable Danny Elfman...
Tim, je t’adore. Mais même si l’on te considère comme l’un des cinéastes
les plus inventifs de sa génération, même si tu as été l’un des producteurs
du film, même si les
Noces funèbres se sont faites sur une idée
qui tu as eue avec Carlos Grangel, même si tu as participé à la réalisation,
en te mettant autant en avant comme tu l’as fait ici, en allant jusqu’à
ajouter ton nom dans le titre du film (car, bien entendu, ce n’est pas Burton qui
se marie de manière funèbre !), je me demande...
Dis-moi, Tim, tu n’aurais pas pris un peu le melon ?
Mardi, le 27 septembre 2005
Différences de points de vue et mélange des genres
De la Russie, mes parents m’ont rapporté l’image d’un
pays où de superbes églises orthodoxes côtoient aussi bien
des immeubles modernes apparus avec le capitalisme que des lourds bâtiments
à l’inesthétique mais fonctionnelle architecture soviétique. À Moscou,
des bateaux de tourisme voguent sur le canal menant à la Volga, et il
semble difficile de passer un jour dans les belles rues de la capitale
sans voir une scène de mariage et des limousines. À peu de
choses près, j’y retrouvais la vision qu’en avait donnée Cédric Klapisch
dans son film
les Poupées russes.
Mais quand ce sont les Russes qui parlent de leur pays, comme le réalisateur
Timur Bekmambetov dans le film
Night Watch, le Moscou d’aujourd’hui devient
le terrain de chasse des vampires, un lieu où s’affrontent les Forces du
Bien et du Mal, où des tourbillons de corbeaux annoncent des événements funestes,
et où la sorcellerie est encore toute-puissante...
L’image réfléchie par les miroirs n’est pas celle que l’on trouve dans
le regard des autres.
Samedi, le 4 juin 2005
J’aime bien...
Il est des personnages qui ne peuvent pas laisser indifférent.
Pour moi, le réalisateur et scénariste
Jean-Pierre Jeunet est de ceux-là.
Mercredi dernier, j’ai eu la chance de le voir au cinéma
Le France
de Saint-Étienne. De 18 heures au lendemain, rien que du bonheur...
Cela a débuté par
les premiers courts métrages de Jeunet :
L’évasion (1978) et
Le Manège (1980), des films d’animation où le travail de son complice Marc
Caro fait des merveilles et annonce la superbe
Cité des Enfants perdus (1995),
Pas de repos pour Billy Brakko (1984) et
Foutaises (1989), où
on retrouve les prémices d’éléments qui seront exploités dans
Delicatessen
(1991) et
Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (2001).
Ce type est fascinant. On sent bouillonner en lui une créativité
extraordinaire. Pour passer d’
Alien IV (1997)
à
Amélie Poulain, il faut vraiment être un magicien.
Et le mélange des genres, il l’a transcendé
dans son dernier film,
Un long dimanche de fiançailles,
qui mêle avec brio à la fois la romance,
le film de guerre et l’enquête policière.
De Jean-Pierre Jeunet, j’adorais l’œuvre, maintenant je suis aussi
admiratif de l’homme, un immense artiste, et un être fondamentalement
humain.
Et si vous tenez à voir d’autres créatifs, aux réalisations plus
modestes, certes, pensez à faire un tour à
Saint-Victor sur Loire. C’est le dernier jour du
Fest’Uval Jean Mon’Arts où vous pourrez assister
à une multitude de spectacles, de la danse, de la poésie, de la
chanson française, de la musique chorale, du trip hop, du rock...
et même assister à une exposition où votre serviteur présente quelques
une de ses sculptures.
Mardi, le 28 décembre 2004
Entre Noël et Nouvel An
Assis à la table de la salle à manger, le sapin décoré dans le dos, la Crèche
sur la droite, la cheminée à gauche, l’ordinateur en face, la musique de la
radio diffusée par
le Net (merci le WiFi), ambiance feutrée de la maisonnée familiale...
Un sentiment de calme et de sécurité. Il faut bien ça. À l’heure du
repas, la télévision, que je n’ai plus l’habitude de regarder, annonce des
horreurs. Des morts qui se comptent par dizaines de milliers en Asie. Les journalistes
font grand cas de la poignée d’étrangers disparus (des Français !).
Bien sûr, nul n’envie le sort de ces malheureux touristes, mais il est quand même assez
impudique de s’intéresser surtout à ces quelques uns alors que le cataclysme
laisse sans voix par son immensité.
La télévision, c’est toujours comme ça ? Une fenêtre ouverte sur le grand monde... et
la petitesse des gens. Sentiment léger d’écœurement ne se mariant que trop bien avec
la bonne chère que l’on consomme toujours un peu à l’excès en ces jours.
Pas de trêve sur Terre, même en cette période de fêtes, l’année n’avait pas encore eu
son lot de sinistres.
Impuissant, devant un autre écran, un écran où – contrairement à la télévision – on n’est pas passif,
je lance mon vieux traitement de texte pour écrire, écrire, écrire... Modestement, je reconstruis
l’univers du bout de mes doigts.
Dimanche, le 12 septembre 2004
Les films de l’été
Impressions subjectives des quelques films que j’ai eu l’occasion de voir lors
de ces vacances estivales...
J’me sens pas belle de Bernard Jeanjean.
Regard intelligent, à la fois tendre et féroce, sur la vie des trentenaires
célibataires, leurs désirs, leurs difficultés à s’engager dans une relation sentimentale...
Meuh non, je ne me sens pas concerné... ;-) À noter les excellentes performances
de Marina Foïs (que je n’apprécie pourtant guère parmi les Robins des Bois) et
de Julien Boisselier dans le huis clos d’un appartement parisien.
Fahrenheit 9/11 de Michael Moore. Documentaire
engagé sur le président actuel des États-Unis d’Amérique, son
élection foireuse, ses liens troubles avec les magnats du pétrole saoudiens,
le 11 septembre 2001, les interventions en Afghanistan et en Irak.
Et dire que Kerry a perdu son avance face à ce type, ça fout froid dans
le dos. Indispensable.
Shrek 2
de Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon. Le retour de l’ogre vert pétomane, avec
sa fiancée, son âne... et de nouveaux personnages. L’humour est toujours au rendez-vous,
les critiques et parodies aussi. Jubilatoire. Aussi bon que le premier, ce qui n’est pas
peu dire.
Hellboy
de Guillermo Del Toro. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les nazis mêlent sciences
et occultisme pour faire revenir des ténèbres de l’Enfer des démons pouvant les aider à vaincre
les Alliés. L’arrivée des soldats US fait échouer ce plan... mais un bébé démon (Hellboy) a
traversé la porte des deux mondes, et est pris en charge par un scientifique du gouvernement
des États-Unis. De nos jours, une organisation décide de remettre ça et réveille
un monstre endormi dans une urne d’un musée. Seul Hellboy et d’autres créatures mutantes
pourront s’opposer à ces derniers. Il s’agit ici d’un bel exemple d’histoire secrète
(l’Histoire ne s’est pas déroulée exactement comme nous le croyons) reposant sur quelques bases
véridiques (la société de Thulé, groupe ésotérique d’extrême droite d’où sortirent les chefs
de file du parti nazi). Les scènes de combat avec les monstres à la "Spectroman" sont
parfois ridicules, le Bien et le Mal sont présentés un peu de façon caricaturale,
mais la nature ambiguë d’Hellboy, démoniaque par essence mais mettant sa force au service des humains,
sauve toutefois la vision manichéenne du film. À suivre (oui, la sortie du numéro 2 est
en effet déjà annoncée).
