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Mercredi, le 18 janvier 2012
À l’écoute de la science-fiction
En ce moment, je n’écris plus grand chose, en tout cas en science-fiction, et je n’en parle pas beaucoup (même si j’en lis !) mais je reste à l’écoute.
Voici donc, en ce début d’année, la liste de quelques podcasts SF (ou assimilé) que j’écoute très régulièrement :
  • Salle 101, l’émission science-fictionnesque sur Fréquence Paris Plurielle : chroniques inspirées de la famille Abdaloff, parfois des interviews d’auteurs, le tout enregistré en public au Nul Bar Ailleurs (un bar à bières parisien). S’intéresse aussi « à tout ce qui sort de la tête des gens ». Musiques qui pulsent, jingles absurdes et remise de prix (les « testicules d’or ». Si, si ! Vous avez bien lu).
  • Le Palais des déviants (iTunes) : podcast francophone d’Étienne Barillier et Laurent Queyssi consacré à l’imaginaire, sous toutes ses formes. Et d’autres choses encore. Forcément. (C’est eux qui le disent. On les croit.)
  • Les Lyonnes de la SF : de très chouettes interviews d’auteurs, des retours sur les grands rendez-vous des littératures de l’imaginaire, des chroniques de bouquins...
  • La Bibliothèque orbitale, le blog de Bifrost (le Bélial’ éditions) (iTunes) : la chronique de Philippe Boulier, critique de la revue Bifrost, en direct d’une station spatiale russe désaffectée (mais quand même pleine de bouteilles de vodka).
  • La Planète Bleue (flux RSS) : l’émission de Couleur3 (la radio suisse romande), animée par Yves Blanc, qui recycle le futur (écologie, recherche, espace, nouvelles technologies, politique...) avec des interventions parlées qui privilégient les sujets singuliers, décalés, les points de vue et les points d’écoute radicalement différents, dissidents, déviants, et les musiques les plus innovantes, en provenance des bouts du monde. Musiques superbes. Et ce qui avait été dit lors de l’émission 718 rejoint un peu mes propos ici.
  • Mauvais Genres : émission de France Culture animée par François Angelier qui parle parfois de SF, mais aussi de polars, mangas, comics, et autre littérature érotique et fantastique. (L’émission du 31/12/2011 était assez grandiose.)



Jeudi, le 5 janvier 2012
2012 : année du novlangue
Recevez mes meilleurs vœux en cette nouvelle année !
Il faut se le dire, 2012 sera placée sous le signe du « novlangue » (ou le Newspeak du 1984 de George Orwell).

social, iale, iaux adj.
[1557; « agréable aux autres » 1506; « associé » 1352; lat. socialis « sociable, relatif aux alliés », de socius « compagnon »]
(...)
Spécialt Qui concerne les conditions matérielles des travailleurs (généralement en vue de leur amélioration). Lois, mesures sociales. Avantages sociaux. Législation sociale. Politique sociale, concernant la situation matérielle de certains groupes sociaux particuliers (notamment pour corriger les disparités). Mesures de politique sociale en faveur des plus défavorisés.

Le Petit Robert, 2001.


L’adjectif « social » vient ainsi de prendre une nouvelle acception grâce à la finesse des grands qui nous gouvernent : après les « plans sociaux » (euphémisme pour désigner les licenciements collectifs), voici la « TVA sociale » (qui devrait se traduire par des taxes sur la consommation pesant identiquement sur la consommation des ménages pauvres ou riches).
Le terme « social » avait déjà été dénaturé à partir des années 1920 avec le « national-socialisme » de sinistre mémoire. (Tiens, j’ai atteint le point Godwin tout seul !)
À travers ses jeux sur la langue, on est en droit de se demander si, en cette année électorale, le gouvernement de droite ne serait pas en train de travestir la signification originellement généreuse de l’adjectif « social » pour pervertir notre représentation du socialisme...

Il suffit d’ajouter « militaire » à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n’est pas la justice, la musique militaire n’est pas la musique.