Le Village
de M. Night Shyamalan. Un petit village perdu au milieu de nulle part, avec sa douceur de vivre
et ses règles. Tout autour, des bois où vivent "ceux dont on ne parle pas", empêchant par la
même tout contact hors de la micro-société du village... Argh, un
sixième sens
m’avait prévenu de ne pas aller voir ce film. Ce réalisateur est vraiment malsain. Shyamalan,
dans Incassable,
développait la fumeuse théorie selon laquelle les hommes costauds à mâchoire carrée sont destinés à devenir
des super-héros au service du Bien alors que les êtres atteints de tares génétiques ne pouvaient qu’être
les négatifs de ceux-ci, leurs âmes étant assortie à leurs couleurs de peau. Beurk. Et puis il y a eu
le très peu convaincant
Signes,
présenté comme un Independance Day vu d’après des paysans du Middel West perdus dans
leurs champs de maïs. Et là, avec le Village, sous le prétexte fallacieux de nous
faire peur car le film est annoncé comme un thriller fantastique (ce qui
est une sombre escroquerie : il n’y a pas la moindre part d’irrationnel dans tout le film), Shyamalan
nous présente sans nuance une société sectaire et les règles (cruelles) qu’elle s’impose
pour assurer son existence. Si c’est ça que vous cherchez, regardez plutôt
la Plage,
c’est plus intelligent, plus beau, et il y a la charmante Virginie Ledoyen (ou Leonardo DiCaprio, si
vous préférez). Enfin, c’est décidé, je n’irai plus voir un film de M. Night Shyamalan. :-(
Le Tour
du monde en 80 jours de Frank Coraci. Adaptation (très libre) du roman éponyme de Jules
Verne. Surprise en m’installant dans la salle de ciné, je suis l’un des rares adultes (du moins,
qui ne soit pas accompagné d’un gamin). Je m’étonne de l’intérêt porté par les mômes à l’auteur
des célèbres romans d’"anticipation scientifique". Mais, c’est vrai, il y a Jackie Chan
(dans le rôle du domestique français Passe-Partout, si, si !). Pourtant, le film n’en est
pas un enchaînement de combats d’arts martiaux pour autant, le texte de Verne est respecté dans les
grandes lignes, avec quelques aménagements, bien sûr, les clins d’œil à l’Histoire sont nombreux
(les rencontres de Phileas Fogg avec Van Gogh, les frères Wright ou la reine Victoria), et la
pétillante Cécile de France rajoute son charme et sa bonne humeur à ce gentil divertissement.
Le
Roi Arthur de Antoine Fuqua. Ami spectateur qui recherche la légende arthurienne,
ne va pas voir ce film, tu seras déçu : Arthur est un soldat romain, point de Camelot
mais un avant-poste en (Grande-)Bretagne situé au niveau du mur d’Hadrien, la frêle Genièvre
est devenue une farouche guerrière (et elle combat avec une espèce de bikini du plus bel effet),
le champion Lancelot est un mercenaire Sarmate obligé de se mettre au service de Rome pendant
une quinzaine d’années, et point de Graal, d’Excalibur ou de magie...
Fuqua a essayé de mettre en scène une vision historique
plus que légendaire du roi Arthur, et même si ça ne tient pas la route (les historiens soulignent
en effet de criantes invraisemblances historiques et erreurs chronologiques), l’intention
est louable et le résultat intéressant. À ceux qui préfèrent la "vraie" (?) légende à cette
tentative historisante, je ne peux que conseiller de revoir l’excellent film
Excalibur
de John Boorman qui n’a pas trop mal vieilli bien qu’il date du tout début des années 1980...
I, robot
de Alex Proyas. Dans un futur proche, les robots sont présents partout, au service de l’humanité.
Un détective enquête sur l’accident (meurtre ou suicide ?) d’un chercheur en robotique...
qui le mène sur la piste d’un robot, machine qui, par construction, est dans l’incapacité de faire
du mal. Gentil film inspiré de l’œuvre d’Asimov, avec quelques défauts navrants
(comme l’omniprésence de la publicité pour des produits curieusement d’aujourd’hui) mais de jolis
effets spéciaux et un scénario plutôt réussi. Attention, le fait de regarder ce film ne vous
dispense pas de lire les livres du bon docteur Isaac Asimov ! :-)
Mardi, le 10 août 2004
Autoportrait (suite)
Version
manga.
La vérité se situe sans doute quelque part entre le dessin du haut et celui du bas...
Vendredi, le 6 août 2004
Autoportrait
Version
SouthPark.
Mais parfois, je peux aussi être comme
ça.
Dimanche, le 18 juillet 2004
Albator
Il y a quelques jours, j’ai terminé de visionner les épisodes de la
série Albator, dans sa version 78, dessin animé connu aussi sous son nom
japonais de « Uchû Kaizoku » ou anglais de
« Captain Harlock ».
Il y a deux mois, j’avais parlé d’une série, San Ku Kaï,
dans laquelle j’avais retrouvé, outre un brin de nostalgie, de nombreux
points commun avec les premiers Star Wars de George Lucas.
Mais quel intérêt allais-je trouver à regarder 5 DVD de plus
de 3 heures chacun totalisant 42 épisodes ?
Certes, une telle épreuve aurait été impossible au sujet de Goldorak ou
du Capitaine Flam. Le premier parce que chaque épisode était construit
de manière stéréotypée, le second parce qu’il se voulait trop hard science
alors que tout cet enrobage scientifisant (vu avec le recul et une culture
scientifique acquise par des années d’études et de curiosité) n’était qu’une
ridicule fumisterie.
Et Albator, alors ? Remettons nous dans le contexte :
À l’aube du 31ème siècle, l’humanité asservie par la technologie
des robots vit dans l’opulence et ne voit pas arriver la menace d’invasion
de la terre par les terribles Sylvidres. Le capitaine Albator à la tête de son
équipage, incompris de tous et placé au rang de renégat s’aperçoit du grand
danger menaçant les terriens et part en direction de l’espace...
Albator, c’est certes un manga où les dessins de Kazuo Komatsubara
peuvent paraître bien éloigné de la richesse à laquelle nous ont habitués
les studios Disney car la plupart des personnages principaux
sont caricaturalement grands et minces alors que les autres sont petits
et gros. Mais il n’y a pas que ça. Ce n’est pas non plus la
simple transformation science-fictive des classiques aventures
de pirates. Non, Albator, c’est une réinterprétation originale de nombreux
mystères de l’humanité dans un ensemble cohérent.
En effet, les traces de civilisations disparues telles que les pyramides
d’Egypte ou d’Amérique précolombienne, les cités englouties et
le triangle des Bermudes, résulteraient, dans la vision proposée
par l’auteur original Leiji Matsumoto, d’un témoignage d’une
civilisation extraterrestre terriblement avancée par rapport à
l’humanité et qui aurait visité la planète Terre il y a des milliers
d’années. L’invasion des Sylvidres, au quatrième millénaire, s’avérerait
ainsi facilité par une excellente connaissance du terrain, la mise
en place d’un énorme service de renseignement, et surtout par l’indifférence
d’une population terrienne réticente à tout type d’effort et à toute décision.
Albator, c’est aussi une critique sociale : face à l’attitude aveugle d’une
civilisation post-industrielle décadente, la seule voie de salut est la rébellion.
Le drapeau noir à tête de mort des pirates devient alors la bannière de la liberté.
Albator, c’est enfin une grande finesse de jeu psychologique, bien loin
d’une vision manichéenne trop souvent présentée aux enfants, les premiers
spectateurs de ce type de divertissement. Le capitaine Albator
a beau sembler un homme très froid, il est prêt à jouer la vie de son équipage pour
sauver Stelli, la petite fille dont il est le tuteur. Vilak, le ministre de
la défense terrienne et ennemi juré d’Albator, ne voit d’abord dans le capitaine
qu’un vulgaire pirate... mais découvrant la vraie nature du combat d’Albator,
il se rallie à lui jusqu’à la mort. Les Sylvidres, ces amazones de l’espace,
sont des femmes au charme trouble mais cela ne les empêche pas d’user
des pires méthodes employées
en temps de guerre. Au sein même des rangs de ces femmes soldats, l’ambiguïté
est aussi de mise : la reine Sylvidra aussi doute du rôle qu’elle a à jouer envers
son peuple et ne peut faire autrement que de se résoudre à sacrifier une amie
qui s’est rebellée ; il y a des civils, hommes et femmes, que convoient
les Sylvidres dans leur armada et parmi les femmes militaires, nombreuses
sont celles qui finissent par ne plus croire au bien-fondé de leur mission
de colonisation de la Terre. Car l’ambiguïté des sentiments règne en
force dans Albator, que ce soit un sentiment envers un parent (à noter
qu’un épisode s’intitule même « le complexe d’Œdipe » !),
envers un ami ou envers l’être aimé.
Je tiens enfin à ajouter que de nombreux épisodes se terminent par le
sacrifice d’un personnage, soit découvert dans l’épisode, soit suivi
dès le début de la série. Même si, pour les Japonais, cela reprend un
événement bien particulier de leur histoire, à savoir le comportement courageux
mais suicidaire des aviateurs kamikazes, une telle attitude a également une résonance
particulière dans notre civilisation occidentale, où, baignant
dans des valeurs judéo-chrétiennes, la notion de sacrifice a aussi
son importance.
Dimanche, le 20 juin 2004
Raku
Au cours de cette semaine, j’ai eu le plaisir de revoir un sympathique
enseignant-chercheur japonais. Je lui ai fait un peu visiter
Saint-Étienne, et je crois que c’est sans doute la première
fois que j’ai servi de guide, n’étant pas encore arrivé dans la
ville depuis an. Toutefois, comme je m’intéresse à mon cadre de
vie immédiat, il ne m’a pas été trop difficile de présenter
quelques curiosités, quelques témoignages du passé minier
ou quelques endroits bien agréables de la ville comme ces
ruelles où les bouquinistes gardent des trésors ou ces
places où il est si doux de prendre un repas en terrasse.
Par ailleurs, j’aimerais bien un jour découvrir le Japon. J’ai failli
y partir, il y a de cela quelques années à l’occasion d’une
importante conférence, mais la date de soutenance de ma thèse m’a
fait manquer ce rendez-vous. Alors j’assimile au quotidien certaines
touches de culture de ce pays, que ce soit dans le domaine culinaire
ou vidéo en allant de Kurosawa... au Capitaine Harlock de notre
enfance, plus connu ici sous le nom d’Albator.
Une nouvelle envie venue du Japon concerne la sculpture. Samedi
dernier, je suis allé à une exposition et je suis tombé sous le
charmes des œuvres en terre cuites à raku du sculpteur.
Le raku est une technique apparue au Japon au XVI
e siècle
où les pièces, juste après cuisson au four, sont mises dans un récipient
(une grosse poubelle par exemple) avec des matières combustibles
comme de la sciure ou du papier pour être enfumées
un certain temps. Le carbone présent va alors agir avec les matières
et donner des effets de surface étonnants. En admirant les séries de
têtes de rhinocéros et les bustes de samouraïs, j’écoutais le sculpteur
et mon prof d’arts plastiques parler de cette technique raku, des
terres plus ou moins chamottées, des
engobes, des températures de cuissons, des mélanges d’oxyde et
des aléas : le résultat final est presque toujours surprenant. Dans de telles
conditions, l’artiste se doit d’être aussi alchimiste...
Pour l’instant, je débute à peine dans la sculpture. Mes premiers essais présents
sur le
sculpturoblog sont le plus souvent des
pièces en terre crue peintes à l’acrylique. Mais, qui sait, peut-être un jour prochain
oserais-je aussi me lancer dans l’aventure du raku ?
Dimanche, le 16 mai 2004
San Ku Kaï
Samedi dernier, en musardant parmi les rayons d’un bouquiniste,
j’ai découvert quelques livres intéressants... et j’ai aussi
déniché, dans une pile de DVD à 6 euros, les six
premiers épisodes de la série San Ku Kaï.
Ah... San Ku Kaï ! Je ne devais
pas encore être entré au collège quand je regardais ces fameux épisodes...
Je me souviens avoir été fasciné par la série japonaise et, jusqu’à hier, je
ne parvenais pas à m’expliquer cet engouement. Je sais que, à l’époque,
alors que mes parents sacrifiaient aux dieux de la consommation et
faisaient leurs courses dans les grands magasins le samedi après-midi,
ils m’abandonnaient parmi d’autres rejetons devant l’empilement
de télévisions du magasin. J’étais ravi car, même si le son n’était
pas terrible en raison du grand nombre de télévisions et
chaînes Hi-Fi allumées et même s’il n’était pas évident de
s’asseoir, j’avais droit à une (et même plusieurs) télévision en
couleur pour suivre mon émission favorite.
Mais qu’est-ce qui pouvait expliquer cette fascination ?
Cela a été ce désir de compréhension plutôt qu’un élan nostalgique
qui me poussèrent à acheter ce DVD.
Et je peux dire que je n’ai pas été déçu...
San Ku Kaï, c’est une adaptation trait pour trait
de la Guerre des Étoiles de George Lucas. La (première)
trilogie américaine était sortie en 1977, 1980 et 1983, et la série
japonaise était arrivée sur les téléviseurs français dans ces années-là.
Tout comme dans la Guerre des Étoiles, il y a dans
San Ku Kaï aussi bien des batailles spatiales que
des batailles au sol sauf que,
dans ce dernier cas, les combats au sabre-laser, héritiers des combats de
chevaliers occidentaux, ont été remplacés par une version futuriste
de combats d’arts martiaux bien orientaux.
Tout comme dans Star Wars, les gentils sont une poignée de
rebelles désordonnés luttant contre une autorité tyrannique
(l’infâme Golem XIII, roi des Stressos, à la place de l’Empereur
Galactique), les méchants sont des individus cruels fortement militarisés
avec de terribles vaisseaux de combats (les Laserolabs
ressemblent comme des frères aux X-Wings, sauf qu’ils ont 6 branches
au lieu de 4), et le chef exécutif des méchants est un être cruel
(les costumes du commandant Volkor et du général Khomenor
ressemblent d’ailleurs beaucoup à celui de
Dark Vador).
L’équipe du vaisseau San Ku Kaï est composée de
l’impétueux jeune homme qu’est Ayato (l’équivalent de Luke Skywalker),
du vieux routard séducteur qu’est Ryû (Han Solo), d’une créature
extraterrestre qu’est l’homme-singe Siman (Chewbacca) et du robot de
compagnie Sidéro (tenant à la fois de R2D2 et de C-3PO).
Mais bien sûr, il y a la « Nipponese touch » :
en plus des combats au sol qui doivent beaucoup au Kung fu et au cinéma
de Hong Kong, il y a les mimiques des
monstres qui ont l’air d’être fortement inspirées du théâtre Nô.
Et alors, qu’est-ce qui peut bien intéresser un garçon de moins de
10 ans ? La richesse des combats (« San Ku Kaï,
c’est la bataille ! » chante le générique),
aussi bien dans l’espace que sur la terre ferme, avec des pirouettes
réalisées dans tous les sens (j’ai enfin compris les trucages :
certaines parties sont montées à l’envers et les sauts périlleux sont
exécutés à partir de trampolines hors du champ de la caméra), et bien que l’on ne voie pas une
goutte de sang à l’écran, la série est quand même marquée par la
cruauté (les acteurs miment avec force leurs souffrances dans la mort).
Enfin, avec Ayato qui, sans devenir un chevalier Jedi, effectue
au sortir de l’école (de pilote intersidéral) son apprentissage de
la vie au contact de son aîné Ryû, San Ku Kaï a
tout du « roman d’apprentissage »,
et donc tous les ingrédients pour séduire le petit garçon que
j’étais...