Georges Clemenceau





Lundi, le 19 septembre 2011
JEP : Journée sous l’Esprit de la Psychogéographie
Avant-hier, avec le compère André-François, nous avons profité des JEP (les Journées Européennes du Patrimoine) pour faire un peu de « psychogéographie ». Je n’aurais pu être mieux accompagné en cette occasion car l’ami André-François est expert en la matière : il a traduit et adapté Psychogéographie ! Poétique de l’exploration urbaine de Merlin Coverley, un ouvrage paru dans la collection « la bibliothèque des miroirs », volume 10, aux moutons électriques éditeurs, cette année 2011.
Les JEP étant placées cette année sous le signe des transports, nous avons débuté notre promenade lyonnaise en nous rendant aux Brotteaux, ce quartier du 6e arrondissement de Lyon où se trouve une ancienne gare. Hélas, point d’élément spécial en ce week-end dédié au patrimoine : la gare désaffectée depuis 1982, un beau bâtiment classé au titre des monuments historiques, ne donnait à voir que des miniatures de petits trains qui ne nous avaient guère intéressés. Nous avons été tout aussi déçus par la brasserie aux « céramiques Art nouveau remarquables » (selon le programme) car aucune visite n’était prévue et nous arrêter là aurait dérangé la valse des serveurs s’occupant de leurs clients.
Ce n’est qu’en quittant le quartier en direction du Rhône pour nous retrouver à l’Hôtel du gouverneur militaire de Lyon que nous avions eu de quoi nous mettre de jolies choses sous les yeux : la bâtisse est très belle avec son style Second Empire à l’accent fortement italien dans sa décoration (avec voûte, fontaines et arcades de la cour rappelant le style florentin). Au sortir de l’Hôtel du gouverneur, nous avons été surpris et amusés de voir la devanture d’une épicerie surmontée de grandes lettres découpées à la police de caractères datée (entre l’après-guerre et les années 1960) :
Nous avons pris une passerelle pour traverser le Rhône, sommes arrivés dans le 2e arrondissement, à la Place de la Bourse, mais la file d’attente présente au Palais du Commerce, trop importante, nous a fait changer nos plans et remettre la visite à une autre fois. Nous avons ainsi rejoint la foule présente dans la rue de la République, la Place Bellecour et la rue Victor Hugo, mettant les tendances agoraphobiques d’André-François à l’épreuve.
Arrivés à la gare de Perrache, nous n’avons pas trouvé les expositions qui auraient dû être présentes (dans les bâtiments de la gare ainsi qu’au sein du Grand Hôtel Château Perrache). Nous sommes cependant parvenus à découvrir qu’un train spécial pouvait nous déposer jusqu’au technicentre de Lyon et aux ateliers TER de la Mouche. En attendant le train, André-François se croyait à Bordeaux, et moi à Strasbourg. Il est vrai que ces trois gares, construites dans la deuxième moitié du XIXe siècle, présentent nombre de points communs architecturaux. Et comme André-François et moi sommes tous deux fils d’agents SNCF et que nous avons beaucoup profité du train durant nos études, nous avons l’un comme l’autre accumulé un stock considérable d’heures d’attente en gare, un livre à la main.
Psychogéographons un peu : les gares ont invariablement eu sur moi un effet apaisant. En effet, même si je me retrouvais dans un coin complètement paumé de France, je parvenais à rester zen car, du moment où il m’était possible de trouver une voie ferrée et, de là, une gare, je ne me sentais pas perdu, disposant chaque année d’un certain jeu de trajets gratuits nationaux et ayant ainsi la possibilité de rentrer chez moi, même désargenté.
Un TER est entré en gare pour nous déposer au technicentre de Lyon-Gerland, seul centre TGV de province, destiné à l’entretien des TGV Duplex de la ligne Paris-Lyon (que j’emprunte à l’occasion pour me rendre dans la capitale) et du futur TGV Rhin-Rhône (qui me sera bien utile lors de prochains séjours alsaciens).
La visite a beaucoup plu à André-François ; il est vrai que toutes ces mécaniques ne manquent pas de charme, mais je n’ai pas réussi à être réellement bluffé par tout cela, ayant d’une part peu de goût pour l’univers des garagistes — fussent-ils ferroviaires — et ayant d’autre part eu la chance d’emprunter la ligne Paris-Lyon presque dès son ouverture, au tout début des années 1980, rendant « normal » ce qui pouvait paraître à d’autres merveilleux. Néanmoins, parmi les TGV présentés, il y avait quand même le champion du monde de vitesse sur rail, belle bête qui avait fait une pointe à 574,8 km/h. Et puis, comme à la gare des Brotteaux, nous avons eu droit à une exposition de trains miniatures, dans un décor très daté « France d’autrefois », caricature des années 1960... avec malgré tout des éléments anachroniques tels qu’une multitude de velux modernes sur les toits ou, plus étonnant pour des spécialistes, des TGV de couleurs orangée (les premiers modèles, qui dataient du début des années 1980) ou gris et bleu dans leur version « Atlantique » (dont la mise en service ne date que de 1989). Cela nous a amené à nous interroger sur de nouvelles formes d’uchronies : après le steampunk et un de ses avatars comme le diesel-punk, pourrait-on imaginer un genre tel que le TGV-punk ? (Que ce serait-il passé si le TGV était apparu dès les années 1960 ?)
Nous avons quitté le technicentre en passant par un petit bout du 8e arrondissement et par le 7e, en suivant la route de Vienne, la rue Chevreul et nous avons plongé dans le quartier multiethnique traversé par la rue de Marseille. Dans le 3e arrondissement, nous nous sommes retrouvés à la place Bahadourian pour rejoindre le quartier de la Part-Dieu au plus court, c’est-à-dire en prenant la rue Moncey, cette fameuse rue « euclidienne » (dont j’ai déjà parlé dans cet article), une des rares rues qui passe en diagonale et qui permet d’éviter toutes les rues et tous les cours qui se coupent à angle droit, pressés que nous étions d’échapper à la pluie qui commençait à tomber à grosses gouttes en cette fin d’après-midi.