Jeudi, le 8 avril 2004
Impressions cinéphiles...
...ou, si je n’ai pas eu le temps de poster de message, c’est simplement parce que je suis
allé voir 5 films depuis vendredi dernier...
Vendredi soir : Immortel
(ad vitam), film français réalisé par Enki Bilal,
avec Linda Hardy (l’ex miss France), Charlotte Rampling, Thomas Kretschmann et plein
d’autres humains et entités virtuelles...
À la fin de notre siècle, une pyramide extraterrestre flotte au-dessus
de New York. À son bord, Horus, le dieu à tête de
faucon de l’Ancienne Égypte, apprend qu’il a perdu son
immortalité, aussi descend-il sur
Terre afin de chercher à la fois un corps humain capable de l’accepter
et une femme avec qui il pourra se reproduire et retrouver indirectement,
à travers une lignée, son immortalité.
Film élégant, mélange étonnant de personnages réels plus ou moins grimés
et d’êtres de synthèse, un grand moment de science-fiction à la française
(avec une multitude de références baudelairiennes), une œuvre qu’il
faut vraiment voir même si le scénario est un peu léger
(Serge Lehman – l’ex étoile montante de la science-fiction française –
a pourtant travaillé avec Bilal) et si les individus synthétiques
sortis tous droits de la bande dessinée originelle
contrastent un peu trop violemment avec les acteurs véritables.
Dimanche matin : Agents secrets, film français de Frédéric Schoendoerffer,
avec Vincent Cassel, Monica Bellucci, Charles Berling, André Dussollier et
Ludovic Schoendoerffer.
Un agent se fait tuer dans le sud de l’Espagne, mais la DGSE
parvient à récupérer sur son cadavre la puce renfermant des
informations importantes sur un trafic d’armes avec l’Angola.
Une nouvelle mission se met alors en place pour couler le bâteau
effectuant la contrebande.
Les agents secrets, ce sont des hommes et des femmes employés par le
gouvernement pour réaliser des missions non officielles. Ce film
montre avec une précision quasi-documentaire (on est loin des
délires des James Bond) leurs méthodes,
leurs moyens d’action, mais aussi leurs doutes.
Qui manipule qui ? Les super-soldats ne sont finalement que
des pions de l’État...
Dimanche soir :
Baboussia, film
franco-russe de Lidiya Bobrova avec Avec Nina Choubina, Anna Ovsiannikova,
Olga Onishchenko et Vladimir Koulakov.
Quelque part en Russie, Baboussia vit sa vie de femme-courage.
Seule, elle a élevé ses enfants et petits-enfants.
Mais à la mort de sa fille, elle se retrouve sans maison et est hébergée
un moment chez sa sœur avant de devoir trouver un nouveau logis.
Film touchant sur l’ingratitude des jeunes générations vis à vis des anciennes,
ce douloureux problème de société est ici coloré par l’exubérance
de l’âme slave, les fantômes du communisme et la présence de la guerre (en Tchétchénie).
Gros coup de cœur.
Lundi soir :
Big fish,
film américain de Tim Burton avec Avec Ewan McGregor, Albert Finney,
Billy Crudup, Jessica Lange, Alison Lohman et Marion Cotillard (une Française !).
Edward Bloom raconte des histoires. Il a raconté des histoires toute sa vie,
et sa vie, ce sont ces histoires. Mais il est à présent à la fin de sa vie, et son fils
William, qui s’était brouillé avec lui depuis une histoire de trop
(une histoire qui lui avait volé la vedette à l’occasion de son propre mariage),
retourne au domicile parental. William cherche à comprendre qui était son père, trop
souvent absent, qu’il n’a connu qu’à travers toutes ces fameuses histoires. Qu’y a-t-il
de vrai derrière toutes ces légendes ?
Une réelle surprise. Et une surprise excellente. Voilà un film
qui traite des histoires qui peuplent l’imaginaire américain, ces fameuses
légendes urbaines ou plutôt, ici, rurales, et qui parvient, malgré la thématique,
à éviter les clichés (certes, le fils vivant en France travaille à Paris et il était
inévitable d’avoir une vue de la Tour Eiffel depuis le bureau de celui-ci),
il s’agit là d’une peinture admirable d’une délicate relation père-fils
vue dans un monde réenchanté. Bravo monsieur Burton.
[Edit : oui, il n’y a que quatre critiques de films, le
cinquième, c’est ma vie !]
Dimanche, le 3 août 2003
(Le coût de l)a vie
Vendredi, j’ai mis à peu près une heure pour aller de chez moi...
à chez moi. Enfin, de mon nouveau chez moi, à Saint-Étienne,
à mon chez-moi actuel, à Lyon. Dix minutes pour aller de l’hypercentre
de « Sainté » à la gare de Châteaucreux, trois
quarts d’heure en car (il n’y a plus de train en ce moment pour cause
de travaux) et un peu plus de cinq minutes de métro depuis Perrache
pour rejoindre le centre
de la Presqu’île de Lyon où j’habite encore jusqu’à la fin du mois.
Il y a encore quelques travaux à faire dans le loft que je vais
occuper, aussi ne puis-je pas encore emménager, mais j’apprécie le
fait de goûter petit à petit à mon nouvel environnement, d’autant que
j’ai encore pas mal de choses à régler à Lyon, en particulier des
travaux de recherche à terminer avec mon ancien directeur de thèse,
sans compter que je dois préparer mes nouveaux cours, et ces
derniers vont démarrer dès le début de septembre... Oups !
Vendredi soir, à Lyon, randonnée roller avec
Macadam Roller, comme d’hab. Saint-Étienne
a beau être plus valloné que Lyon, il y a quand même de quoi faire du
roller là-bas, heureusement... D’ailleurs, vendredi dernier,
Akelia était présente à la rando.
Certes, la miss est peut-être une pro de la descente, mais elle ne
mérite pas le maillot à pois rouges... (Aïe, pas taper : j’avais
dit que c’est
bloguable !)
Aujourd’hui, vu le film
le Coût de la vie
de Philippe Le Guay. Très sympa. Des
petites histoires illustrant nos travers et les relations troubles
que nous avons avec l’argent, du radin joué par Fabrice
Luchini au flambeur interprété par Vincent Lindon. Mais le personnage
principal, c’est Lyon. C’était assez étrange de voir sur l’écran ces
lieux que je connais si bien. D’ailleurs, une petite phrase du film
m’a amusé. Un antiquaire faisait remarquer que le prix des assiettes
qu’il vendait aurait été le double à Paris. Et la personne qui convoitait
ces assiettes a fort justement répondu : « Oui, mais
nous ne sommes pas à Paris mais à Lyon... »
Je frémis encore au souvenir du loyer de ma chambre minuscule en
toute proche banlieue parisienne, lorsque j’ai fait mes études à
Jussieu. Et à partir de maintenant, pour un loyer de 100 balles
de plus (15 euros) à peine, je vais occuper à Saint-Étienne
un appartement qui fait presque le double de celui de Lyon...
Dimanche, le 13 juillet 2003
À visage découvert
Les films de ma vie...
Et pour 10 de plus :
- After Hours
(Martin Scorsese, 1985).
Parce qu’il change un tout petit peu ses habitudes,
un informaticien de New York va vivre une nuit
de cauchemar. Hilarant. Tragique. Absurde. Superbe.
- Brazil (Terry Gilliam, 1984).
De l’absurde, encore, dans cette société futuriste peinte avec
grand art par
un ancien des Monty Python.
- La Cité de la peur (Alain Berberian, 1993).
Les Nuls, le film. À voir plusieurs fois, on y redécouvre
à chaque fois un nouveau gag. Une bouffée d’oxygène qui rend content
(Non, Dominique !)