Lundi, le 5 septembre 2011
La Planète des singes : évolution et nouvelle génération
Avant d’aller voir le film La Planète des singes : Les Origines, un intelligent préquel de La Planètes des singes de Pierre Boulle, je vous conseille de revoir les vidéos des adaptations cinématographiques précédentes de l’auteur français de science-fiction, en particulier la version de 1968 réalisée par Franklin J. Schaffner et celle de 2001 réalisée par Tim Burton.
Dans la version de 1968, quatre astronautes quittent la Terre en 1972 pour un voyage d’exploration spatiale et arrivent sur une planète inconnue 20 siècles plus tard. Sur cette planète, les êtres humains sont dénués de parole et de raison et les grands singes (des primates non humains) en sont les maîtres. Sur les quatre voyageurs, un premier (la seule femme de l’équipage) meurt durant le voyage à cause d’un problème dans le système d’hibernation, un deuxième est tué à l’occasion d’un safari (organisé par des gorilles) et un troisième est lobotomisé par une équipe de savants chimpanzés. Le colonel George Taylor, le seul rescapé, guérit d’une blessure à la gorge qui l’avait rendu temporairement muet, attire l’attention de Zira (une guenon scientifique) qui l’aide à s’échapper, puis découvre au milieu de fouilles archéologiques la preuve que l’humain pouvait parler autrefois sur cette planète (avec une poupée humaine qui dit : « Maman ! »). Le film se termine lorsque Taylor, fuyant les singes avec une indigène nommée Nova dans la « zone interdite », découvre avec stupeur les restes de la Statue de la Liberté, comprenant ainsi que cette planète est la Terre et que les humains se sont autodétruits avec la bombe atomique...
(En aparté, l’astronaute Taylor aurait pu s’en douter un peu : les singes parlaient le même anglais que lui et utilisaient le même système d’écriture ! Par contre, ils ne maîtrisaient ni l’électricité ni les machines à vapeur, la seule force motrice étant issue d’espèces domestiquées telles que le cheval... ou l’homme.)
Contrairement au roman de Boulle, dans le film de Schaffner, les événements se déroulent sur une planète qui est la nôtre (même si on ne le sait qu’à la fin du film, désolé de spoiler) après une évolution de deux mille ans. Dans le roman de Boulle, la « planète des singes » est bien différente de la Terre... mais lors du retour sur sa planète d’origine, le seul astronaute terrien rescapé découvre que les singes sont aussi parvenus à dominer notre planète.
Dans un cas comme dans l’autre, je m’étais interrogé sur la manière dont cette sorte d’évolution à l’envers aurait été possible puisque, en scientifique adepte de la théorie de l’évolution, j’ai toujours considéré ceux de mon espèce comme des lointains cousins des grands singes. Dans les films suivants de la saga aux scénarios écrits principalement par Paul Dehn (qui est aussi scénariste de quelques aventures cinématographiques de James Bond), que sont le Secret de la planète des singes de Ted Post sorti en 1970, les Évadés de la planète des singes de Don Taylor sorti en 1971, la Conquête de la planète des singes de J. Lee Thompson sorti en 1972 ou la Bataille de la planète des singes de J. Lee Thompson sorti en 1973 et rescénarisé par Joyce Hooper Corrington et John William Corrington, l’idée mise en avant est qu’une guerre nucléaire aurait ravagé la