- Le Père Noël est une ordure (Jean-Marie Poiré, 1982).
Nécessairement. La troupe du Splendide au meilleur de sa forme.
- C’est arrivé près de chez vous
(Remy Belvaux et André Bonzel, 1992).
Benoît Poelvoorde en tueur en série. Humour noir, très noir, filmé en noir
et blanc. Complètement fou, et pourtant si réaliste
(Reviens, gamin, c’était pour rire !)
- Simple Mortel (Pierre Jolivet, 1991).
Coup de cœur pour ce film du frère de l’humoriste, hélas assez peu
remarqué à sa sortie. De la science-fiction sans effets spéciaux. Si, si.
Une histoire haletante. Du grand art.
- The Breakfast Club (John Hughes, 1985).
Mon film d’ado. Une jolie note d’espoir.
- Purple Rain (Albert Magnoli, 1984).
Plongeon dans les années quatre-vingt.
Prince, du temps de sa splendeur.
Et la bombe du moment : Apollonia Kotero.
When Doves Cry, un petit bijou.
Et Purple Rain, le slow de plus de huit minutes.
OK, faut être adolescent pour vraiment apprécier.
- Les films de Krzysztof Kieslowski.
Certes, il a une orthographe impossible (il ne peut pas
s’appeler « Christophe » comme
tout le monde ?) et il a eu le mauvais goût de
mourir trop tôt. Mais le réalisateur et scénariste
polonais nous a gratifié de quelques chefs d’œuvre
avant de s’éteindre. Et il filmait à merveille la magnifique Irène Jacob, dans
La Double Vie de Véronique ou Trois couleurs : Bleu.
Sans compter les morceaux de choix de la série du Décalogue.
- Les films de Claude Lelouch.
Mes favoris :
Un homme et une femme (Chabadabada...),
Itinéraire d’un enfant gâté,
la Belle Histoire,
Tout ça... pour ça !,
Les Misérables...
L’homme-orchestre du cinéma filme la vie, les sentiments,
les hasards, les rencontres, ses femmes (il faut avouer
qu’il a plutôt bon goût) et... c’est beau !
Vendredi, le 11 juillet 2003
À visage découvert
Les films de ma vie...
S’il ne fallait en retenir que 10 :
-
Blade runner
(Ridley Scott, 1982).
Adapté de la nouvelle de Philip K. Dick portant le joli titre de
Do Androids Dream of Electric Sheep?, ce film reprend, dans l’univers
du cyberpunk, l’éternelle question
« qui suis-je ? »
en la formulant sur le mode « suis-je humain ou un
être artificiel ? ».
Film superbe, avec une esthétique que l’on trouve trop rarement
en science-fiction, à part quelques autres merveilles comme
Bienvenue à Gattaca (Andrew Niccol, 1997).
Pour l’anecdote, J’ai découvert ce film en vidéo, des années après sa
sortie, je l’ai vu plus de six fois sur cassette ainsi qu’une fois,
tout dernièrement, au
cinéma dans le cadre de
la nuit
de la science-fiction d’Oullins.
- Metropolis (Fritz Lang, 1926).
Le chef d’œuvre du genre. Source d’inspiration essentielle,
par exemple du sympathique Cinquième élément (Luc Besson, 1996).
L’histoire peut sembler aujourd’hui un peu simple mais les images ont
une telle force !
- Monty Python, la vie de Brian (Terry Jones, 1978).
Mon préféré des Monty Python. La vie d’un type qui n’a pas de
chance et qui ne sera pas retenu par l’Histoire, contrairement à un
certain Jésus avec lequel il partage pourtant pas mal de points communs.
Hilarant du début à la fin !
- La Grande menace (Jack Gold, 1978).
En anglais, "The Medusa touch", film fantastique avec
Richard Burton et Lino Ventura. Étonnant.
Parfois j’ai cru avoir le même pouvoir (le terme "malédiction"
conviendrait mieux cependant) que l’étrange
Morlar, l’immortalité en moins.
- Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
(Jean Yanne, 1972). Une belle critique de la société de consommation
des années Pompidou. Vu un grand nombre de fois à la télévision,
ce film m’a marqué par son cynisme et son humour noir.
- Le
fabuleux Destin d’Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet, 2000).
Une adorable petite bombe d’optimisme, ou comment apprécier les petits plaisirs
simples de la vie. Mention spéciale à Jeunet pour sa facilité à passer
d’un genre l’autre : avant Amélie, il avait réalisé
Alien, la résurrection...
- Les Temps modernes (Charlie Chaplin, 1936).
Avant le Dictateur (1940), dans la suite des
Charlot, ce film plein d’humour et d’émotion est une
description au vitriol de la société contemporaine et des nouvelles
conditions de travail des ouvriers. Derrière les mimiques, il
y a un cri. Mais les films de Chaplin, ce sont aussi sa vie à
l’écran : du gamin miséreux à sir Charles Spencer Chaplin,
une vie pas vraiment rose.
- Moulin Rouge (Baz Luhrmann, 2001).
Hallucinant !
Un Montmartre fantasmé à la fin du XIXe siècle.
De l’émotion, de l’exubérance, des reprises musicales audacieuses,
un film à couper le souffle.
- E.T. l’extraterrestre (Steven Spielberg, 1982).
J’avais à peu près l’âge d’Elliot quand j’ai vu ce film au cinéma.
Le premier film que j’aie vu sans être accompagné.
Un film inoubliable.
Je trouve qu’après E.T., Spielberg a eu bien du mal à réaliser un bon
film de science-fiction : ce n’est qu’en 2002
avec Minority report que j’ai retrouvé
la magie du Spielberg d’antan...
- Fantasia (Walt Disney, 1940).
Le premier film vu au cinéma. J’étais tout petit. J’en garde
un souvenir confus bien qu’émerveillé. De belles images
colorées, des histoires toutes simples... et la Musique !
J’ai retrouvé un peu de ce bonheur, récemment, avec
Fantasia 2000. Comme beaucoup,
j’ai grandi avec les films des studios Disney... mais, avec le
recul, j’ai été troublé de remarquer certains faits des plus
dérangeants, voire malsains, dans cette œuvre.
Un exemple d’une telle curiosité ? Prenons
le Livre de la jungle. Vous souvenez-vous
de la scène où Mowgli se retrouve chez le roi des singes ?
À quoi ressemblent les singes ? On dirait qu’ils ont
des traits négroïdes. Et que chantent-ils ? Du jazz, musique
black par excellence. Et quelles sont les paroles du roi singe ?
« Je veux être un homme comme toi ! »
Comme si, dans ce film, les auteurs sous-entendaient que les Noirs
ne peuvent pas prétendre à l’humanité... Et ça passe innocemment
devant les yeux de nos chères petites têtes blondes, et rousses, et
brunes ? Oui, vraiment : c’est malsain. Parents, prudence...
Dimanche, le 25 mai 2003
Ah... We are the young Americans
Samedi matin, devant le cinéma
UGC de la rue de
la République. La foule. Je me joins à celle-ci et je sors
un bouquin.
Une dame fait une enquête. Elle prend les numéros de
téléphone des gens qui, comme moi, patientent.
« Vous avez l’intention de voir
Matrix ? »
« Certainement pas ! »
Ma réponse la surprend un peu.
Mais le premier
Matrix m’avait paru comme une énorme
bouffonnerie, je n’allais pas me coller la suite sous prétexte
que j’aime la science-fiction et le genre
cyberpunk. Toutefois,
je reconnais que je n’ai peut-être pas vu le premier opus dans des conditions
optimales : j’habitais à l’époque dans un foyer parisien occupé
par un paquet d’étudiants en informatique, et ces derniers avaient récupéré
sur le Net une version pirate de
Matrix, filmé dans une salle de
cinéma, avec un son déplorable et une qualité d’image laissant à désirer
(les ombres des têtes apparaissaient sur le bas de l’écran). De plus, regarder ce film
sur le moniteur d’un PC qui a le mauvais goût de redémarrer lors de la
projection, c’est dur, même si on peut ensuite se vanter d’avoir vu
le film
tant attendu quelques semaines avant sa sortie nationale...
Et comme
M. Reloaded est, semble-t-il, un peu moins bien que le
premier, je ne m’y suis pas risqué.
Non, je suis allé voir
Dogville
de Lars van Trier.
Un très bon choix !
Trois heures, le double du temps de
Matrix Reloaded, et pourtant
ce film nous tient en haleine, sans pour autant passer par des effets
spéciaux, des scènes de combat hallucinantes ou des plastiques avantageuses
(une Nicole Kidman guère mise en valeur vs. le duo de choc Monica Bellucci & Carrie-Anne Moss).
Le décor de cette petite ville est minimaliste. Quelques traces de peinture
au sol indiquent le nom des rues, délimitent les maisons, figurent le chien.
Les bruitages donnent corps à ce vide théâtral.
L’histoire : en un prologue et sept chapitres, nous découvrons la
vie d’une petite bourgade perdue dans les Rocheuses, au nom improbable
de Dogville, et la vie de ses habitants, au cours des années trente. Un
soir, des coups de feu se font entendre au loin, et Tom, l’apprenti-auteur
et philosophe de la ville, recueille Grace, une jolie jeune femme
traquée par des gangsters. Les habitants de Dogville, sur la proposition
de Tom, consentent à cacher Grace et à la faire vivre auprès d’eux
en échange de quelques travaux. Grace va tout faire pour que
la communauté de ces gens simples l’accepte.
Critiques : Sublime ! Quel tour de force !
Lars von Trier parvient à peindre ces hommes et ces
femmes qui font l’Amérique avec une terrible sincérité, les
petits riens qui font leurs vies, leurs valeurs, leur esprit
communautaire, leur détresse... Il s’agit aussi et surtout d’une
allégorie de la violence humaine, ou comment, malgré tous nos
idéaux, nous finissons toujours par nous en prendre
aux plus faibles. Ce n’est pas un film optimiste, certes,
mais d’une cruelle lucidité.
Lucidité,
lux... Oui, d’ailleurs, dans ce film,
Lars von Trier joue beaucoup sur la lumière,
la lumière qui met en valeur la profondeur des personnages,
du soleil éclatant de la joie partagée au cours de la fête
nationale, au clair de lune révélant toute l’horreur des êtres humains
dans la terrible scène finale.
Dogville est vraiment un film singulier... Allez le voir !
Dimanche, le 16 février 2003
Avirtuel sur la vie réelle
[Message personnel à la personne qui se connecte assez régulièrement
depuis
Stanford.edu... Allez, Nono,
reviens sur la liste de diffusion de la
Gang !
C’est frustrant de te voir disparaître (joli paradoxe) à
chaque fois que la discussion devient intéressante. Fin du message perso.]
Nouvelles de ma vie d’enseignant-chercheur. Catégorie "avenir".
Je suis officiellement qualifié aux fonctions
de maître de conférences en informatique. Youpi ! Maintenant, va falloir
s’accrocher dans la course aux postes...
Nouvelles de ma vie d’enseignant-chercheur. Catégorie "recherche".
J’ai reçu les retours du comité de rédaction d’une revue scientifique
internationale au sujet d’un article dont je suis le premier signataire.
Youpi ! Mon papier est accepté. Rien de méchant à corriger sur le
plan scientifique, par contre je vais devoir trouver un
native English
pour régler les problèmes de langue.
Nouvelles de ma vie d’enseignant-chercheur. Catégorie "enseignement".
Après discussion avec la responsable du cours du module dont j’ai
en charge les travaux dirigés, j’ai indiqué à mes étudiants
de maîtrise que je ne leur demanderai pas de me rendre un projet,
ces derniers (qui sont très occupés par leur stage) en ont
déjà réalisé un en licence. J’ai fait cette annonce en regardant une
partie de ma salle de TD et je me suis retourné vers l’autre. Un peu trop
vite. Du coup, j’ai vu une étudiante (fort charmante, ma foi)
qui faisait mine de m’embrasser
(« M’sieur, on vous adore ! »).
Elle est devenue rouge de confusion. Ah, finalement, il en
faut peu pour être aimé... (euh, youpi ?)
Nouvelles littéraires. Le numéro 29 de
Bifrost
est enfin arrivé dans ma boîte aux lettres. Avec les excuses
d’Olivier Girard pour le retard sur une feuille cartonnée qui
n’est autre que la pub pour
la Cité du Soleil (et autres récits
héliotropes) du frangin
Ugo.
Déjà presque terminé de lire la revue. Parmi les fictions,
une très chouette novella de Claude Ecken. Et un compte-rendu
très personnel des Utopiales de Nantes par Francis Valéry,
alternant avec des passages de son roman à venir, le
Talent
ressuscité, la suite du
Talent
assassiné. D’ailleurs Francis doit arriver à Lyon ce soir.
La semaine prochaine, il est prévu de passer quelques soirées sympas
en sa compagnie.
Nouvelles de ma vie d’être humain. Catégorie "douleur". Je ne sais comment,
je me suis fait mal à l’index gauche, juste en dessous de l’ongle. Ce n’est
qu’un bobo ridicule, qui a à peine saigné, qui a presque cicatrisé
maintenant mais qui fait toujours mal. Et qu’est-ce que c’est gênant !
Je me sens vraiment handicapé de la main gauche. Je viens
enfin de comprendre l’histoire du supplice chinois qui consistait à
introduire des aiguilles brûlantes à cet endroit. Brrrr...
Nouvelles de ma vie de célibataire. Catégorie "Saint Valentin".
Vendredi soir, avec mon copain PYM et quelques autres, nous
avions prévu de terminer la soirée dans un bar après notre
habituelle balade en roller hebdomadaire, une sorte
d’anti-Saint-Valentin entre potes. Tout était prévu,
nous avions l’intention de nous affubler de signes
distinctifs tels que des "cœurs à prendre" avec
des planches anatomiques de l’organe en question ou des
gros cœurs avec un ange descendu par sa propre flèche.
Pas de très bon goût, certes, mais il faut bien ça pour
lutter face à la mièvrerie de ce jour. Et finalement, rien
de tel n’a été fait... PYM est retombé dans une phase
down, il n’est pas venu à la rando roller, j’ai
essayé de l’appeler mais le message sur son répondeur
donne une bonne idée de son humeur noire...
PYM, arrête de te regarder le nombril, c’est pas parce
que tu t’es fait plaquer qu’il faut faire croire à tout
le monde que tu vas te suicider (tu nous fais le coup
tous les deux mois).
Nouvelles cinématographiques. Catégorie "horreur". J’ai vu
Le Cercle-The Ring de Gore Verbinski. Au début, j’ai eu
peur... mais peur que le film soit un navet car il commence
comme un de ces films pour adolescents au scénario sans
surprise. Mais passées les dix premières minutes où une
jeune fille raconte à sa meilleure amie une légende urbaine
sur laquelle repose l’histoire, le film démarre comme une
enquête journalistique avec un oppressant fond fantastique.
Pas du grand cinéma, certes, mais le film remplit son rôle :
j’étais calé au fond du fauteuil, la trouille au ventre.
Nouvelles citoyennes. Catégorie "je milite". Samedi,
14 heures, place Bellecour. Manifestation contre la guerre
en Irak. Bizarre. Pas vraiment de musiques ou de slogans
(contrairement aux manifs anti-FN auxquelles j’avais participées).
Une manifestation "pacifique", dans tous les sens du terme.