Terre, détruisant l’essentiel de la population humaine, les survivants étant soit des humains dépourvus d’intelligence et de langage et vivant dans la nature, soit des mutants télépathes adorateurs de la bombe automique et vivant terrés dans les décombres du métro. Une telle explication était plausible pour l’époque, on était alors en pleine guerre froide et on vivait au sein de l’équilibre de la terreur formé par les blocs de l’Ouest et de l’Est tous deux détenteurs de l’arme atomique. Néanmoins cette idée de cataclysme nucléaire qui aurait permis, d’une part, de détruire presque entièrement une espèce (les humains) et permettre à une autre de les supplanter (bon, OK : ça s’est déjà vu, les mammifères ont dominé la Terre après la disparition des dinosaures), d’autre part, d’apporter des mutations rapides et bénéfiques majeures à des espèces (les singes pouvant parler, les humains devenant télépathes), et même de créer des failles spatio-temporelles (permettant à trois singes évolués du futur de revenir dans le passé — c.-à-d. notre présent — et ainsi de laisser la possibilité à César, le fils du couple de chimpanzés, d’amener les singes domestiques à se révolter et battre les humains). Mouais, pas très convaincant...
Dans le film de 2001 réalisé par Tim Burton, avec un scénario écrit par William Broyles Jr., Lawrence Konner et Mark Rosenthal, la suprématie des singes sur la planète Ashlar serait liée à une sorte de « contamination » de cette planète par des singes intelligents et agressifs rescapés du crash d’une station spatiale terrienne. Là encore, j’avais du mal à accepter une telle justification.
La Planète des singes : Les Origines remet au goût du jour les idées science-fictives des versions précédentes. Déjà, Rupert Wyatt, le réalisateur, est un Britannique né en 1972, c.-à-d. pendant la sortie des films de la saga de la Planète des singes. Des idées telles qu’une destruction globale par une catastrophe nucléaire militaire, nous n’y croyons plus tellement depuis le déclin de l’Union soviétique. Et au niveau des catastrophes nucléaires civiles, Tchernobyl ou Fukushima ont provoqué des développements de cancers mais pas de mutations « positives » amenant à des superpouvoirs à la manière des X-Men. Nous ne croyons plus trop non plus à l’exploration spatiale (un vol spatial habité vers Mars semble déjà le bout du monde), et encore moins aux voyages dans le temps. Et puis, il y a eu les années SIDA, la brebis Dolly, le projet séquençage de l’ADN humain... Du coup, les idées en vogue sont plutôt à puiser du côté du domaine médical et des sciences cognitives, avec des attentes fortes dans les retombées des travaux menés en génie génétique, en virologie et dans la recherche destinée à lutter contre les maladies neurodégénératives.
Prenez ces ingrédients, mélangez le tout et secouez bien et vous obtiendrez un cocktail assez cohérent comme base du film La Planète des singes : Les Origines sorti en salle cet été 2011. Le résultat est un divertissement vraiment plaisant et assez bien ficelé, les singes sont bien plus réalistes que ceux obtenus par les acteurs grimés dans les versions des années 1968 à 1973, ou même que la version de 2001. On se laisse assez facilement emporter par l’histoire, les personnages et les effets spéciaux, et on s’amusera des clins d’œil multiples aux anciennes versions.