J’ai retenu ce message, bien trouvé, écrit sur une pancarte :
« Bush, si tu veux du
pétrole, viens le chercher sur nos plages ».
Dimanche, le 19 janvier 2003
Ah, visiteurs de ce blog, d’où venez-vous ?
Voici une semaine de folie furieuse qui s’achève.
Une semaine où j’ai passé des nuits plutôt brèves
(je me suis levé à 4 heures mercredi, 3 heures
jeudi et 1 h 30 du mat’ vendredi afin de boucler
le programme de recherche d’un important dossier).
Une semaine où je n’ai
pas vraiment eu le temps de poster des nouvelles sur ce blog.
Une semaine où j’ai été un des acteurs
malheureux de l’accident qui a permis à un
jeune homme désespéré de mettre fin à sa vie.
Alors, bien entendu, j’ai essayé d’avoir
un week-end calme, même si je n’ai pu m’empêcher de
passer au labo samedi après-midi (on ne se refait pas).
Je suis allé au ciné, j’ai vu ce matin
Gangs of New York
de Martin Scorsese
ainsi que, hier,
Le pharmacien de garde,
l’excellent film de Jean Veber.
Un mot sur ce dernier film
où Guillaume Depardieu et Vincent Perez se partagent
l’affiche : comme dans
Brocéliande, il
y a des histoires de druides et de meurtres en série,
comme dans
Brocéliande, il y a la même charmante
actrice blonde qui se fait tuer d’une horrible manière,
mais contrairement à
Brocéliande, tout est
réaliste, bien filmé, sonnant assez juste (on regrettera quand même Légitimus
en travesti et un Depardieu bien trop sensible pour un flic), et surtout,
surtout, il y a quelque chose à gratter derrière le
film, ce qui est loin d’être le cas de
Brocéliande...
Sans transition, chers lecteurs,
voici un petit état des différentes
façons sur ce blog...
Alors que l’ancienne version de
Singuliers sur
Blogger
se trouvait complètement parasitée par des recherches sur
les manières de fabriquer une b*mbe artis*n*le ou de récupérer les
M*3 des P*pSt*rs et autres St*r Ac*d*my, si vous arrivez
ici, c’est que vous êtes essentiellement passé à travers
des liens amis ou que les requêtes que vous avez effectuées
dans un
moteur
de recherche se sont avérées pertinentes.
Parmi ces requêtes, nous avons :
- des personnes qui s’intéressent à mes
recettes (de gâteaux) au four micro-ondes (d’ailleurs
Arkadia
les teste auprès d’un comité de goûteurs, si, si !)
- quelqu’un qui voulait avoir une critique du
bouquin de Tommaso Pincio (ça fait plaisir) :
"un amour d’outremonde"
- des recherches de blogs selon des critères
géographiques : "blog Lyon" ;
- une personne qui a cherché à avoir des informations
sur l’accident de mardi : "mort tramway Berthelot Lyon" ;
- des recherches de critiques du film Brocéliande dont je
parle incidemment dans le questionnaire d’Un
Instant/7 Instants ;
- les inévitables erreurs de direction :
- "photo de tombe de Kurt Cobain" (avec la critique
d’Un amour d’outremonde)
- "le loup Tex Avery" (parmi les personnages de dessins animés
évoqués dans les réponses au questionnaire d’Un
Instant/7 Instants) ;
- "fève de collection" (en rapport avec la recette de gâteau
pour l’Épiphanie.
Dimanche, le 15 décembre 2002
Avide de bonne chère, troisième !
Ou de bonne "chair" ?
Dernièrement, un Allemand a commis un crime
anthropophage, "dans la lignée des films sur
Hannibal", selon
certains médias.
Moi, cela me fait plutôt penser à
La
Chair, ce film italien étrange de Marco Ferreri (1991) où un
amoureux (Sergio Castellitto) transforme sa voluptueuse compagne
(Francesca Dellera) en carpaccio. Ou au film brésilien
Qu’il
était bon, mon petit Français. Dans ce film de Nelson Pereira
Dos Santos (1971), une tribu d’Indiens d’Amazonie garde en vie son
prisonnier Français, à défaut de disposer de réfrigérateur. À la fin
du film, la plus jolie Amérindienne du village consomme avec plaisir
un morceau de choix de son ancien amant...
Oui, les rapports
entre l’amour, la mort et le fait de manger sont bien
curieux.
Moi qui adore les fruits de mer, je me demande si je
n’éprouve pas une certaine satisfaction quasi-divine face aux
multiples animaux marins offerts en sacrifice à ma gourmandise. Il y
a du vrai là-dedans, dis-moi, Sigmund ?
Hier, mon ex-copine
m’a invité à son anniversaire. Je crois que je suis normal : je
n’ai pas eu l’intention de la dévorer. Mais peut-être est-ce parce
qu’elle est grande et mince, il n’y aurait pas eu grand chose à
manger. Par contre, j’ai préparé un gâteau au café pour elle. En voici
la recette...
Délice au caféPréparation
: 10 minutes environ
Cuisson : 10 minutes (au four
micro-onde à allure maximale)
Pour 6
personnes
Ingrédients :
- 150 g de farine ;
- 1 cuillerée à café de chocolat en poudre ;
- 2 cuillerées à café de levure chimique ;
- 150 g de sucre roux ;
- 150 g de beurre ;
- 3 cuillerées (à café) de café soluble ;
- 1 cuillerée à soupe de rhum ;
- 3 œufs ;
- 2 cuillerées à soupe d’eau.
Faites dissoudre le
café avec le rhum dans une tasse ou un verre.
Mettez le beurre
dans un grand saladier et passez-le dans le four micro-onde
30 secondes (à l’allure maximale) afin de le faire
ramollir.
Dans le saladier, ajoutez le sucre, le café dilué et un
œuf après l’autre puis les 2 cuillerées d’eau.
Mélangez le
tout vigoureusement en terminant par la farine préalablement
additionnée de la levure chimique et du chocolat en
poudre.
Placez la préparation dans un moule beurré et garni d’une
feuille de papier sulfurisé.
Passez le moule dans le four
micro-onde pendant 8 à 10 minutes à l’allure
maximale.
Bon appétit !
[Note : pas d’article
hier et il en sera sans doute de même demain pour cause de boulot...]
Jeudi, le 5 décembre 2002
Havvy Topper !
En rentrant chez moi, hier soir, j’ai
croisé plein d’enfants qui sortaient du cinéma. Ils venaient de voir
Harry Potter et la chambre des secrets de Chris Columbus
(d’après les romans de Joanne Kathleen Rowling).
J’entendaient
nos chères petites têtes blondes (et brunes, et rousses, et châtain,
et...) se raconter les uns aux autres les passages qui les avaient
le plus marqué. La magie du film, dont s’étaient abreuvés leurs yeux
émerveillés, jaillissait de leurs voix, irradiant aux alentours
quelques instants de bonheur fugace...
Décidément, les
enfants sont les meilleurs critiques du monde. Lorsque viennent les
années, hélas, il est de bon ton de bouder son plaisir en achevant
toute œuvre sensible et touchante par une opinion assassine.
Mardi, le 3 décembre 2002
A vision of the future
Samedi soir, je suis allé à la nuit de la
science-fiction d’Oullins (dans le sud de Lyon). Très
intéressant.
Tout d’abord, un documentaire intitulé
Robot
Sapiens avec des interviews de chercheurs d’équipes toulousaine
et
parisienne
ainsi que d’un
Gérard Klein en
pleine forme (non, pas l’instit’, Klein, c’est l’auteur de S.-F. et
directeur de la collection
Ailleurs et Demain, chez Robert
Laffont).
Surprise, Gérard Klein profère des propos virulents à
l’encontre de l’intelligence artificielle, la considérant,
grosso
modo, comme une escroquerie intellectuelle.