Jeudi, le 18 août 2011
La période infernale de 10 000 jours plus ou moins 10 pourcents (10kD±10%)
Il y a moins d’un mois, l’auteur-compositrice et interprète britannique Amy Winehouse était retrouvée décédée dans son appartement londonien, rejoignant ainsi le funeste Club des 27.
Le Club des 27 regroupe tout un ensemble de musiciens de rock et du blues décédés à l’âge de 27 ans. Pourquoi tant de célébrités de la musique sont-elles mortes à cet âge ? En 1978 (déjà !), Serge Gainsbourg s’interrogeait sur la disparition précoce des pop-stars des Sixties à travers une chanson interprétée par Jane Birkin dans une sinistre énumération : Brian Jones, Jim Morrison, Eddy Cochran, Buddy Holly, Jimi Hendrix, Otis Redding, Janis Joplin... Même si Cochran, Holly et Redding ne font pas partie du Club des 27, étant morts pour certains encore plus jeunes dans des accidents de taxi ou d’avion, on pourra s’étonner du nombre d’overdoses, d’accidents liés à la prise d’alcool et médicaments ou de suicides de ces musiciens à l’âge de 27 ans...
Je ne connaissais pas bien ces musiciens — étant né après leurs morts — mais il m’aurait été difficile de passer à côté de l’interprétation à la guitare électrique de l’hymne américain par le Voodoo Child ou d’ignorer un groupe comme les Rolling Stones alors que je ne savais pas que Brian Jones en avait été le membre fondateur. Quant à Jim Morrison et les Doors, leur chanson The End illustrait l’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (1979) et le groupe était un peu revenu à la mode au début des années 90’ avec le film d’Oliver Stone.
Mais pourquoi 27 ? Je m’étais un jour amusé avec les fonctions de dates d’un tableur, et j’avais remarqué que cette année était celle des 10 000 jours de vie d’un individu. En considérant une période de plus ou moins 10 %, cela donne une période infernale comprise entre 24 ans (9000 jours) et 30 ans (11000 jours) où on retrouve de nombreuses célébrités tuées dans des processus d’auto-destruction, qu’elles soient du monde de la musique ou du cinéma :
  • l’acteur James Dean, né le 08/02/1931 et mort le 30/09/1955 dans un accident de voiture, soit à exactement 9000 jours de vie ;
  • Brian Jones, né le 28/02/1942 et mort noyé le 03/07/1969 dans sa piscine, après avoir abusé des amphétamines et de l’alcool, soit à 9987 jours de vie ;
  • Jimi Hendrix, né le 27/11/1942 et mort le 28/09/1970 après d’être étouffé dans son vomi à la suite d’un abus de barbituriques et d’alcool, soit à 10167 jours de vie ;
  • Janis Joplin, née le 19/01/1943 et morte le 04/10/1970 des suites d’une surdose d’héroïne, soit à 10120 jours de vie ;
  • Jim Morrison, né le 08/12/1943 et retrouvé mort dans la baignoire d’un appartement parisien le 03/07/1971, soit à 10069 jours de vie ;
  • plus près de nous, Kurt Cobain, le chanteur et guitariste du groupe de grunge Nirvana, né le 20/02/1967 et mort le 05/04/1994 d’un suicide par balle, soit à 9906 jours de vie;
  • l’acteur australien Heath Ledger, le touchant interprète du cowboy gay du Secret de Brokeback Mountain et le terrible Joker du Dark Knight : Le Chevalier noir, né le 04/04/1979 et mort le 22/01/2008 des suites d’une intoxication aiguë due aux effets combinés de divers médicaments, soit à 10520 jours de vie ;
  • enfin, la chanteuse Amy Winehouse, née le 14/09/1983 et morte le 17/08/2011, soit à 10199 jours de vie.
Les psychologues ou psychiatres auraient-ils une théorie pour expliquer la raison de ce pic de décès des artistes aux alentours de leurs 10000e jour de vie ? Petits icares, qui volez vers le succès en cette période infernale des 10 000 jours ±10% de votre vie, prenez garde à ne pas vous approcher trop près du soleil...

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