Après le
documentaire, Klein, présent dans la salle, confirme ses propos,
proposant de se référer à sa
préface d’Excession de Iain M. Banks et se lance dans
le jeu des questions-réponses...
Une intervention venue du milieu
de la salle. Un jeune homme prend le micro et se présente en tant
que chercheur en intelligence artificielle (Klein avec un
sourire : « Ah, il fallait bien que ça
arrive ! ») et comme amateur de science-fiction
(Klein : « Merci ! ») et auteur à ses rares
moments de temps libre. Le chercheur tient à préciser que ce dont
Gérard Klein parle, et dont le documentaire a fait état, était de
robotique et de vie artificielle et non réellement d’intelligence
artificielle. Il indique aussi que des travaux en intelligence
artificielle ont produit des réalisations concrètes... En réponse,
Klein poursuit sur ses critiques de l’intelligence artificielle
"forte", parlant des positions défendues par des chercheurs
hyper-médiatisés tels que Hugo de Garis (auteur d’une interview
parue dans le
Monde, le 9 novembre 1999).
Le
chercheur en IA répond à Klein que de Garis n’est pas un chercheur
considéré par ses pairs mais qu’il s’agit de quelqu’un de
complètement allumé...
Finalement, Klein et le chercheur tombent
plus ou moins d’accord sur les limites de l’intelligence
artificielle dans sa version forte et conçoient que le terme
"intelligence artificielle" est sans doute assez
malheureux.
Ah oui, j’ai oublié de préciser, le chercheur en
IA, c’était moi...
Jeudi, le 21 novembre 2002
A view to a kill
Alors que "Meurs un autre jour" (Die another
day), le dernier "James Bond 007" vient de sortir sur les écrans
de France, avec une B.O.F. interprétée par Madonna, je viens de me
rendre compte de l’importance capitale qu’a eu le visuel dans mes
goûts musicaux. En effet, j’ai commencé à écouter de la musique au
début des années 80, lorsque, tout jeune adolescent, j’ai découvert
les vidéos clips.
Je venais d’arriver au collège quand explosa
"Thriller", fin 1982. La musique du roi de la pop, tout juste
couronné, était accompagnée d’un petit bijou de film mêlant
l’horreur et l’humour, et Dieu sait que cette recette marche auprès
du jeune public. Les autres titres de l’album "Thriller" me
marqueront moins, même si j’ai eu une petite tendresse pour la vidéo
de Billie Jean.
En 1983, le groupe anglais Duran Duran
débarque dans l’Hexagone avec "The Reflex". Vous souvenez-vous du
clip ? La vague qui tombe de la scène et qui arrose le
public ? "Wild Boys" et son univers à la "Mad Max" ? Et la
B.O.F. de "Dangereusement vôtre" (A view to a kill) en 1985.
Clip extraordinaire où les membres du groupe, sur la Tour Eiffel,
jouent les agents secrets et se dégomment les uns après les
autres... On ne se moque pas : j’avais la même coupe de cheveux
que Simon LeBon !
En 1983, toujours, Frankie Goes to
Hollywood sortait "Relax". Le choc ! Le clip se déroulait dans
une boîte gay SM... (Je n’avais pas compris, à l’époque.)
En
1984, les Allemands de Propaganda et leur "P-Machinery". Du bizarre,
aussi bien dans le son que dans l’image. J’ai beaucoup aimé.
La
même année, les Norvégiens de A-HA et leur fameux "Take on me".
Musique extra sur un clip mêlant film et bande dessinée. "Hunting
high and low", slow de l’été (ah, les colonies de vacances de cette
année-là !), clip où le chanteur se métamorphosait en animaux.
Et plus tard la B.O.F. du James Bond "The living daylights" en
1987...
Mais 1984, c’est aussi l’année où une brune étrange
fredonne une comptine curieuse : "Maman a tort". Deux autres
titres, passés plus ou moins inaperçus : "On est tous des
imbéciles" (à oublier) et "Plus grandir" (où l’univers Farmer se
dessine déjà). En 1986, Mylène Farmer est devenue rousse et devient
"Libertine" : une musique aux paroles osées sur un véritable
film (en costume... et sans) où Laurent Boutonnat voit les choses en
grand. C’est le triomphe.
Alors, il n’y a rien eu, au niveau
musical, dans les années 80 ? N’oublions pas la brit pop, la
new wave, la dark wave, les Irlandais U2, les Écossais Simple Minds
et les Français Indochine, Mano Negra et les Rita
Mitsouko...
C’était l’époque où j’ai arrêté de regarder les
émissions de Maritie et Gilbert Carpentier pour passer aux "Enfants
du Rock" (et à "Top 50").
Archives
Chronologie :
Parce que rien ne vaut le fait d’avoir de bons copains et de partager avec eux des joies simples.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Au sujet de nos amies les bêtes.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Article critique. Point de vue personnel sur une œuvre. Coup de cœur ou coup de gueule.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Curiosités linguistiques
À propos de la langue française ou d’autres langues, dialectes et parlers régionaux. Réflexions sur les usages linguistiques de la communauté francophone. Aspects insolites de la langue. Jeux de mots.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Dessin / Arts graphiques et numériques
Dessins réalisés de manière traditionelle (crayon, stylo, feutre,
fusain, pastel, pierre noire ou sanguine, craie, plume, encre de Chine, etc.) ou traités par ordinateur à travers des logiciels d’infographie.
Curiosités calligraphiques. Ambigrammes (figures graphiques de mots devenant d’autres mots à partir d’une symétrie ou rotation). Anamorphoses. Peintures. Arts en deux dimensions.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Événements / Grands rendez-vous
Comptes rendus ou programmes de grandes rencontres : conventions, festivals, conférences et soirées thématiques.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Parce qu’on est le fils, le frère, le cousin ou le neveu de quelqu’un.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
De tout ce qui a trait à ce genre artistique où intervient le surnaturel.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Films / Télévision / Vidéo
À propos des productions artistiques essentiellement visuelles : films (court, moyen ou long métrage), animations, dessins animés, mangas, séries télévisées, vidéo-clips, etc.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Au sujet de l’Histoire et des histoires. Faits avérés ou non. Mythes.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Humour / Insolite / Bêtises
Impressions insolites. Histoires drôles ou surprenantes. Blagues.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Internet / NTIC / Informatique
De tout ce qui a trait aux « nouvelles technologies de l’information et de la communication ». Informatique (aspects matériels et logiciels). Internet, aspects du Web, HTML. Multimédia.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Livres, revues, recueils de nouvelles et anthologies.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Musiques / Radio / Audio
À propos des productions artistiques essentiellement auditives : musiques, chansons, concerts, opéras, émissions de radio, etc.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Réflexions sur le devenir de la Terre ou, plus modestement, de ma petite personne...
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Questionnaires et sondages, le plus souvent ludiques.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Recettes / Gastronomie
De tout ce qui a trait à l’art culinaire. Recettes de cuisine. Bonnes tables. Grandes bouffes.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Impressions et réflexions sur notre société.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
De tout ce qui a trait au genre artistique qui incorpore dans son imaginaire des réflexions scientifiques (plus ou moins poussées). Par excès, si on considère que les mythes et la magie peuvent tenir lieu de science, peut englober le genre
fantasy.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
>>>
Sculptures / Arts plastiques
Taille de pierres ou modelage, mais aussi peinture, architecture, etc. Expositions. Vernissages. Musées.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Productions littéraires personnelles, de la
short short story à la nouvelle.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Impressions à la première personne.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Au sujet de l’art d’écrire, que ce soit sous forme romanesque, documentaire ou émotionnelle. Travaux personnels d’écriture en cours. Réflexions d’amis auteurs.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]
Au sujet de mon travail d’enseignant-chercheur.
[
voir les 5 derniers articles] ou [
voir tous les articles]